Étiquette : Grève de la faim

  • Alassane Sangare mort à Fleury – Des autoreduc’ face à la précarité – Des prisonniers contre le régime d’isolement 41 bis en Italie

    Alassane Sangare mort à Fleury – Des autoreduc’ face à la précarité – Des prisonniers contre le régime d’isolement 41 bis en Italie

    Émission de l’Envolée du vendredi 23 décembre 2022
    • Retour sur la mort d’Alassane Sangare à Fleury le 24 novembre 2022, 5 jours après son incarcération. Ses proches ne l’apprendront que le lendemain. La famille demande aux personnes qui souhaitent la soutenir d’écrire tous les jours à l’unité médico-judiciaire de Corbeil Essone pour demander à ce que le rapport d’autopsie leur soit enfin transmis. Retrouver la lettre type et les infos sur leur page insta. Encore une fois, la prison tue, crève la taule. Force et soutien aux proches d’Alassane.

    • Discussion autour du mouvement des autoreduc pendant le premier confinement : lutte contre la précarité et répression. Deux ans plus tard, des procès pour certain.es participant.es et des appels à de nouvelles mobilisations.

    • Dénonciation du régime d’isolement particulièrement affreux du 41 bis en Italie. Initialement créé contre les membres de la mafia dans les années 1990, ce régime extrêmement dur est aujourd’hui élargi et concerne 750 prisonniers. Retour sur la situation d’Alfredo Cospito, actuellement en grève de la faim depuis plus d’un mois contre son placement en 41 bis. Juan et Anna, deux prisonnier·e·s en Italie, et Ivan, prisonnier à Villepinte (en France), sont également en grève de la faim en soutien à Alfredo. Alfredo Cospito a été condamné à la peine de perpétuité incompressible pour « massacre politique ». Plus d’infos disponibles ici.

    L’Envolée est une émission pour en finir avec toutes les prisons. Elle donne la parole aux prisonniers, prisonnières et leurs proches & entretient un dialogue entre l’intérieur et l’extérieur des prisons. C’est aussi un journal d’opinion de prisonniers, de prisonnières et de proches.

    On manque de forces pour faire tourner l'émission radio comme on le souhaiterait en ce moment : que vous soyez prisonnier·e·s, proches, ou révolté·e·s contre l'enfermement et l'AP n'hésitez pas à nous contacter et à passer le mot !

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    Notre bouquin pour troubler la fête du quarantième anniversaire de la prétendue abolition de la peine de mort est sorti ! Une manière parmi d’autres, que nous espérons nombreuses, de faire entendre quelques voix dissonantes dans l’écœurante auto-célébration du pouvoir.

    Ce livre réunit des paroles de prisonniers, de prisonnières et de proches publiées dans le journal depuis sa création en 2001 qui nous rappellent avec force qu’en réalité c’est seulement la guillotine qui a été supprimée en octobre 1981.

    Il est disponible dans toutes les bonnes librairies et sur la boutique de nos ami·e·s des éditions du bout de la ville.

    Il est gratuit pour toutes les personnes enfermées : écrivez-nous à contact@lenvolee.net pour que nous puissions le faire parvenir à vos proches emprisonné·e·s !

  • Hospitalisé et en grève de la faim : lettres de Libre Flot

    Hospitalisé et en grève de la faim : lettres de Libre Flot

    Le 27 février 2022, Libre Flot a entamé une grève de la faim contre son incarcération et sa mise en isolement. Il a exposé ses raisons dans un texte que l’on peut relire ici, puis dans un message publié au 17e jour de sa grève de la faim. Le 24 mars, il a été hospitalisé à l’Établissement public de santé national de Fresnes (EPSNF), autrement dit une prison-hôpital. Le 29 mars, l’AP (administration pénitentiaire) a enfin levé son régime d’isolement, mais il restait incarcéré et dans un état de grande faiblesse.

    Peu avant et pendant son hospitalisation à l’EPSNF, Libre Flot a envoyé plusieurs textes pour donner de ses nouvelles, réagir à certaines émissions qu’il avait écoutées et revenir sur les raisons qui poussent l’État à s’acharner contre lui. Nous reproduisons ces textes ci-dessous.

    Libre Flot a interrompu sa grève de la faim au bout de trente-six jours, et il a obtenu une libération pour « raison médicale » deux jours après. Il est donc dehors, mais toujours en attente de son jugement. Toutes les infos sur les sept personnes mises en cause en même temps que lui, aujourd’hui en liberté surveillée, sont à lire .


    « Merci pour le bordel qui, vous l’avez prouvé, peut être joyeux »

    Lettre lue à l’émission du 1er avril 2022.

