Archives par mot-clé : droit d’expression

ÉMISSION DE L’ENVOLÉE DU 5 MAI 2017

 

  • Lettre Hafed, sur la nécessité d’écrire
  • Appel Marjorie, pour son mari Anis Bouazza, maintenu en détention alors qu’il devait sortir, pour qu’il ne puisse pas dénonce le sort qu’on lui fait subir et étouffer l’affaire

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« Ca ne valait pas la peine, mais ça valait le coup » Hafed Benotman dans L’Envolée, un livre et un CD à paraître en mars 2017

Kouv

Ca ne valait pas la peine mais ça valait le coup, 26 lettres contre la prison, écrites par Hafed Benotman et choisies par L’Envolée.

A paraître en mars 2017 aux éditions du bout de la ville. Vous pouvez vous procurer le bouquin contre 12 euros en librairie ou dans votre boîte aux lettres en écrivant à :

leseditionsduboutdelaville@yahoo.fr

Comme tous les numéros de L’Envolée, le livre est gratuit pour les prisonniers et les prisonnières qui en feront la demande.

 

« En 2001, Hafed Benotman et quelques complices ont créé l’émission de radio anticarcérale L’Envolée et le journal du même nom. À sa mort en 2015, l’équipe du journal décide de lui rendre hommage dans un numéro qui réunit la plupart des courriers et articles publiés au fil des ans dans L’Envolée. Une façon de continuer à se marrer, gamberger et se bagarrer avec lui contre toutes les prisons.

À ces lettres, écrites pour la plupart en prison, nous avons joint dans ce livre : des extraits de certaines de ses interventions radiophoniques sur Fréquence Paris Plurielle ; des extraits de romans parus chez Rivages (Les Forcenés, Marche de nuit sans lune, Un jardin à la cour) ; de longs passages d’entretiens qu’il a donnés au journal Article 11 en 2008, à la revue Mouvements en 2010 et à la 51e Rencontre Cinéma de Pézenas en 2013. Enfin, nous publions deux nouvelles, « La Grappe » tirée de Fraternité à perpète (L’Insomniaque, 2006) et « Une pile au coeur », inédite. En clin d’oeil à son amour des machines à écrire, nous avons regroupé ces textes et extraits en 26 thèmes. Et parce que nous aimons sa gouaille et son sens de la repartie, nous avons choisi quelques-unes de ses envolées pour en faire un disque.

À la tienne Hafed ! Et merci.

L’Envolée, janvier 2017

Kat de couv

Vous pouvez écouter en avant première un montage d’interventions  radiophoniques de l’ami Hafed qui sera distribué en CD avec le bouquin à paraître en mars : Ca valait pas la peine mais ça valait le coup sur le Mixcloud de L’Envolée.

HAFED CD

#TMDJ

Un non-compte-rendu du procès de la mutinerie qui a eu lieu le 25 septembre au QMC de la prison de Valence

 

tagvalence

Vendredi 6 janvier 2017 s’est tenu le procès de trois personnes accusées d’avoir mené une mutinerie le 25 septembre à la nouvelle prison de Valence, au sein du Quartier Maison Centrale (QMC). Impossible d’accéder à l’audience, pourtant censée être publique. Plus que jamais, rappelons qu’il est important d’écouter et de relayer la parole des prisonniers et prisonnières en luttes et de se solidariser avec eux.

          Un procès à huis-clos qui ne dit pas son nom

Nous ne vous ferons pas de compte-rendu de ce procès, car l’accès au tribunal était interdit à tout le monde. Sauf peut-être aux surveillants, à leurs amis, et à des journalistes qui, cette fois encore, se contenteront de relayer la parole de la matonnerie et de l’AP… Un jugement à huis-clos, donc, mais tout à fait officieusement. Nous pensons aux trois prisonniers-accusés, Omar Top El Hadj, Aziz Bouzida et Joseph Marino, qui semblent avoir comparu sans aucune figure amicale dans la salle, sans aucune oreille amie qui s’intéresse à ce qu’ils ont bien pu dire à ce tribunal.

Mise en scène caricaturale de la « dangerosité » des accusés 

Sous prétexte que l’un des accusés s’est évadé en 2009 -et probablement grâce aux moyens conférés par l’état d’urgence ?-  un dispositif de sécurité impressionnant, voire grotesque, avait été mis en place. Mise en scène caricaturale de la « dangerosité » des accusés afin d’éluder toutes les questions importantes à nos yeux. Plein de flics partout dedans et autour, surarmés et cagoulés, contrôle systématique de l’identité des personnes voulant entrer dans le tribunal, quasiment tout le monde se trouvant refoulé. Quelques personnes seront même embarquées au poste pour une énigmatique vérification d’on ne sait pas trop quoi avant d’être relâchées quelques temps plus tard. Sans aucune explication évidemment. Histoire d’empêcher toute autre parole que celle de l’institution judiciaire et carcérale de sortir.

          Face à l’isolement : solidarités !

La réaction de la pénitentiaire est toujours d’isoler les prisonniers et de les maintenir dans le silence. Mais répétons le encore une fois : nous savons qu’ils ont toujours des raisons -individuelles et collectives- de se rebeller. Particulièrement dans un QMC, ces nouvelles unités ultra sécuritaires que des prisonniers ont rebaptisé « QHS tombeaux secrets » et dont nous avons souvent décrit et dénoncé le fonctionnement sur le site internet de l’Envolée, ou dans le journal du même nom.

