Étiquette : Fabrice Boromée

  • Solidarité avec Fabrice Boromée, qui subit brimades et insultes racistes à la centrale de Vendin-le-Vieil

    Solidarité avec Fabrice Boromée, qui subit brimades et insultes racistes à la centrale de Vendin-le-Vieil

    Nous relayons des nouvelles de Fabrice, prisonnier longue peine qui subit depuis longtemps l’acharnement de l’administration pénitentiaire*. Actuellement enfermé à la centrale ultra-sécuritaire de Vendin-le-Vieil, il dénonce dans une récente lettre les insultes racistes proférées par des matons. Il a saisi sans succès la direction de l’établissement, la direction régionale et la direction nationale. Dans un communiqué, ses proches reviennent sur son parcours et incitent à interpeller l’administration.

    (*Pour en savoir plus, vous pouvez réécouter l’émission l’Envolée du 28 février 2025)

    C. P. de Vendin-le-Vieil, le 25 février 2025,

    Salut, les amis !

    Je vous écris pour donner de mes nouvelles, et j’espère que vous allez bien. Moi, depuis mon arrivée à Vendin-le-Vieil le 27 juin 2022, je n’ai subi que des humiliations, du racisme et de la discrimination.

    Par exemple, le fait le plus marquant, c’est le 15 février 2025 lors de ma sortie de cellule à 8 heures du matin, je marchais dans le couloir, il y avait quatre surveillants, et un faisait des cris de singe et m’a traité de « sale nègre » et de « macaque ». Croyez-moi, j’ai mordu ma lèvre pour ne pas les frapper, vu que depuis l’âge de huit ans je fais de la boxe thaï, sachez-le.

    Mais ce n’est pas fini : quelques jours plus tard, ce même surveillant raciste m’a palpé lors de ma sortie de cellule, et a dit à son collègue : « ce nègre est dégueulasse », en essuyant ses mains sur son pantalon, sachez-le.

    La direction de Vendin et les chefs du QMC 3 couvrent ces matons dans leur racisme et leurs abus de pouvoir, et je trouve ça injuste. Il n’y a pas de justice pour les Noirs et les Guadeloupéens comme moi, les amis.

    Bon courage à vous tous et à tous les soldats qui se battent pour la liberté.

    L’ami Fabrice, dit « Papillon »

    Fabrice est un prisonnier guadeloupéen enfermé depuis 2010 et déporté en métropole en 2011. Depuis, il réclame d’être transféré en Guadeloupe, auprès de ses proches qui ne peuvent pas venir lui rendre visite aussi loin. Il dénonce cette double peine qu’il subit, comme de nombreux autres prisonnier·e·s transférés des territoires colonisés, géographiquement lointains, dans des prisons de France. Fabrice a essayé de se faire entendre par tous les moyens. Ne recevant en réponse que mépris et répression, il est allé jusqu’à commettre, plusieurs fois, ce que l’administration pénitentiaire appelle des « prises d’otage » : il a retenu des membres du personnel dans l’espoir d’être enfin entendu. Depuis, matons, administration et institution judiciaire lui font payer ses actes de révolte par des représailles infinies.

    Alors que Fabrice était entré en prison pour une peine de huit ans, dans cet engrenage infernal, il a été condamné à une vingtaine d’années supplémentaires. Il a longtemps été enfermé en quartier d’isolement, ces lieux qui détruisent physiquement et psychiquement. Pendant des années, il n’a eu pour tout contact humain que celui de surveillants casqués, il a subi le menottage systématique, les escortes suréquipées et violentes, les repas jetés à travers une trappe, l’impossibilité de voir un conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation (CPIP) dans des conditions décentes… Quand il a enfin été sorti de l’isolement, il a été placé au quartier maison centrale (QMC), c’est-à-dire dans un quartier de haute sécurité (QHS) moderne. Il y est encore aujourd’hui, et encore isolé.

