Archives par mot-clé : matons

ÉMISSION DE L’ENVOLÉE DU 24 MARS 2017

 

  • Coup de gueule : Le maton nous guette
  • Courrier : Georg Huß (MA de Mulhouse)
  • News de Fabrice et d’Aurore
  • Brève : Les articles pro-matonerie dans la presse
  • Tel : L’avocat Harir Saïd pour Anis Bouazza
  • Publication du Rapport d’activité 2016 de la Contrôleure générale des lieux de privation de liberté, conclusion : walou

Zics : Etta James – Something’s got a hold on me / Blue Sky Black Death – Threats  / Nasme – Demain j’arrete / Héctor Lavoe – Que bien te ves


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ÉMISSION DE L’ENVOLÉE DU 13 JANVIER 2017

 

  • Courriers : Kamel (poème), Mohamed (CP de Condé-sur-Sarthe), Michel (MA de Châlons-en-Champagne)
  • Tel : Christian, le père de Geoffrey Tidjani, mutilé au visage par un tir de LBD en 2010 lors du mouvement des retraites, nous parle du procès en appel qui s’est tenu cette semaine
  • Brèves : Manif de surveillants du CP de  Condé-sur-Sarthe en soutien à leur collègue maton en garde-à-vue pour avoir fait une balayette à un prisonnier / Mutinerie à la MA de Saintes : un des « meneurs » de 21 ans transféré au CP de Gradignan est retrouvé pendu dans sa cellule avec sa couverture…
  • Tel : Nadia nous parle de son neveu Ibrahim et ce qu’il subit au CP de Gradignan

Zics : Calavera – Casse-muraille / Adam Reverie – Detroit Muscle / Skalpel – Mémoires Des Lutte


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EMISSION DE L’ENVOLÉE DU 9 SEPTEMBRE 2016

  • Lettre : David
  • Brèves : « radicalisation » à la prison d’Osny
  • Livre : Huye, hombre, huye – Xosé Tarrio Gonzalez
  • Annonce : Manif contre la loi travail, jeudi prochain
  • Mouvement à l’interieur : au CP d’Aiton, à la MA d’Angers, à Fleury
  • Téléphone : frère de Nono, procès le 22 janvier à Meulin
  • Appel à « prison strike » : grève nationale dans toutes les prisons des USA  contre l’exploitation des prisonniers (à suivre…)

Musiques : Associable Club Ce soir, je brûlerai… ; The Fist Coalition  – I Know ; Georges Moustaki- Sans la nommer ; Déjà Mort – Sous la lune


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EMISSION DE L’ENVOLÉE DU 10 JUIN 2016

  • Téléphone : Nadia, la tante d’Ibrahim, donne des nouvelles de son neveu et dénonce les saletés commises à la prison de Poitier-Vivonne
  • Lettre : Thierry Coppola (Lannemezan 2017)
  • Brèves
  • Sur le Mouvement

–> Defcol, K d’école, la radio, tout le monde déteste la police…

–> Cantine et Concert de soutien aux manifestants inculpés : 17 juin au Condensateur, 43 rue de Staligrad, Montreuil

  • Bernard Ripert

Musiques : La Rumeur – Tous ces mômes vont grandir ; Soso maness x Jhonson – Emmenez moi ; Swift Guad – Narvalo


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Christine, une épine dans le pied de la matonnerie d’Epinal

Il ne nous a pas étonné, il ne nous a pas réjouit, cet article paru dans le quotidien Vosges matin le 09 juin dernier. C’est une attaque de plus contre Christine Ribailly et contre les prisonniers et prisonnières qui contestent. Il s’agit d’une tribune sur la situation de Christine Ribailly (à l’époque incarcérée à la maison d’arrêt d’Épinal) donnant la parole à Mme Fadila Doukhi, déléguée syndicale de la section FO pénitentiaire des Vosges. Comme souvent la PQR, pour remplir ses insipides colonnes, se fait le relais tout à fait partial de la communication des syndicats de matons ; ils cherchent ainsi à faire pression sur leur direction, sur la direction interrégionale ou sur la direction centrale de l’AP. Les matons-travailleurs entendent ainsi «gagner des droits», «améliorer leurs conditions de travail» sur le dos des prisonniers. En l’occurrence Christine, prisonnière non soumise.