    Maison d’arrêt de Bois-d’Arcy, quartier d’isolement,

    Le 19 mars 2022

    Salut l’équipe,

    Juste un rapide coucou en passant, qui ne reflète pas la gratitude à l’égard du soutien que vous m’apportez. Merci pour cette émission que vous m’avez en grande partie dédiée et pour le bordel qui, vous l’avez prouvé, peut être joyeux. Une petite rectification : hier, je n’ai pas eu d’entretien avec le directeur des détentions. Nous nous sommes juste croisés et avons échangé quelques mots dans le couloir à mon retour de l’UCSA (Unité de consultations et de soins ambulatoires).

    Je voudrais remercier Pierrot pour son introduction et pour son analyse fine. Le rapprochement avec la situation en Ukraine, les volontaires, est quelque chose que je ressens depuis un bout de temps mais que je n’avais pas encore mis par écrit. Ça m’a fait plaisir d’entendre son constat, judicieux.

    Bien qu’en toute franchise, j’ai été ravi de toute cette attention qui me touche réellement, je suis un peu désolé d’avoir tant empiété sur le temps initialement prévu pour les « Grands frères » de Guadeloupe. Mais je n’ai aucun doute que vous transmettrez sous peu leur parole. Je les salue et leur envoie toute ma détermination, ainsi qu’à tou·te·s les enfermé·e·s.

    Salutations & respects,

    Libre Flot


    « À vous, volontaires internationalistes qui partez combattre en faveur de l’autodéfense de l’Ukraine »

    Lettre lue à l’émission du 25 mars 2022.

    Maison d’arrêt de Bois-d’Arcy, quartier d’isolement,

    Le 21 mars 2022

    À vous, volontaires internationalistes qui partez combattre en faveur de l’autodéfense de l’Ukraine,

    L’actualité en Ukraine et les engagements individuels de certain·e·s résonnent étrangement avec les engagements des volontaires contre Daesh. Je ne m’adresse pas aux militant·e·s d’extrême droite, aux idéologies basées sur la haine de l’autre, mais à vous, volontaires internationalistes qui partez combattre en faveur de l’autodéfense de l’Ukraine par amour de la vie. À vous qui aujourd’hui êtes encensé·e·s par les médias et les politiques, sachez ceci : si vous êtes des militant·e·s politiques, vous êtes les potentiel·le·s terroristes de demain car, à votre retour, tout comme moi qui ai rejoint les Unités de protection du peuple (YPG) et combattu les barbares daeshiens, cette expérience sera une épée de Damoclès que la DGSI et le gouvernement feront planer au-dessus de vos têtes. Vous serez sûrement épié·e·s et surveillé·e·s, toute votre vie pourra être redessinée, réécrite, réinterprétée et de simples blagues pourront devenir des éléments à charge lorsque ces institutions auront décidé de vous instrumentaliser pour répondre aux besoins de leur agenda politique.

    Depuis le 27 février, je suis en grève de la faim pour que l’on cesse de me traiter comme les terroristes contre lesquels j’ai combattu et ce, dans l’indifférence des médias et des politiques, sous une chape de plomb semblable à une pierre tombale. Je finirai par ces mots d’anarchistes ukrainien·ne·s :

    "Liberté aux peuples, mort aux empires !"

    Libre Flot


    « J’espère que la violence absurde, bornée et illégitime que je subis se sache et puisse prendre fin »

    Lettre lue à l’émission du 1er avril 2022.

    EPSNF,

    Le 26 mars 2022

    Salut à vous,

    Je me suis aperçu qu’à l’émission d’hier, vous n’avez pas été informé de mon transfert en hospitalisation à l’EPSNF en date du 24 mars. Je suis toujours dans un statut d’isolement, et reste 24H/24 dans ma cellule car mon cœur n’est pas fiable pour sortir. Je suis toujours en grève de la faim, sous perfusion de sérum physiologique et branché en permanence à un électrocardiogramme pour sonner l’alarme en cas de crise cardiaque. On me donne aussi quelques vitamines.

    En tous cas, le personnel est sympa et bienveillant, même s’iels ne sont pas là et n’ont pas le temps de papoter. C’est agréable en plus de voir des gen·te·s souriant·e·s, être considéré comme autre chose qu’un détenu.

    Le personnel de la pénitentiaire d’ici a réussi a faire ramener mon poste de radio, et cc’est vraiment pas du luxe. Je peux continuer à écouter mes émissions héhé, dont la vôtre. Car même si là, il y a la télé gratos, je n’arrive toujours pas à trouver quoi que ce soit à regarder. Toujours la même chose en boucle, des pubs, et la même chose encore et encore, du superficiel, de l’abrutissement.

    Du coup, ça va, bouquins, radio, méditasiestes en grandes quantités.

    Voilà pour mes nouvelles, j’espère que la censure ou tout du moins le silence médiatique va cesser, et que la violence absurde, bornée et illégitime que je subis se sache et puisse prendre fin.