    Ces conditions d’incarcération ont des conséquences graves sur la santé de Fabrice. Il a perdu l’ouïe d’une oreille à cause d’une grenade assourdissante jetée par des surveillants dans la douche où il était, il a souffert d’un grave ulcère à l’estomac, provoqué par le stress, le tout dans un contexte de refus de soin récurrent de la part de l’administration.

    À la prison de Vendin-le-Vieil, Fabrice subit depuis des mois injures et provocations racistes. Il en a fait part à la direction de l’établissement, à la direction interrégionale des services pénitentiaires (DISP) Grand-Nord–Lille et à la direction de l’administration pénitentiaire (DAP). La DAP et la DISP ont répondu mais n’ont rien fait pour mettre un terme à ces agissements.

    Alors que ces provocations visent à le faire craquer, Fabrice demande à ce que le public soit informé de sa situation et le soutienne. N’hésitez pas : faites savoir à la DAP, à la DISP et à la direction de la prison que vous savez ce qu’il se passe, et exprimez votre désaccord avec cette situation.

    Des proches de Fabrice.

    Direction de l’administration pénitentiaire
    13, place Vendôme
    75042 Paris Cedex 1

    Copie à :
    Direction interrégionale des services pénitentiaires Grand-Nord–Lille
    123, rue Nationale
    59034 Lille Cedex

    Direction du centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil,
    5, rue Léon-Droux,
    62880 Vendin-le-Vieil.

    Objet : insultes et brimades racistes au centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil

    Madame, Monsieur,

    J’ai été informé·e par les médias d’insultes et de brimades racistes de la part de membres du personnel surveillant proférées régulièrement à l’encontre de M. Fabrice Boromée depuis que ce dernier est enfermé au centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil.

    Ces agissements continuent alors que tous les niveaux hiérarchiques de l’administration pénitentiaire ont été saisis par Monsieur Boromée. Qui est donc garant de son intégrité ? Il est de votre responsabilité de faire cesser ces agissements.

    Pour rappel, l’article 33 de la loi du 29 juillet 1881 stipule que « l’injure commise envers une personne en raison de son origine ou de son appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée » est passible de trois ans d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende, dans la circonstance aggravante que « les faits mentionnés sont commis par une personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions ou de sa mission ».

    Je soutiens les demandes de Monsieur Boromée :
    – j’exige l’arrêt immédiat de tels actes dont le caractère illégal ne peut être nié ;
    – sans réaction de la hiérarchie, Monsieur Boromée est en danger au centre pénitentiaire de Vendin-le-Vieil et doit être transféré immédiatement ;

    En vous priant de bien vouloir prendre en compte sa demande, cordialement,

  • Flash info quotidien du 9 avril 2020

    Flash info quotidien du 9 avril 2020

    Actualité Covid-19 en prison :

    • Clin d’œil du jour à Olivier : « les banquiers sont des braqueurs avec des stylos », extrait du film Faites sortir l’accusé.
    • Témoignage de la prison pour étrangers (CRA) de Oissel.
    • Lettre de Fabrice Boromée, prisonnier longue peine enfermé à Vendin-le Vieil.
    • Retour sur la révolte au CD d’Uzerche le 21 et 22 mars : la répression des dits « meneurs ».
    • Appel pour obtenir des informations sur ce qu’il se passe dans les prisons pour mineur.e.s.

    FACE AU COVID-19 EN PRISON : AMNISTIE GENERALE

    Depuis 2001, L’Envolée, c’est une émission et un journal pour en finir avec toutes les prisons faits par d’anciens prisonniers et prisonnières et des proches pour relayer la parole des enfermé.e.s.
    L’abonnement au journal est gratuit pour les prisonniers et prisonnières qui en font la demande. L’émission de radio est diffusée le vendredi soir de 19 heures à 20 heures 30 sur FPP (106.3 Mhz en région parisienne) ou sur rfpp.net et disponible ensuite sur toutes les plateformes de podcast. L’épidémie de Coronavirus a de lourdes conséquences en prison. C’est pourquoi, face à la gravité de la situation, nous avons décidé de produire un bulletin d’information quotidien de quinze minutes, que vous pouvez écouter chaque soir de la semaine à 19 heures sur les ondes de FPP et sur lenvolee.net, en plus de l’émission du vendredi qui est maintenue.

