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  • De la torture carcérale à la fascisation générale : Y A PAS D’ARRANGEMENT !

    De la torture carcérale à la fascisation générale : Y A PAS D’ARRANGEMENT !

    Du 16 au 18 octobre 2026, trois jours de rencontres pour les 25 ans de L’Envolée

    à la Parole errante (Montreuil, 93)

    À l’occasion de leur vingt-cinq ans d’existence– et d’agitation –, le journal et l’émission de radio pour en finir avec toutes les prisons de L’Envolée vous invitent à un week-end de discussions contre les QLCO, les quartiers de lutte contre la criminalité organisée.

    Il y a un an, le ministre de la justice a fait beaucoup de bruit autour de l’ouverture des premiers de ces quartiers d’isolement à grande échelle, à Vendin-le-Vieil et à Condé-sur-Sarthe. Les prisonniers et leurs proches ont très vite cherché à faire entendre par tous les moyens qu’un cap avait été franchi en termes de torture carcérale.

    L’Envolée et ses invité·es proposent trois journées pour discuter de ce durcissement de l’appareil répressif, pour comprendre de quoi la prétendue « guerre au narcotrafic » est le nom, pour faire résonner la censure de la parole des prisonnier·es avec celle qui est imposée à certaines luttes sociales du dehors, pour saisir ensemble en quoi la déshumanisation des personnes enfermées nous renseigne sur la fascisation de nos sociétés.

  • DES SURVEILLANTS DE MOULINS-YZEURE INCITENT AU SUICIDE

    DES SURVEILLANTS DE MOULINS-YZEURE INCITENT AU SUICIDE




    Alors qu’il entame sa quinzième année de prison, Mickaël Gilgenmann continue à subir l’acharnement de l’administration pénitentiaire (AP) et des surveillants de la prison de Moulins-Yzeure. Après de nombreuses années en prison, et alors qu’il est aménageable depuis plus de cinq ans, aucune perspective de sortie n’est envisageable, tant que Mickaël reste enfermé en maison centrale plutôt qu’en centre de détention (prison aux mesures moins sécuritaires) et inscrit au répertoire des détenus particulièrement signalés (DPS).

    Dans la nuit du 3 au 4 août 2026, notre ami Mickaël a fait une tentative de suicide quelques heures après qu’un des surveillants de Moulins-Yzeure lui a dit : « vas-y fous toi en l’air, t’as plus que ça comme solution ».
    Mickaël n’est pas suicidaire et n’a pas envie de mourir. Les maltraitances et la violence qu’il subit au sein de la prison de Moulins-Yzeure l’ont amené à s’ouvrir les bras, le ventre et à faire une tentative de suicide. Il n’avait jamais attenté à sa vie jusqu’ici.

    La direction et les surveillants de Moulins-Yzeure lui refusent des soins décents en l’abandonnant dans sa cellule alors qu’il est blessé, ou en le recousant sans anesthésie.

    Ils l’empêchent de prendre des douches et d’aller en promenade.

    Ils l’isolent en coupant de façon intempestive ses appels sur la cabine.

    Ils l’infantilisent et le menottent à chaque mouvement.
    Ils l’humilient avec des propos racistes à l’encontre des Voyageurs.

    Ils lui refusent un transfert vers un centre de détention.

    Ils n’ont jamais demandé sa désinscription au registre des DPS, contrairement à ce qu’ils promettent depuis un an.

    Ils utilisent des motifs bidons tels qu’un dessin d’hélicoptère dans l’un de ses courriers pour prolonger de telles mesures.

    Ils donnent des coups de pied dans la porte de sa cellule pour l’empêcher de dormir la nuit.

    Ils ne lui délivrent pas les médicaments qui lui sont pourtant prescrits par ordonnance.

    Ils ne prennent aucun rendez-vous médical pour la pose de ses prothèses auditives, malgré une prescription médicale hospitalière urgente en ce sens.

    Ils veulent le laisser devenir sourd, alors que c’est le coup de pied d’un maton dans son tympan qui a provoqué sa surdité.

    Ils lui nient sa dignité.
    Et suite à tout ça, il a failli mourir.

    Nous tenons et tiendrons entièrement responsable la prison Moulins-Yzeure de toute éventuelle atteinte à la santé et à l’intégrité physique et mentale de Mickaël.

    Mickaël Gilgenmann exige :

    – la fin de toutes les brimades et humiliations que les surveillants de la prison de Moulins-Yzeure lui font subir, ainsi qu’aux autres prisonniers ;

    – que la direction de la prison de Moulins-Yzeure et l’administration pénitentiaire respectent leurs engagements ;

    – la levée de son statut DPS ;

    – son transfert vers un centre de détention.

    Des proches de Mickaël Gilgenmann

    P.-S. : Nous invitons toute personne à manifester son soutien auprès de Mickaël en envoyant un courrier à la direction de l’administration pénitentiaire. Ci-dessous leur adresse et, si besoin, un modèle de lettre à leur faire parvenir.