    Libre Flot


    « Hier c’était rude, aucune énergie »

    Lettre lue à l’émission du 1er avril 2022.

    EPSNF,

    Le 27 mars 2022

    Salut,

    Pfff ! Hier c’était rude. Aucune énergie. Même lire était au-delà de mes forces. J’ai pu recevoir une visite : une seule personne avec pass sanitaire. Trop bien, mais je n’ai pas pu en profiter pleinement vu mon état. J’espère qu’aujourd’hui je serai au moins apte à bouquiner. J’ai cru comprendre que j’allais enfin, après tant de temps, pouvoir écrire, téléphoner, voir une personne, aimer. Quelle hâte !

    Salutations & respects,

    Libre Flot

  • Les flics veulent un permis de tuer – Appels des CRA de Vincennes et du Mesnil – Graves problèmes de santé pour Jul

    Les flics veulent un permis de tuer – Appels des CRA de Vincennes et du Mesnil – Graves problèmes de santé pour Jul

    Émission de L’Envolée du vendredi 29 avril 2022
    • Discussion autour de deux récents meurtres policiers : Zakaria Mennouni est mort le 27 avril, six jours après que la municipale le tase, lui tire dessus au LBD puis à arme réelle ; dimanche 24 avril, le soir de la réélection d’Emmanuel Macron, un policier a abattu Boubacar et Fadigui au fusil d’assaut en plein centre de Paris. Un syndicat fasciste de flics a appelé à un rassemblement pour revendiquer encore une fois son permis de tuer, le lundi 2 mai à Paris. Le collectif « Urgence notre police assassine » appelle à un contre-rassemblement au même endroit : place Saint-Michel à 12h.

    • Appel depuis la prison pour sans-papiers de Vincennes. Après trois semaines de mouvements collectifs (tentative d’évasion collective, grève de la faim), sept prisonniers prennent la parole pour dénoncer les conditions d’enfermement et les violences des keufs, particulièrement au mitard du CRA.

    • Appel depuis la prison pour sans-papiers du Mesnil-Amelot, où deux prisonnières témoignent de leur situation.

    • Appel de la mère de Jul. Jul est déjà intervenu à l’émission, et il est aujourd’hui incarcéré à la prison de la Santé, après une garde-à-vue très violente. Son état de santé est incompatible avec la détention, et les matons le mettent volontairement en danger en l’empêchant d’être hospitalisé quand c’est nécessaire. Il a déjà fait 6 malaises depuis un mois. Son traitement pour une maladie chronique a été arrêté et remplacé par d’autres médicaments qui sont dangereux pour lui.


    On manque de forces pour faire tourner l’émission radio comme on le souhaiterait en ce moment : n’hésitez pas à nous contacter, que vous soyez prisonnier·e·s, proches, ou révolté·e·s contre l’enfermement et l’AP, pour nous filer un coup de main !

    L’Envolée est une émission pour en finir avec toutes les prisons. Elle donne la parole aux prisonniers, prisonnières et leurs proches & entretient un dialogue entre l’intérieur et l’extérieur des prisons. L’Envolée est aussi un journal d’opinion de prisonniers, de prisonnières et de proches.

    Direct chaque vendredi de 19h à 20h30 sur FPP 106.3 en région parisienne et MNE 107.5 à Mulhouse, RKB 106.5 en centre-Bretagne lundi à 22h, Radio Galère 88.4 à Marseille le lundi soir à 23h, PFM à Arras et alentours 99.9 mardi à 21h30, Canal Sud 92.2 jeudi à 17h30 à Toulouse, L’Eko des Garrigues 88.5 à 12h le dimanche à Montpellier, Radio U 101.1 le dimanche à 16h30 à Brest, Radio d’Ici 106.6 à Annonay mardi à 21h30 et 105.7 FM & 97.0, à Saint-Julien-Molin-Molette dimanche à 20h et sur les webradios Pikez (dimanche à 11h) et Station Station (lundi à 13h). Podcasts disponibles sur toutes les plateformes !

    Pour nous joindre : 07.53.10.31.95 (whatsApp, telegram, signal, appels et textos). Pour écrire : Radio FPP – L’Envolée, 1 rue de la solidarité, 75019 Paris, ou encore à contact@lenvolee.net et sur instagram, twitter, facebook & snapchat.

    L’abonnement au journal est gratuit pour les prisonniers et les prisonnières. Les abonnements du dehors permettent ça. La censure qui a frappé le numéro 52 ne concerne « que » ce numéro en détention. Le numéro 54 est dispo !

    Notre bouquin pour troubler la fête du quarantième anniversaire de la prétendue abolition de la peine de mort est sorti ! Une manière parmi d’autres, que nous espérons nombreuses, de faire entendre quelques voix dissonantes dans l’écœurante auto-célébration du pouvoir.