Incarcérée depuis plus de deux ans et demi, Christine se trouve dans un rapport de force quotidien avec l’administration pénitentiaire pour se faire respecter face à des conditions de détention toujours plus difficiles pour l’ensemble de la population carcérale. La corporation de matons d’Épinal, comme bien d’autres, n’aime pas les récalcitrants et cette fois-ci a voulu faire connaître ses élucubrations sur la manière dont elle voudrait voir gérer l’incarcération de Christine par l’administration pénitentiaire. Après avoir, une énième fois, pleurniché sur ses conditions de travail, cette corporation ose ici demander à ce que les protestations de Christine soient considérées comme manifestations de folie afin de la faire interner et ne plus l’avoir dans les pattes. La révolte, une maladie? Non, une épine dans le pied de la matonnerie…

Le courrier ci-dessous -lettre ouverte envoyée aux institutions judiciaires et pénitentiaires- vient rappeler à ces sordides apprentis toubibs que personne ne leur a demandé leur avis et qu’ils peuvent donc se le garder !

Pour l’instant, Christine est toujours en détention, et heureusement pas en institution psychiatrique. À défaut, ces matons d’Épinal auront obtenu, fin juin, le transfert de Christine.

Elle est aujourd’hui à la Maison d’arrêt de Metz.

Face à ces efforts pour détruire les détenus et leurs résistances en prison, restons attentifs à l’évolution de la situation de Christine.

Pour continuer de lui écrire :

Christine RIBAILLY, écrou 57937, 1 rue de la Seulhotte, BP 95020, 57071 METZ cedex 3

A l’attention particulière de
FO Pénitentiaire des Vosges
la direction de la MA d’Épinal
la Direction Régionale de Strasbourg
la Garde des sceaux
la Rédaction de Vosges Matin
la direction de la MA de Metz

OBJET : Situation de Mme Christine RIBAILLY, anciennement détenue à la MAF d’Épinal  – Réaction à l’article de Vosges Matin paru le 9 juin 2015

Mesdames, Messieurs,
Nous venons ici attirer votre attention sur la situation de Mme Christine Ribailly, actuellement incarcérée à la MAF de Metz, et précédemment, à la MAF d’Épinal. Dans un même temps, nous souhaitons réagir à l’article « Une détenue qui pousse à bout le personnel » paru dans le quotidien Vosges Matin du 09 juin 2015. Véritable tribune d’une section syndicale de surveillants qui se veulent à la fois juges, psychologues et médecins, cet article autorise et soutient ces surveillants dans un exercice qui dépasse leur fonction, et vise à aggraver la situation de cette détenue dans la droite ligne du travail engagé, depuis plus de deux ans, par l’Administration Pénitentiaire et la justice. Si cet article se garde bien de la nommer, il ne fait aucun doute que la détenue dont il est question est Mme Christine Ribailly, enfermée depuis novembre 2012 pour ses insoumissions à l’autorité de différentes institutions publiques, dans la défense de ses revendications.

Dans cette tribune, la section FO Pénitentiaire des Vosges déclare, par la voix de Mme Fadila Doukhi, que la «place [de Mme Ribailly] ne serait pas en maison d’arrêt mais en hôpital psychiatrique ». Il est inacceptable qu’une corporation syndicale de surveillants s’arroge le droit de colporter les élucubrations du personnel sur l’état de santé d’une détenue. Quelle formation médicale possède ce personnel pour se permettre de tels diagnostics ?

Si par la même voix de Vosges Matin, la direction de la MAF d’Épinal veut donner à croire qu’elle ne partage pas l’avis de son personnel syndiqué, les faits montrent le contraire. En effet, rapidement la direction donnait raison à la demande de la déléguée de FO en procédant à un signalement auprès de la préfecture : le 17 juin 2015 Mme Ribailly était ainsi convoquée pour une expertise psychiatrique. Celle-ci, n’a, heureusement et pour l’instant, pas donné lieu à une décision d’hospitalisation sous contrainte.

Malheureusement, nous ne savons que trop bien à quoi peut servir le recours à l’institution psychiatrique dans la gestion des détenus par l’Administration Pénitentiaire. Loin de tout altruisme, cette pratique n’a d’autre but que de faciliter le travail du personnel pénitentiaire pour des cas de détenus trop récalcitrants au quotidien carcéral.