    Direction de l’administration pénitentiaire

    13, place Vendôme

    75042 Paris Cedex 1

    Objet : Alerter de toute urgence sur le risque vital encouru par M. Mickaël Gilgenmann

    Madame, Monsieur,

    Je vous écris car, en tant que proche ami de M. Mickaël Gilgenmann, je suis aujourd’hui particulièrement préoccupé par sa situation. Il est actuellement incarcéré à la prison de Moulins-Yzeure.

    M. Gilgenmann est incarcéré depuis 2012. Sa date de sortie est fixée à janvier 2032. Il entre dans sa quinzième année d’emprisonnement et, bien qu’il n’ait jamais été condamné par une cour d’assises, aucune réelle perspective de réinsertion ne lui a jamais été proposée. Cela fait plus de cinq ans qu’il pourrait en principe bénéficier d’un aménagement de peine.

    Pourtant, il y a un an, la direction du Centre pénitentiaire de Moulins-Yzeure s’était formellement engagée auprès de M. Gilgenmann à envisager son transfert vers un centre de détention et sa désinscription du répertoire des détenus particulièrement signalés (DPS). Ces deux promesses ne se sont jamais concrétisées ; or vous n’êtes pas sans savoir que le statut DPS et le maintien en maison centrale plutôt qu’en centre de détention ne peuvent que peser très défavorablement sur le parcours d’exécution de peine d’un prisonnier et sur ses démarches de réinsertion. M. Gilgenmann a déjà passé de très nombreuses années en maison centrale sous le statut DPS. Les faits qui lui sont reprochés à l’appui de ces mesures spécifiques à son encontre sont anciens, et M. Gilgenmann n’a aucune raison de récidiver.

    De plus, le personnel pénitentiaire du centre pénitentiaire de Moulins-Yzeure provoque systématiquement M. Gilgenmann. Les brimades, humiliations et vexations sont quotidiennes : l’accès à la douche lui est refusé, il fait l’objet de remarques discriminatoires à l’encontre des gens du voyage, la nuit les surveillants donnent des coups dans la porte de sa cellule pour l’empêcher de dormir, on ne lui remet pas les médicaments qui lui sont pourtant prescrits par ordonnance, ses communications depuis la cabine téléphonique sont interrompues par des coupures intempestives, aucun rendez-vous médical n’est prévu pour la pose de ses prothèses auditives malgré une prescription médicale hospitalière en ce sens, etc.

    M. Gilgenmann a alerté les chefs de détention et la direction du centre pénitentiaire, mais ses signalements n’ont été suivis d’aucun effet. À la fin du mois de juillet et au début du mois d’août 2026, M. Gilgenmann s’est automutilé, et ses blessures nécessitaient la pose de points de suture sur ses bras et son ventre ; ce qui n’a été fait que partiellement et sans anesthésie. Dans la nuit du 3 au 4 août, quelques heures après qu’un surveillant lui a dit : « Vas-y, fous-toi en l’air, t’as plus que ça comme solution », il a fait une tentative de suicide. Jusqu’à ce jour, il n’avait envisagé d’attenter à sa propre vie à aucun moment de son parcours en détention.

    Il convient de rappeler que M. Gilgenmann a entamé le 26 janvier 2026 une grève de la faim et de la soif qu’il n’a interrompue qu’après que la direction de Moulins-Yzeure a renouvelé sa promesse d’envisager la levée de sa gestion isolée et de son inscription au répertoire DPS, et un transfert en centre de détention. Vous ne pouvez ignorer ces faits que nous avons déjà porté à votre connaissance sur le moment.

    En tant que proche de M. Gilgenmann, je suis tout à fait conscient de l’impasse dans laquelle la direction et le personnel du centre pénitentiaire de Moulins-Yzeure le place en toute connaissance de cause ; il va donc sans dire que je considérerai l’administration pénitentiaire pleinement responsable de toute atteinte à sa dignité, à sa santé et à son intégrité physique et mentale.

    Par la présente, M. Gilgenmann et moi-même rappelons la direction du centre pénitentiaire de Moulins-Yzeure et, par voie de conséquence, la direction de l’administration pénitentiaire, à leurs propres engagements.

    En vous remerciant par avance pour l’attention que vous voudrez bien porter à ce sujet grave, et dans l’attente d’actes clairs et rapides de votre part,

    Cordialement,

  • La répression acharnée à Moulin-Yzeure

    La répression acharnée à Moulin-Yzeure

    Mickaël Gilgenmann, prisonnier à la centrale de Moulins-Yzeure, a été appelé à témoigner lors du procès de Ritchy Thibault le 8 juillet dernier. L’administration pénitentiaire s’était engagé à fournir les moyens pour réaliser son témoignage en visioconférence depuis la prison. Cependant, Mickaël n’a finalement pas été autorisé à témoigner. Imaginant une censure possible car celle-ci est quotidienne en prison, il s’était assuré que sa parole puisse être entendue en cas d’annulation. Le témoignage de Mickaël avait été recueilli en amont durant un appel téléphonique avec Ritchy.