    Nous demandons à toutes les radios locales de diffuser largement ce bulletin.
    Il est plus que jamais nécessaire de ne pas laisser les prisonniers et les prisonnières seuls face à l’arbitraire de l’administration et de faire entendre leur voix. Nous relaierons les actions collectives et individuelles dont vous nous informerez ainsi que des témoignages directs sur la situation à l’intérieur.

    Tenez-nous au courant par tous les moyens à votre disposition. Nous diffuserons les messages vocaux et les textos de prisonniers et de prisonnières que vous nous enverrez. Nous lirons également les messages que les proches privés de parloir nous demanderont de passer. Notre numéro de téléphone : 07.52.40.22.48. Pour écrire : Radio FPP – L’Envolée, 1 rue de la solidarité, 75019 Paris, ou encore à lenvolee.net et sur Instagram, Twitter, FB & Snapchat.

    Podcast (clic droit –> « enregistrer la cible du lien sous »)

  • Le numéro 51, spécial abonné·e·s, est dehors !

    Le numéro 51, spécial abonné·e·s, est dehors !

    Un 12 pages destiné essentiellement à nos abonné.e.s, imprimé à peu d’exemplaires, qui sera donc très peu distribué à l’extérieur. Si toutefois vous voulez le lire (et il y a plein de choses intéressantes dedans), vous pouvez le télécharger là : Envolée 51 (SLIM)

  • « Solidarité avec Fabrice Boromée contre l’isolement carcéral ! »

    « Solidarité avec Fabrice Boromée contre l’isolement carcéral ! »

    Mardi 18 juin 2019, Fabrice Boromée doit passer en procès à Tarascon pour avoir tenté une résistance à la prison d’Arlesil était enfermé -et donc torturé- il y a 5 ans. Depuis, tout va de mal en pis, tant au niveau pénitentiaire et juridique que médical.

    Jeudi 20 juin 2019, Christine passera quant à elle en procès à Digne pour avoir « harcelé téléphoniquement » un médecin qui refusait de faire des visites décentes au quartier d’isolement de la prison de Moulins où Fabrice était alors enfermé.

    Depuis 2012, Fabrice Boromée subit l’enfermement dans les quartiers d’isolement des prisons en métropole. Depuis sept ans, ses conditions de détention doivent être qualifiées de torture. Ce traitement inhumain a été mis en place par l’administration pénitentiaire après que Fabrice a refusé de se soumettre à l’arbitraire carcéral qui lui interdisait d’assister à l’enterrement de son père en Guadeloupe. Depuis, Fabrice ne demande qu’une chose : être transféré en Guadeloupe auprès de ses proches. Face au silence de l’administration, il s’est révolté de nombreuses fois pour se faire entendre, notamment avec des prises d’otage. Alors qu’il était entré en prison pour une peine de huit ans, il a pris des rallonges de peine à la pelle : il a aujourd’hui encore trente ans à faire.

    Enfermé et exilé de force en métropole Fabrice subit une double peine, comme de nombreux autres détenu.e.s originaires des territoires qu’il est convenu d’appeler les « DOM-TOM ». Outre la répression carcérale, leur situation révèle un des aspects de la domination coloniale que l’État français continue d’imposer aux populations de ces territoires. À l’isolement et très éloigné de ses proches, Fabrice n’a de contacts quasiment qu’avec les surveillants casqués…

    Depuis, plusieurs articles de presse ont été écrits sur sa situation mais celle-ci n’a pas changé et la mesure d’isolement n’est toujours pas levée. Au contraire, il a subi des conditions extrêmement difficiles, dignes des anciens QHS (Quartiers de haute-sécurité) soit-disant abolis : menottage systématique, escortes suréquipées et violentes, refus de le laisser voir le médecin ou le cpip dans des conditions décentes, repas jetés par la trappe… Il y a 18 mois Fabrice refusait de sortir de la douche, demandant à la direction de respecter ses engagements pour son transfert. La seule réponse a été de lui envoyer les ERIS (Equipe régionale d’intervention et de sécurité) qui ont balancé une grenade assourdissante dans une douche de quelques mètres carrés. Ces violences de l’administration lui ont fait perdre l’ouïe d’une oreille.

