Rachide Boubala est un prisonnier longue peine âgé de 37 ans. Sa date de libération est 2038. Pas de peine d’assises mais une série de condamnations en correctionnelle non compressibles, accumulées du fait même de son incarcération et qui lui valent « un CDI avec l’administration pénitentiaire et la moitié de l’année passée au cachot » explique Catherine sa compagne. En effet, il n’a cessé de se révolter contre la routine carcérale, l’arbitraire des matons et les régimes de détentions inhumains supportés. En réponse, les tribunaux condamnent Rachide à des peines supplémentaires sur la base des déclarations de surveillants souvent soufflées ou amplifiées par leurs amis des Syndicats. Quant à l’AP, elle balade Rachide de prison en prison depuis 1997, pour une tournée de 86 établissements à ce jour. La seule dans laquelle l’AP évite de le remettre depuis deux ans, c’est précisément celle que Rachide souhaiterait intégrer pour être proche de sa compagne. (suite…)
Catégorie : Textes de L’Envolée
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Après une lettre collective pour la ré-ouverture de « la salle convivialité » au centre de détention pour femmes de Réau
Christine, combats en détention et répression… énième épisode
Depuis son incarcération en novembre 2012, Christine proteste régulièrement contre l’arbitraire de la pénitentiaire et pour l’application des droits (théoriques !) des prisonniers et prisonnières. Ce qui lui vaut un enchaînement de conflits avec les surveillants et l’AP, de CRI (compte-rendus d’incidents), placements au mitard et au quartier d’isolement, transferts disciplinaires, et quelques procès… Tout ceci durcit et rallonge sa peine.
L’Envolée et divers sites internet relaient ce qu’elle relate dans ses lettres*. Dès son arrivée au centre de détention de Réau, mi-octobre 2013, elle a refusé de prendre la carte de circulation nécessaire aux passages des multiples sas de sécurité en détention, ce qui lui a valu d’être directement placée en régime « portes fermées ». Le 5 mars, elle est passée en procès au TGI de Melun, accusée d’avoir mordu un surveillant au cours d’une prise de bec pour la réouverture de la «salle de convivialité» (voir lettre et compte-rendu ci-dessous). (suite…) -
Communiqué des amis de Philippe Lalouel après le verdict
Le 1er février 2014
C’est avec une tristesse profonde et une rage indicible que nous, amis de Philippe Lalouel, nous adressons à vous pour la dernière fois.
Ce que nous annoncions sans illusion s’est réalisé sous nos yeux : une exécution publique.
Après 1h30 de délibéré seulement, les jurés sont revenus la tête haute, toute honte bue, et le verdict est tombé comme tombe le couperet d’une guillotine : dix-sept ans.
Ces dix-sept ans s’ajoutent aux six qu’il lui reste à endurer. Sa date de sortie : 2037, à 73 ans.
Nous espérons que le fantôme de cet homme viendra hanter leurs nuits pendant les vingt-trois prochaines années. (suite…)
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APRES LE MOUVEMENT : neuf accusés massacrés par la justice pour le mouvement à la MA de Blois
Cet été ce fut Bourg-en-bresse, Chateaudun, Blois. Le 6 décembre, rebelote : cette fois au Centre pénitentiaire d’Argentan, et le lundi 17, à la toute nouvelle centrale ultra sécuritaire de Condé sur Sarthe. Début janvier ce sont des prises d’otages à Toul et aux Baumettes, et un refus de remonter à la centrale de Moulin… Les mouvements se multiplient dans les maison d’arrêt mais aussi dans les prisons pour longues peines, c’est indéniable et ça commence à faire tâche sur le dit « humanisme » de la période Taubira. (suite…)
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Procès de la mutinerie de la maison d’arrêt de Blois
Des prisonniers se sont révoltés le 19 août dans cette maison d’arrêt. Neuf d’entre eux passent en procès le lundi 9 décembre 2013 à 13h30, au tribunal de grande instance de Blois (place de la république).
Ils sont accusé « d’incitation à la rébellion, de rébellion en réunion, de dégradation en réunion de biens publics, de violences volontaires sans incapacité totale de travail (ITT ) et de port d’un objet prohibé » en l’occurrence le téléphone qui a servi à communiquer avec l’extérieur pendant l’émeute.Nous serons à Blois pour rendre compte du procès et témoigner de notre solidarité envers les prisonniers jugés ce jour-là. (suite…)
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Procès des mutins de Chateaudun, rapide compte-rendu
Jeudi 19 Septembre, le Tribunal de grande instance de Chartres jugeait six personnes pour la mutinerie du 20 août au centre de détention de Chateaudun. C’est le dernier procès pour ces événements. les deux semaines précédentes deux groupes de six mutins ont été jugés. Les peines prononcées variaient entre 12 et 18 mois de prison. C’est dire que les prisonniers qui comparaissent à la barre ce jour sont déjà condamnés : ils connaissent le tarif en vigueur. (suite…)
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Procès d’un mouvement au CP de Châteaudun cet été, solidarité et bref retour sur l’été
Suite à la mutinerie qui a eu lieu au mois d’août au centre pénitentiaire, cinq prisonniers de Châteaudun sont jugés ce jeudi 19 septembre à 13h30 au tribunal de Chartres. Nous y serons pour rendre compte de se procès et témoigner de notre solidarité, loin des « scènes de guerre » décrites dans les médias, mais au coeur de la guerre que mène l’Etat contre ses pauvres.
Avec tous les prisonniers qui cet été se sont révoltés dans de nombreuses taules de France. En attendant de raconter le procès de Chäteaudun, bref retour sur les mouvements de cet été. (suite…)