    Ce livre réunit des paroles de prisonniers, de prisonnières et de proches publiées dans le journal depuis sa création en 2001 qui nous rappellent avec force qu’en réalité c’est seulement la guillotine qui a été supprimée en octobre 1981.

    Il est disponible dans toutes les bonnes librairies et sur la boutique de nos ami.e.s des éditions du bout de la ville.

    Il est gratuit pour toutes les personnes enfermées : écrivez-nous à contact@lenvolee.net pour que nous puissions le faire parvenir à vos proches emprisonné.e.s !

  • « POURQUOI JE FAIS LA GRÈVE DE LA FAIM » – Libre Flot

    « POURQUOI JE FAIS LA GRÈVE DE LA FAIM » – Libre Flot

    Libre Flot nous écrit régulièrement depuis un an et le début de son incarcération au quartier d’isolement de Bois-d’Arcy (vous pouvez retrouvez plusieurs de ses lettres sur notre site). Le 8 décembre 2020, il a été arrếté avec sept autres membres de la « mouvance d’ultragauche » pour « association de malfaiteur en lien avec une entreprise terroriste ». Encore une construction des services de police et de la justice pour fabriquer des ennemis et terroriser les potentiel.les opposant.es.

    Sept personnes ont finalement été mis.es en examen et placé.es en détention provisoire. Au fil des mois, six d’entre elles finiront par être libérées sous contrôle judiciaire. Alors qu’il vient d’essuyer un nouveau refus de remise en liberté en attendant son procès, Libre Flot, dernier inculpé encore incarcéré, entame une grève de la faim. Il a demandé à faire publier cette lettre aujourd’hui le plus largement possible, pour faire connaître ses raisons et sa situation.

    Mise à jour du 7 avril 2022 : Libre Flot a arrêté sa grève de la faim et il été libéré pour raisons médicales. Toutes les infos sur le site des soutiens aux inculpé.es du 8 décembre.

    Cela fait plus de 14 mois que je réfute cette infâmante et diffamatoire accusation d’association de malfaiteurs terroriste.

    Cela fait plus de 14 mois que la DGSI m’a expliqué que je n’étais pas arrêté pour ce qu’elle voulait me faire croire, à savoir mon engagement auprès des forces kurdes contre Daech au Rojava.

    Cela fait plus de 14 mois que rien ne valide la thèse élaborée de toutes pièces par la DGSI alors même que pendant au moins 10 mois j’ai été suivi, tracé, sous écoute 24 heures sur 24 dans mon véhicule, mon lieu de vie, espionné jusque dans mon lit.

    Cela fait plus de 14 mois que je comprends que ce sont mes opinions politiques et ma participation aux forces kurdes des YPG dans la lutte contre Daech qu’on essaie de criminaliser.

    Cela fait plus de 14 mois qu’on reproche une association de malfaiteurs à 7 personnes qui ne se connaissent pas toutes les unes les autres.

    Cela fait plus de 14 mois à répondre aux questions d’un juge d’instruction utilisant les mêmes techniques tortueuses que la DGSI : la manipulation, la décontextualisation, l’omission et l’invention de propos et de faits afin de tenter d’influencer les réponses.

    Cela fait plus de 14 mois que je subis les provocations de ce même juge d’instruction qui, alors que je croupis dans les geôles de la République, se permet de me dire que cette affaire lui fait perdre son temps dans la lutte contre le terrorisme. Pire encore, il se permet la plus inacceptable des insultes en se référant aux barbares de l’État islamique comme étant mes« amis de chez Daech ». Bien que verbal, cela reste un acte inouï de violence. C’est inadmissible que ce juge s’octroie le droit de m’injurier au plus haut point, tente de me salir, et crache ainsi sur la mémoire de mes amis et camarades kurdes, arabes, assyrien.ne.s, turkmènes, arménien.ne.s, turc.que.s et internationaux.les tombé.es dans la lutte contre cette organisation. J’en reste encore aujourd’hui scandalisé.

    Cela fait plus de 14 mois d’une instruction partiale où contrairement à son rôle le juge d’instruction instruit uniquement à charge et jamais à décharge. Il ne prend pas en considération ce qui sort du scénario préétabli et ne sert qu’à valider une personnalité factice façonnée de A à Z par la DGSI, qui loin de me représenter ne reflète que les fantasmes paranoïaques de cette police politique. Ainsi, je suis sans cesse présenté comme « leader charismatique » alors même que tout mode de fonctionnement non horizontal est contraire à mes valeurs égalitaires.

    Cela fait plus de 14 mois que sans jugement on m’impose la détention dite provisoire que je subis dans les plus terribles conditions possibles : le régime d’isolement (voir les lettres de mars 2021 et juin 2021) considéré comme de la « torture blanche » et un traitement inhumain ou dégradant par plusieurs instances des droits humains.