Lorsque des prisonniers se révoltent, manifestent, revendiquent, se mutinent… ils prennent des risques énormes. Tout le monde peut exprimer son intérêt ou sa solidarité, briser l’isolement, notamment en tentant de prendre contact avec eux ou leurs proches, en recueillant des informations et points de vue directement auprès d’eux. Pour cette mutinerie comme pour d’autres, toutes informations, points de vue et contacts directs de l’intérieur sont donc les bienvenus. Ecrivez-nous ! Faites circuler !

          Le peu que l’on a appris

Et puisque nous n’avons pas eu accès à l’audience, voici au moins quelques « infos » glanées pour le moment dans les médias « autorisés » comme on devrait dire :

L’avocat de l’un des accusés affirme que s’il s’est révolté ce jour là, c’est parce qu’il avait formulé maintes demandes pour accéder à un régime alimentaire adapté à ses graves soucis de santé. Demandes restées sans suite.

Omar Top El Hadj, Aziz Bouzida et Joseph Marino étaient accusés de dégradation par moyens dangereux (pour avoir mis le feu à un matelas), « violence aggravée » et « vol avec violence », et d’avoir commis des dégradations de matériel pour 70000 ou 90000euros. Cinq ans de prison ont été requis à l’encontre de Omar Top El Hadj, quatre ans à l’encontre de Aziz Bouzida et Joseph Marino. (verdict à venir)

Ces prisonniers seraient actuellement incarcérés à Corbas, Villefranche-sur-Saône et aux Baumettes à Marseille.

Enfin, selon le Dauphiné du 6 janvier :

« Un faux tract portant les logos du syndicat pénitentiaire Ufap-Unsa Justice a été distribué ces dernières heures dans les boîtes aux lettres de Valentinois. Dans ce document, le secrétaire local du syndicat est directement visé ainsi que la profession de surveillant, en général. Cette distribution intervient quelques heures avant l’ouverture du procès des trois auteurs présumés de la mutinerie du 25 septembre au centre pénitentiaire de Valence . Une plainte pour diffamation a été immédiatement déposée par le syndicat. Par ailleurs des tags anti surveillants auraient été inscrits à proximité du palais de Justice. » (voir photo)

* Pour toutes personnes intéressées, nous participons à les relayer .

Bernard Ripert répond à l’annonce de sa « radiation »

 

 

 

 » Les cons, ça ose tout, c’est à ça qu’on les reconnait »

Vous aviez deviné qu’on avait affaire à « des cons » , ils ont donc osé aller contre la loi, la jurisprudence, la défense, ils m’ont méprisé et vous avec moi.

Ils ont osé prononcer une petite radiation ( 3 ans de suspension dont un avec sursis)! Je me pourvois bien sûr en cassation mais cela ne changera pas grand chose à ma situation…..) je ne sais pas ce que je vais faire professionnellement mais cette nouvelle sanction injuste et illégale sonne à nouveau le glas de ma carrière.

Merci encore pour votre soutien et votre aide; le peuple m’a relaxé et ces O…. seront  cassées, à coup sûr, dans un an et cela me fera une  » belle jambe ».

Je reste à votre écoute et vous adresse mes meilleures salutations.

Bernard RIPERT

 

Un étonnant « cambriolage » chez Bernard Ripert le 25 mai au soir

 

Le bureau du Maître…
Le bureau du Maître…

Hier soir, Bernard Ripert est sorti de l’hôpital psychiatrique de Bassens, suite à la levée d’internement d’office.  Après avoir diné avec des proches, il est rentré chez lui.

A son arrivée, il a immédiatement constaté que son logement avait été « visité ». « Un acte d’intimidation », déclare, ce jeudi matin, Me Ripert qui précise que « très peu de choses ont été volées ». « Il est possible que l’on ait fouillé dans mes dossiers », confie-t-il. Lire la suite

Communiqué du comité de soutien à Bernard Ripert, le 25 mai 2016

Bernard tire la gueule
Bernard tire la gueule

« Depuis hier matin, Me Ripert vit l’enfer. Cet enfer sans droit ni loi, que l’on réserve à tous ceux que la police, la justice arrêtent dans un cadre légal ou pas.

Les persécutions et le harcèlement contre Me Ripert ont franchi une étape supplémentaire. Me Ripert le savait, dès la semaine dernière il annonçait à ses proches cette étape : c’était la prison ou l’hôpital psychiatrique : l’enfermement. Lire la suite

Bernard Ripert a entamé une grève de la faim pour protester contre son internement d’office

Bernard Ripert est transféré en ce moment de l’hôpital psychiatrique de Saint-Egrève à celui de Bassens en Savoie. Il a réussi à faire savoir que s’il avait été hospitalisé d’office, c’est parce que le parquet n’avait pas d’éléments suffisants pour le placer en détention. Alors le procureur a ordonné une expertise psychiatrique : on connaît ce genre d’expertises  aussi bidon que nocives… Lire la suite

Solidarité avec Bernard Ripert, avocat de combat placé en garde à vue le lundi 23 mai

Me Bernard Ripert a été mis en garde à vue ce matin. En mode western : cinq voitures pour bloquer l’accès à son domicile, dix flics pour venir l’alpaguer l’arme au poing dont cinq en sécurisation dehors et cinq autres pour le menotter dans le dos et le tirer hors de chez lui. « Il a été interpellé comme un terroriste alors que c’est lui qui est terrorisé », a déclaré son épouse. « Ça ne s’est pas bien passé. C’est inquiétant, cette façon de procéder. » C’est même intolérable. Lire la suite