Dans les faits, après les traditionnels transferts disciplinaires et autres placements au mitard ou en isolement, l’internement psychiatrique vient comme ultime sanction disciplinaire appelée par l’administration pénitentiaire. L’injection de sédatifs et la camisole physique sont en effet redoutables pour ce qui est de casser toute velléité de protestation.

Le personnel pénitentiaire se voit alors rapidement soulagé. Les détenus voient leur santé rapidement et dangereusement dégradée.

Concernant Mme Ribailly, ce n’est pas la première fois que l’Administration Pénitentiaire brille par de telles pratiques ! Il y a quelques mois seulement, l’administration de la MAF d’Elsau à Strasbourg, réussissait, par un signalement similaire, à faire placer Mme Ribailly à l’UHSA de Nancy. Sitôt arrivée, la médecin psychiatre de service reconnaissait le caractère abusif de ce placement et procédait à la levée de l’hospitalisation sous contrainte.

En 2011, c’était le centre pénitentiaire de Lyon-Corbas qui faisait procéder à un même placement à l’UHSA du Vinatier à Lyon. Suite à un recours de la part de Mme Ribailly, le tribunal administratif jugea, a posteriori, ce placement abusif et demanda son annulation administrative.

Nous dénonçons ces pratiques régulières de la part de nombreuses institutions, comme l’administration pénitentiaire, mais également de nombreuses autres institutions de l’autorité publique (forces de police et de gendarmerie, justice, mairies, préfectures, etc.) qui, lorsqu’elles se trouvent face à une contestation de leur autorité, n’hésitent pas à juger comme « fous » leurs détracteurs afin de s’en débarrasser à grands coups de camisoles physiques et chimiques.

Par ailleurs, nous tenons également à dénoncer des pratiques, malheureusement trop communes, qui visent à monter les détenus les uns contre les autres. Dans le même article de Vosges Matin, il est fait référence aux soi-disant inquiétudes pour leur surveillantes, formulées par courrier, d’une dizaine de détenues de la MAF d’Épinal. Nous savons que trop bien comment fonctionne le chantage, aux sanctions d’un côté, et aux Remises de Peines Supplémentaires et petites faveurs de l’autre. Dans de telles conditions, il devient difficile de refuser quelconque demande du personnel pénitentiaire, qui quant à lui, combat toute forme de solidarité entre détenus.

Depuis maintenant plus de deux ans et demi, Mme Ribailly est incarcérée dans vos prisons. Initialement condamnée pour avoir contesté l’arbitraire dont fait preuve l’administration pénitentiaire face aux familles et proches de détenus, mais également pour son engagement contre le prélèvement ADN, le fichage de la population, la loi LOPPSI 2, le puçage et la vaccination obligatoire des brebis, et d’une manière générale, toutes les situations arbitraires générées par les autorités publiques.

Bien qu’incarcérée, Mme Ribailly continue de dénoncer les situations qu’elle subit et réprouve. En détention, il s’agit notamment des fouilles systématiques pratiquées par la plupart des établissements pénitentiaires en France et ce, malgré l’interdiction posée par la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009. Il s’agit également des cartes de circulations imposées pour tout déplacement à l’intérieur de la détention, continuum de la logique de fichage généralisé qui traverse la société. Et plus généralement, toutes les humiliations, chantages, violences, morales comme physiques, que peut produire le quotidien carcéral sur l’ensemble des détenus.

Face à toute velléité de protestation, l’administration pénitentiaire regorge de moyens disciplinaires et cela fait deux ans et demi que Mme Ribailly en fait les frais.

Nous dénonçons l’ensemble de ces pratiques :

  • Insultes, menaces et violences physiques et morales de la part du personnel pénitentiaire.

  • Chantages (suppression de parloirs, d’UVF, d’activités diverses, de repas, d’accès à la douche, de correspondances internes entre les détenu-e-s, des couvertures, des produits d’hygiène, de tabac, du droit à la défense par le refus d’appel à son avocat, de l’accès aux soins, etc.).