    Cela fait plus de 14 mois que je suis enterré vivant dans une solitude infernale

    Cela fait plus de 14 mois que je suis enterré vivant dans une solitude infernale et permanente sans avoir personne à qui parler, à juste pouvoir contempler le délabrement de mes capacités intellectuelles et la dégradation de mon état physique et ce, sans avoir accès à un suivi psychologique.

    *

    Après avoir sous des airs faussement neutres fourni à l’administration pénitentiaire des arguments fallacieux pour s’assurer de mon maintien à l’isolement, le juge d’instruction demande le rejet de ma demande de mise en liberté, tout comme le parquet national antiterroriste. Pour ce faire, ils reprennent presque en copier / coller le rapport de la DGSI du 7 février 2020, base de toute cette affaire dont nous ne savons pas d’où viennent les informations et dont la véracité n’a pas été démontrée. On est en droit de se demander à quoi ont servi les écoutes, les surveillances, les sonorisations et ces deux ans d’enquête judiciaire et d’instruction puisque sont occultés les faits qui démontrent la construction mensongère de la DGSI.

    Le parquet national antiterroriste et le juge d’instruction n’ont de cesse d’essayer d’instiller la confusion et de créer l’amalgame avec des terroristes islamistes alors même qu’ils savent pertinemment que j’ai combattu contre l’État islamique, notamment lors de la libération de Raqqa, où avaient été planifiés les attentats du 13 novembre.

    Le juge d’instruction prétend craindre que j’informerais des personnes imaginaires de ma situation alors que celle-ci est publique notamment parce que la DGSI ou le PNAT eux-mêmes ont fait fuiter l’information dès le premier jour. Il prétend ainsi empêcher toute pression sur les témoins, les victimes et leurs familles alors même qu’il n’y a ni témoin, ni victime puisqu’il n’y a aucun acte. C’est ubuesque. Est aussi évoquée sa crainte d’une concertation entre coinculpé.es et complices même si toutes et tous les coinculpé.es ont été mis.es en liberté, qu’il n’a plus interrogé personne d’autre que moi depuis octobre 2021, et que j’ai attendu patiemment qu’il ait fini de m’interroger pour déposer cette demande de mise en liberté.

    Il aurait pu être comique dans d’autres circonstances de constater l’utilisation à charge de faits anodins comme : jouir de mon droit à circuler librement en France et en Europe, de mon mode de vie, de mes opinions politiques, de mes pratiques sportives, de mes goûts pour le rap engagé ou les musiques kurdes.

    Le juge d’instruction s’en prend à ma mère en la désignant comme n’étant pas une garantie valable pour la simple raison qu’elle n’a pas empêché son fils âgé de 33 ans à l’époque de rejoindre les forces kurdes des YPG dans la lutte contre Daech. Encore une fois, c’est ma participation dans ce conflit qu’on criminalise. Il lui reproche également l’utilisation d’applications cryptées (WhatsApp, Signal, Télégram…) comme le font des millions de personnes en France. Enfin, il dénigre tout d’un bloc toutes les autres options de garanties (travail, hébergement…) sans rien avoir à leur reprocher alors même que les personnels du SPIP dont c’est le métier ont rendu un avis favorable.

    *

    Comment alors comprendre qu’après avoir ordonné ces enquêtes de faisabilité signifiant la possibilité de me remettre en liberté avec bracelet électronique, le juge des libertés et de la détention malgré le rendu refuse ensuite de la mettre en place ? Nous sommes nombreux et nombreuses à constater que dans toute cette affaire la « justice » viole ses propres lois et est soumise à l’agenda politique de la DGSI.

    J’ai récemment appris de la bouche même du directeur des détentions de la maison d’arrêt des Yvelines (Bois d’Arcy), que je remercie pour sa franchise, que mon placement et mon maintien à l’isolement étaient décidés depuis le premier jour par des personnes très haut placées et que quoi je dise ou que lui-même dise ou fasse, rien n’y ferait, que cela le dépasse, le dossier ne sera même pas lu et je resterai au quartier d’isolement et que de toute façon rien ne pourrait changer avant les élections présidentielles.

    *

    Puisque l’on cherche à criminaliser les militants et militantes ayant lutté avec les Kurdes contre Daech,

    Puisque l’on utilise la détention soi-disant provisoire dans le but de punir des opinions politiques,

    Puisque cette histoire n’existe qu’à des fins de manipulation politique,

    Puisqu’aujourd’hui on ne me laisse comme perspective que la lente destruction de mon être,

    Je me déclare en grève de la faim depuis le dimanche 27 février 2022 à 18 heures, je ne réclame à l’heure actuelle que ma mise en liberté en attendant de démontrer le côté calomnieux de cette honteuse accusation.

    Libre Flot.