    L’isolement carcéral, véritable torture, a des conséquences très graves sur sa santé et son moral. Il a eu des attaques cardiaques, il se plaint de migraines permanentes, sa vue baisse, il s’exprime moins bien, il perd le goût de vivre… Un ulcère de l’estomac a été diagnostiqué il y a six mois et empire à cause du stress continuel. Ces agissements ignobles sont validés par le ministère de la justice et des médecins complices.

    Nous ne les laisserons pas tuer Fabrice Boromée !

    Pour lui écrire :

    Fabrice Boromée, écrou N°638, MC QI- 5 rue Droux, 62880 Vendin-le-vieil

    Des opposant.e.s à la prison et ami.e.s de Fabrice

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  • ÉMISSION DE L’ENVOLÉE DU 13 AVRIL 2018

     

        • Appel : Lydia nous lit une lettre et des poèmes de Julien ; matons et harcèlement de proches de détenu.e.s ; des nouvelles de Baptiste, ca glisse à St-Maur…
        • Appel : Christine Ribailly nous donne des nouvelles de son procès, et de Fabrice Boromée
        • Brèves : Appel de la Centrale d’Arles (2001) ; les évasions, des coups de poings judiciaires pour une petite balade ; Marylin la matonne

    Zics : Regg’ Lyss- Mets de l’huile / Arsenik – Une saison blanche et sèche / Fonky Family – Nique tout / Soso Maness – Minuit c’est loin


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  • ÉMISSION DE L’ENVOLÉE DU 02 MARS 2018

     

        • Lettres : Fabrice Boromée (Moulins), Mohamed (Vendin-le-Vieil)
        • Appel : Claudia du syndicat PRP, nous lit 2 lettres que des prisonnier.e.s et proches de prisonnier.e.s lui ont envoyé. Pour la contacter :
          Snap : claudiianaiim
          Facebook : Samia Liberta
          Twitter : samialiberta
          Tel : 0673912213

    Zics : Joey Badass- 95 til Infinity / Freko Ding – Dernier Morceau / Mafia Kainfri – Guerre / BALKANIE µ – Dimanche


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  • ÉMISSION DE L’ENVOLÉE DU 09 FÉVRIER 2018

     

        • Lettres : Maité (MAF de Rennes), Marina (MAF de Rennes), Fabrice (CD des Moulins)
        • Témoignage : Des proches d’A., condamné à 1 an ferme pour « tentative d’occupation », parlent de sa situation. Migration, galères administratives quotidiennes, répression sociale et politique, jugements en comparution immédiate, isolement en prison, double peine,  et tentatives d’évasions sont d’autant de sujets abordés, à travers son vécu.
          Appel à solidarité : le 15/02 pour son procès en appel, et le 16/02 rassemblement contre la prison et les politiques de logement
        • Brèves : Nouvelle tournée de projection de Faites sortir l’accusé de PeG & autres films

    Zics : Movez Lang – Qui crée la violence / La Canaille – Monsieur Madame / Guirri Mafia – Anti / Viez – Poussière d’étoile


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  • ÉMISSION DE L’ENVOLÉE DU 08 DÉCEMBRE 2017

     

        • Lettres : Appel de Floréal pour lire la dernière lettre de Fabrice Boromée ; lettres de Najy et ses proches incarcérés a Saint-Maur
        • Brèves : Margaux nous parle du procès des copines arrêtées à Montreuil le 16/11 : elles sont relaxées ! ; lettre d’A. emprisonné à Fresnes
        • Appel : Adeline nous parle de sa dernière visite a Romain au parloir et de la fouille qu’a subi leur bébé

     


    Zics : Bibi Craveur – Les années de taule / Sang Melé (Batras) – Le bal des insurgés / Moon’a – Blanco Griselda / B. James – Ni Honte ni Fierté / Virus – Bonne Nouvelle