  • Sanctions disciplinaires telles les placements successifs au mitard puis en isolement lorsque les délais légaux sont dépassés (deux tiers de l’incarcération de Mme Ribailly passés en QD et QI), et les transferts disciplinaires à répétition et dans des établissements systématiquement loin de ses proches.

  • Plaintes à répétition de surveillants opportunistes et vindicatifs qui, par les procédures judiciaires à répétition, les lourds frais qu’elles engendrent et les ignobles dommages et intérêts qu’ils se voient accorder, ne visent qu’à user Mme Ribailly.

  • Report continuel d’une possibilité de libération par l’ajout de nouvelles condamnations prononcées en détention, par des suppressions de remises de peines et les refus systématiques des aménagements de peine auxquels elle a théoriquement droit.

Alors non, contrairement à ce qu’en disent les élucubrations des surveillants de FO, si traitement spécifique il y a avec Mme Ribailly, ce n’est certainement pas un « traitement de faveur » mais bien un ensemble de pratiques qui ne visent qu’à la faire renoncer à ses revendications, quitte à rallonger son incarcération et à mettre à mal son intégrité physique et morale, ainsi que celle de ses proches.

Dans l’immédiat, nous exigeons que cessent, sans délais, toutes les exactions précitées dont fait l’objet Mme Ribailly. Nous réclamons :

  •  Que cesse toute pression et tout acharnement,

  •  Que cesse l’ensemble des sanctions disciplinaires,

  •  Que soit abandonnée toute tentative de placement en hôpital psychiatrique,

  •  Que soit donné droit aux aménagements de peine auxquels Mme Ribailly a théoriquement accès,

  •  Que soit donné droit à sa demande de transfert dans un établissement pour peine à proximité de ses proches.

Sachez que nous restons attentifs à l’évolution de la situation de Mme Ribailly que nous continuerons de dénoncer et de rendre publique ; et que nous ne cesserons de réagir de toutes les manières nécessaires aux traitements qui lui sont faits derrière les murs de vos prisons.

Mercredi 15 juillet 2015,
Enfinpisserdanslherbe,

regroupement de personnes en soutien à Christine

 

Pour lire tous les courriers de Christine : http://enfinpisserdanslherbe.noblogs.org/

Pour tout contact : christinecontact@riseup.net

Eh bien moi, je dis aux détenus « mobilisez-vous ! »

En six années de détention, Franck Steiger a été incarcéré dans différents établissements pénitentiaires. Depuis sa sortie en décembre 2013, il s’obstine à dénoncer les mauvais traitements et les violences que lui et d’autres prisonniers ont subi, notamment au centre pénitentiaire (CP) d’Annoellin. Il raconte également les méthodes de pression dont l’administration pénitentiaire (AP) use sur les détenus récalcitrants ou trop vindicatifs. Franck s’est lancé dans un combat juridique et a décidé de porter plainte contre l’AP. Conscient que l’union fait la force et qu’une plainte individuelle ne pèsera pas lourd face à la machine pénitentiaire, il souhaite que d’autres détenus se joignent à lui et lance un appel à l’antenne de l’émission Papillon. Lire la suite

l’Envolee N 39 vient de sortir : édito et sommaire

Vous avez dit « réforme pénale »?

Le désormais traditionnel mouvement de printemps des matons lancé par l’UFAP-UNSA ne vous aura pas échappé : sur fond de « réforme pénale » les pisse-copie de la presse régionale et nationale ressortent leurs titres éculés sur la « grogne » et les « surveillants qui tirent la sonnette d’alarme » ; photos de palettes en feu de Villefrance-sur-Saône à Fleury en passant par Arras ou Nîmes ; de CRS qui les gazent au-dessus de la tête et finissent par les prendre dans leurs bras, les collègues… Rien de neuf, com’ toujours ; ils demandent « la restauration de l’autorité de l’Etat » : « On perd de l’autorité. Les surveillants sont les oubliés des réformes successives », et dénoncent pêle-mêle, « agressions, prise d’otages et trafics de matériel interdit ». Ils auraient tort de pas continuer puisque ça marche. Il y a un an, ils obtenaient des portiques high-tech et autres gadgets sécuritaires (33 millions d’euros) ainsi que des soussous dans la popoche (cf. l’Envolée N 36). Lire la suite