  • Flash info quotidien du 1 avril 2020

    Flash info quotidien du 1 avril 2020

    • Clin d’œil à Oliv, qui a fondé en 2001 avec quelques complices l’émission et le journal L’Envolée, parti samedi soir pour une cavale éternelle.
    Ce soir : lecture de la fin de l’éditorial du numéro 6 du journal daté de Juillet 2002.

    Actualité Covid 19 en prison :

    • Lettre de Heisenberg, prisonnier au CP de Meaux-Chauconin.
    Réductions des risques, quelques conseils face à la situation en détention.
    Grève de la faim à la prison pour étrangers du Mesnil-Amelot, jour 2.
    • Lecture de deux témoignages du CRA du Mesnil-Amelot.
    • Rappel des rediffusions en FM dans toute la France.

    Lettre de Heisenberg, prison de Meaux-Chauconin, le lundi 30 mars 2020

    « Il n’y a des masques et des gants que pour les surveillants. Je lis le journal tous les jours et ils disent qu’ils sortent que les personnes en fin de peine, alors que j’ai des amis qui sont sortis d’ici avant d’être jugés pour des grosses affaires. Donc j’aimerais savoir comment la garde des Sceaux choisit les personnes qui doivent sortir. C’est du grand n’importe quoi.

    Le Corona a touché un surveillant de la prison de Meaux où je suis actuellement. Il est en réanimation. Ce même surveillant était encore ici il y a quelques jours. Donc en contact avec les détenus. La moindre des choses, ça serait de prendre chaque détenu un par un, les envoyer à l’infirmerie, et leur faire un test au moins. Ils attendent qu’on tombe par terre pour nous envoyer à l’infirmerie.

    Depuis l’arrêt des parloirs, il y a des bagarres presque tous les jours car il n’y a plus de shit. Tout le monde est sous tension. Personnellement je ne sors plus en promenade. Je reste confiné dans ma cellule parce que je voudrais pas attraper le Corona et mourir iciJ’aimerais revoir mes parents un jour. Mais ça, Nicole Belloubet, ça lui passe bien au-dessus de la tête, elle doit être tranquille dans son appartement haut-standing.

    En Iran, ils ont libéré 85 000 détenus, en France, ça parle de 5000? Une goutte d’eau au milieu de la mer. Moi je dis qu’en France, il y a 70 651détenus pour 61 080 places, le minimum, c’est de faire sortir 9571 détenus pour que chaque détenu ait son lit pour dormir.

    Nous sommes deux dans la cellule, mais s’il y a plus de place, ils peuvent ramener un troisième matelas au sol. Dormir par terre personnellement, jerefuserai directement, je préfère dormir au mitard que par terre.

    Les cantines fonctionnent toujours, c’est la seule chose de positive ici.

    Les matons, ils se sont assagis car eux-mêmes ils savent que les détenus sont tendus donc ils ont peur en vrai. De mon point de vue, les surveillants sont des victimes de tout ça aussi, ils n’ont pas le choix de venir au boulot. Je me mets à leur place, j’aurais posé mes congés directement. Leur syndicat devrait beaucoup plus se bouger, j’ai vu qu’ils ont porté plainte, ça suffit pas, ils devraient bloquer les prisons à leur tour. Là ça ferait avancer les choses! Mais s’ils durcissent les règles pour les prisonniers, ça va se retourner contre eux.

    Les revendications ici à la prison de Meaux c’est:

    -des masques,

    -des gants,

    -du gel hydro alcoolique,

    – et surtout que chaque détenu soit testé au coronavirus.

    Il ne faut pas attendre: APRES L’HEURE, C’EST PLUS L’HEURE! »

    HEISENBERG

    FACE AU COVID-19 EN PRISON : AMNISTIE GENERALE

    Depuis 2001, L’Envolée, c’est une émission et un journal pour en finir avec toutes les prisons faits par d’anciens prisonniers et prisonnières et des proches pour relayer la parole des enfermé.e.s.
    L’abonnement au journal est gratuit pour les prisonniers et prisonnières qui en font la demande. L’émission de radio est diffusée le vendredi soir de 19 heures à 20 heures 30 sur FPP (106.3 Mhz en région parisienne) ou sur rfpp.net et disponible ensuite sur toutes les plateformes de podcast. L’épidémie de Coronavirus a de lourdes conséquences en prison. C’est pourquoi, face à la gravité de la situation, nous avons décidé de produire un bulletin d’information quotidien de quinze minutes, que vous pouvez écouter chaque soir de la semaine à 19 heures sur les ondes de FPP et sur lenvolee.net, en plus de l’émission du vendredi qui est maintenue.

    Nous demandons à toutes les radios locales de diffuser largement ce bulletin.
    Il est plus que jamais nécessaire de ne pas laisser les prisonniers et les prisonnières seuls face à l’arbitraire de l’administration et de faire entendre leur voix. Nous relaierons les actions collectives et individuelles dont vous nous informerez ainsi que des témoignages directs sur la situation à l’intérieur.