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  • ÉMISSION DE L’ENVOLÉE DU 10 NOVEMBRE 2017

     

        • Lettres : Fabrice Boromée à Moulins-Yzeure, et sa compagne
        • Appel : Adeline du Collectif de soutien aux détenus de France, compagne de Romain incarcéré à Condé-sur-Sarthe
        • Brèves : Intoxications alimentaires à l’urine de rat à Fresnes ; GIGN ; toujours des morts suspects à Duclos (Martinique), Perpignan ; procès de manifestants du 10/10/17…
        • Enregistrement : Entretien de Jacques Mesrine au Canada (1/3)
        • Présentation : (suite) du numéro 47 du journal l’Envolée ; du film Faites sortir l’accusé de PeG, sur le parcours de Philippe Lalouel ; des livres de Cloé Mehdi : Monstres en Cavale, 2014 et Rien ne se perd, 2016
        • Brèves : Circulaire Collomb : double peine renforcée, augmentation des enfermements en centres de rétention… ; témoignages

    Zics : Bibi Craveur – Afrorate / LIM – Tout était calculé / Tandem – Vécu de poissard / Heus L’enfoiré – BLX


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  • FABRICE BOROMEE : « Depuis le 13 juillet, je bloque le cachot »

     

    Depuis le mitard de la centrale de St Maur, le 17 juillet 2017

    Depuis le 13 juillet 2017, je bloque le cachot – mitard – parce que je ne veux pas aller dans l’autre cachot, celui de la cellule 248 du quartier d’isolement (QI). ( Ndrl : L’Administration Pénitentiaire a construit une cellule spécialement pour lui sur le modèle du mitard avec grille et trappe sur la porte, voir courriers précédents publiés sur le site.)

    Je sais que, chaque jour,  la directrice et mes bourreaux veulent m’abattre ;

    – que je n’aurai rien, ni sport, ni douche, ni promenade, ni possibilité de voir l’aumônier ou le psychologue ;

    – que je serai menotté à la cabine téléphonique comme un esclave, comme un chien ;

    – que le délégué du défenseur des droits a beau dire que c’est illégal en 2017, la directrice m’a clairement fait comprendre que c’est elle la patronne de la centrale de St-Maur, pas le délégué des droits et encore moins L’Envolée, Ban Public et l’OIP, et ça tant que je serai à St Maur ;

    – qu’elle commence à en avoir marre des soutiens.

    C’est le message qu’elle m’a envoyé au cachot, par l’intermédiaire de mes bourreaux. Sachez-le !

    Je constate que, là, vraiment, le ministère ne fait rien pour me transférer de St Maur. Il attend qu’ils me tuent à St Maur. L’avocat David se bat pour moi, ainsi que L’Envolée et les autres mais c’est dur. Je pense qu’il faut faire remonter au conseil de l’Etat pour trancher tout ça. Je garde espoir qu’un jour je pourrai sortir de toute cette discrimination, de ce racisme, de cet isolement et de ce cachot. Je souhaite de tout cœur voir mon frère Eddy et tout le reste de ma famille. Sachez qu’au mois de septembre 2017, ils déterrent mon père parce qu’ on n’a plus d’argent pour payer le caveau encore cinq ans. Tout ça fait mal.

    Je vous dis merci pour tout et gardez le courage et la force. Et toujours les poings levés, comme le grand homme, Monsieur Papillon.

    Allez… Courage à tous.

    L’ami Fabrice

    Papillon 2017 !

    971 Guadeloupe

     

    PS de L’Envolée : Fabrice Boromée a été transféré à la centrale de Moulins, le 21 juillet 2017. Il nous décrira rapidement les conditions qui lui seront faites dans cet autre établissement. Rachide Boubala, un prisonnier dont nous avons souvent parlé vient, lui, d’arriver à la centrale de Saint Maur…  placé immédiatement dans la même cellule d’isolement-mitard qu’occupait jusque là Fabrice.