    Tenez-nous au courant par tous les moyens à votre disposition. Nous diffuserons les messages vocaux et les textos de prisonniers et de prisonnières que vous nous enverrez. Nous lirons également les messages que les proches privés de parloir nous demanderont de passer. Notre numéro de téléphone : 07.52.40.22.48. Pour écrire : Radio FPP – L’Envolée, 1 rue de la solidarité, 75019 Paris, ou encore à lenvolee.net et sur Instagram, Twitter, FB & Snapchat.

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  • EMISSION DU 21 JUIN 2019

     

        • Lettre + invité : Témoignages de Réaux suite à la mort suspecte de M. Fofana
        • Discussion  : Condé sur Sarthe ; des nouvelles de Marina, fraîchement libérée ! ; grèves de faim dans des prisons italiennes
        • Appel : Un prisonnier du CRA de Oissel
        • Appel : Un prisonnier du CRA de Lyon
        • Brèves : Agenda ; soins en prison

    Ziz : Haroun- Voyous / Tandem – Un jour comme un autre / 113 –Face à la police / 113 – Ouais gros


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  • Communiqué du CRA 1 de Vincennes en lutte, 23 mars 2019

    Communiqué du CRA 1 de Vincennes en lutte, 23 mars 2019

    Jeudi 21 mars, des prisonniers du bâtiment 1 du centre de rétention de Vincennes ont entamé une grève de la faim, de l’infirmerie (pour dénoncer le manque d’accès aux soins et traitements alors qu’au moins une personne a du être hospitalisée d’urgence), et de l’ASFAM (l’association présente dans le CRA).

    Le mouvement a mobilisé la quasi totalité des prisonniers du bâtiment 1 et plusieurs dizaines d’autres dans le bâtiment 2.

    Nous relayons ici un des communiqués écrits collectivement et sortis à l’occasion de cette grève, le 23 mars 2019.

    Le week-end suivant, des copain.e.s sont allé.e.s montrer leur solidarité au pied des murs du CRA de Vincennes lors d’un parloir sauvage. Deux compagnons ont été arrêtés violemment dimanche et placés dans ce même centre de Vincennes le lendemain. Ils y sont depuis toujours enfermés …

    Solidarité avec tou.te.s les enfermé.e.s, liberté pour tou.te.s!

    On va dire ici les objectifs de la grève de la faim. Les 3 mois ici c’est pire que la prison, nous on est dans un centre de rétention et c’est pire que la prison. Parce qu’ici on a un pied dedans et un pied dehors, parce qu’à tout moment on peut nous expulser. Y en a ca fait plus de 60 jours qui sont là… c’est trop.

    Ceux qui sont dehors il faut vraiment manifester pour ça.

    Les sanitaires c’est dégueulasse, la bouffe c’est immonde, la façon dont on nous ramène au tribunal dans des cages c’est pas possible Les gens malades sont là… laissez tomber c’est déplorable.

    C’est un centre de merde, on nous a mis dans ce centre de rétention de merde ici.

    Nous sommes dans un centre ou on ne dit pas que c’est pas une prison, mais on dirait que c’est pire. On a pas le droit à nos téléphones, juste les téléphones sans photo. On peut même pas communiquer avec whatsapp qui Ils nous ont privé de tout ça. Nous mangeons trop mal, nous buvons l’eau de leurs robinet. Leurs fontaine d’eau sont pleine de rouille.

    Y a des gens de malade, de la tuberculose, du sida, hépatite… y a tout ici. Y a un petit qui est ici qui est fou.

    On a pas le droit de manifester ici, y a des gens ils sont censurés on les a envoyé de leurs pays. On leurs met des scotch sur la bouche, on les attache et tout ça. On les envoie forcé quoi. Avant de monter dans l’avion on leurs met le scotch, on leurs le masque. On a l’info par les copains qui sont au pays. Y en a d’autre qui ont quand même qui ont réussi au CRA.

    Y en a un ils l’ont tapé, alors qu’il est même pas envoyé au pays. Ils l’ont tapé parce qu’ils ont pas réussi.

    On utilise une tondeuse pour 100 personnes , 1 coupe ongle pour tous le monde.

    Ici y a beaucoup de vols, d’argent et tout.

    Même au centre y a de la discrimination, on dirait qu’il nous mette en conflit entre les arabes et les noirs. La manière dont on les traite les noirs.

    On mets plus les noirs dans un secteur, dans une même chambre. Ca a créé des conflits, un des nôtres a été emmené à l’hôpital même, et changer de CRA. C’est la stratégie de la police de nous mettre en conflit. Quand on veut revendiquer ils nous permettent pas. Rien n’est de leurs fautes, y a une hiérarchie et ils sont obligé d’éxécuter. Les juges font partie de l’équipe de la préfecture, parce que quand tu prends un privé (avocat) t’es libéré, mais quand c’est d’office y a pas de libération.

    La nourriture n’est pas hallal.

    Tout le monde se plaint de la même chose, quand les délais arrivent à leurs fin ils créent quelque chose (genre aller voir ton ambassade) et comme ça t’es prolongé. Comme ça tu prends la peine maximale. Quand ils voient qu’il te reste un ou deux jours, ils te font quelque chose comme ça le juge te prolonge en disant qu’ils ont pas eu le temps de te faire voyager mais que c’est en cours.

    Au premier jugement on te dit la peine maximale de 28 jours, alors après ils font pour te prolonger.

    Quand t’es un français quand on te dit peine maximale, c’est la fin. Pas pour nous.

    On leur demande d’améliorer la situation des détenus, que les choses se fassent dans des brefs délai. On a pas besoin de 3 mois pour quitter un territoire.Même 28 jours pour quitter un territoire, C’est pour ça qu’on fait la grève de la faim, on préfère mourir qu’attendre leurs chose. On se dit que c’est un centre où y a pas de délai.

    On est là dans une condition déplorable, inhumain. On peut pas supporter 3 mois. C’est pour ça qu’on est entrain de grever.

    Communiqué des prisonniers du CRA 1 du 23 mars 2019

  • EMISSION DU 11 JANVIER 2019

     

        • Brèves : Nouvel an et feux d’artifices devant les prisons ; évasion à Fresnes ; réouverture de la Santé
        • Textes: Communiqués des CRA de Vincennes et de Mesnil-Amelot
        • Appel : Grèves de la faim dans plusieurs CRA : appels de Mesnil Amelot, Oissel (Rouen) et Vincennes

    A voir, le site des copains/copines de l’émission contre les CRA (chaque dernier vendredi du mois) : abaslescra.noblogs.org


    Zics : Casey – Pas à vendre / Nakk – lls disent / Arsenik – Une saison blanche et sèche / ATK ft. Zoxea – Attaque à mic armé


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  • ÉMISSION DE L’ENVOLÉE DU 19 JANVIER 2018

     

        • Appel : De la famille Bouras sur la lutte qu’elle mène pour faire connaître la vérité sur la mort de leur fils et frère, prisonnier tué durant son transfert au tribunal
        • Appel : De Cloë en grève de la faim pour se faire entendre de l’AP qui fait la misère à son mari prisonnier au CP de Caen.

    Zics : Blues Brothers / Amy Winehouse – Back to Black / Gommard – Les révoltés du blog G


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  • Solidarité avec Georg Huss en danger à la MA de Mulhouse, l’AP fait le mort…

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    Voici les dernières informations concernant la situation de Georg HUSS. Ce prisonnier allemand a fondé un syndicat de prisonniers en Allemagne. Il est incarcéré à la Maison d’Arrêt de Mulhouse, où il a entamé une grève de la faim le 1er janvier pour appuyer ses demandes, notamment la fermeture sous 3 mois de la taule dans laquelle il est actuellement détenu. Vous pouvez lire ici en détail ce qu’il a déclaré au début de son mouvement.

    A ce jour, il pèse 56 kg, se sent extrêmement faible, mais poursuit sa grève de la faim. Il y a un mois précisément, il avait déjà perdu 10 kg. Le médecin de la M.A. de Mulhouse considère pourtant qu’il n’y a pas d’urgence pour l’hospitaliser.

    Ses amis du Syndicat des prisonniers en Allemagne et en Autriche s’inquiètent de la dégradation de son état de santé face au silence et à l’inertie que lui oppose l’Administration pénitentiaire.

    Comme l’écrit Georg dans un précédent courrier : « Faire le mort, c’est la tactique du système répressif dans ces cas-là ! »

    Pour celles et ceux qui souhaiteraient lui adresser un mot de soutien (en allemand, de préférence, mais également en anglais ou en français) voici son adresse :

    Georg HUSS N° d’écrou 42048, Maison d’Arrêt de Mulhouse, 59 Avenue Robert Schuman B.P 3129 68063 Mulhouse Cedex

    Il est loisible également d’exiger des nouvelles de son état de santé en appelant directement le Service pénitentiaire d’insertion et de probation de la prison de Mulhouse au numéro suivant : 03 89 36 34 00 [du lundi au vendredi, de 9h30 à 11h45 et de 14h à 16h]. Pour joindre directement ce service, choisir la touche 3 puis la touche 1 dans le menu vocal.

    Il est fort probable que les CPIP ne veuillent pas donner suite à vos demandes (dans la mesure où vous ne seriez pas de sa famille), mais la démarche reste très importante et ne manquera pas de remonter, notamment si les appels se multiplient.