    Le procès a été reporté et le témoignage de Mickaël n’a pas pu être écouté lors de celui-ci. Pourtant l’administration pénitentiaire a tout de même décidé de couper la ligne téléphonique entre Ritchy et Mickaël (étant sur écoute), de le convoquer au prétoire (pour lui donner 10 jours de confinement sans télé ni plaque chauffante) et de lui adresser trois Compte-Rendu d’Incident (CRI) dont deux pour « propos outrageants à l’encontre du président de la République et incitation à la rébellion », sur la base du témoignage qu’il n’a pas pu diffuser.

    Le personnel pénitentiaire a par la suite décidé de ne plus donner à Mickaël les médicaments dont il avait besoin, en dépit de l’ordonnance médicale dont il dispose. Il coupe également les appels téléphoniques sur sa cabine en prétextant des coupures d’électricité. Le personnel pénitentiaire l’humilie à chaque mouvement et l’empêche d’accéder à la douche. Pour finir, il le réveille chaque heure de la nuit pour l’empêcher de dormir.

    En outre, la prison de Moulins-Yzeure continue de servir aux prisonniers des gamelles avec de la nourriture avariée bien que cela ait été signalé depuis plusieurs mois.

    Suite à cet acharnement, Mickaël s’est ouvert le ventre. Il est arrivé au médical menotté dans le dos et c’est seulement à sa demande que le médecin les a enlevé pour le soigner. Il a été recousu sans anesthésie. Quelques jours plus tard, il s’est à nouveau ouvert le bras. Il a refusé d’être recousu car aucune anesthésie digne de ce nom lui a été proposé.

    Face au racisme, à la répression abusive et la censure, nous ne nous tairons pas ! Que la silenciation de tous les prisonniers et la violence qu’ils subissent au quotidien cesse.

    Tout notre soutien va aux voyageurs, aux prisonniers longue peine et à celles et ceux qui ne se laissent pas faire !

    Nous appelons toute personne révoltée par la situation actuelle à contacter la prison :

    Tél. : 04.70.35.15.00
    Adresse : Direction du Centre pénitentiaire de Moulins-Yzeure, 21 rue de
    Millepertuis, BP 24, 03401 Yzeure Cedex
    Mail : sec.cp-moulins@justice.fr

    Nous partageons ci-dessous le témoignage de Mickaël :

    « Alors bonjour je me présente je m’appelle Kemi, je suis détenu à la centrale de Moulins-Yzeure et j’ai été cité à témoigner au procès de M. Ritchy Thibault, mais comme à son habitude, la soi-disant Justice a tapé fort pour essayer de me censurer. Et oui ! On m’empêche de témoigner car je suis voyageur, longue peine, et en plus, je suis revendicard. Je prends la parole pour dénoncer le racisme, la répression abusive, et la censure, dont nous, personnes racisées, faisons l’objet dans ce pays. J’étais censé témoigner en visio mais la centrale de Moulins-Yzeure est soi-disant dans l’incapacité de le faire. Aujourd’hui, ils vont juger un homme pour ses opinions politiques et parce qu’il a osé défier ce que vous appelez l’État français. Et quand Macron dit qu’il emmerde les Français, rien ne se passe. Et quand il apporte son aide à Israël pour bombarder des écoles à Gaza, rien ne se passe. Par contre, vous sortez toute l’artillerie judiciaire pour juger des hommes, des femmes, ou des ados parce que voyageurs, noirs ou arabes. En 2026, quand on arrive dans une commune, on peut encore malheureusement lire des affiches avec écrit dessus « Interdit aux gens du voyage », c’est du racisme pur et simple. Combien de jeunes arabes sont abattus par la police ? Combien de jeunes voyageurs sont abattus par la police ? Et combien de noirs également sont abattus par la police sans que justice soit rendue ? Beaucoup trop. Combien de femmes et d’enfants sont assassinés et violés sans que la justice ne soit rendue également ? Combien de personnes racisées sont enfermées pour de longues années ? Beaucoup trop. Et aujourd’hui vous gaspillez l’argent des Français pour juger un homme qui ne fait que dire ce qui ne va pas dans ce pays. Aujourd’hui c’est du théâtre politico-judiciaire ce que vous faites. Mais nous on dit stop, stop à cette mascarade. Stop au racisme et stop à l’immunité accordée aux politiciens et à leur bras armé qui assassine nos mères, nos pères et nos frères et sœurs. Aujourd’hui nous sommes un pays qui pratique la dictature dissimulée. Ceux qui gouvernent font tout pour que les personnes racisées soient considérées comme des moins que rien, et ravitaillent Israël […] pour assassiner du musulman. Nous voyageurs, aujourd’hui, nous levons pour dénoncer ce que nous subissons tous les jours. Nous sommes des êtres humains, mais l’État macroniste nous considère comme du bétail à parquer à côté des déchetteries. Réveillons-nous, levons le poing et envahissons les rues pour crier notre mécontentement et faire chuter ce gouvernement qui ne cherche qu’à faire du chiffre et à remplir ses statistiques méprisantes et truquées ! Quand un politicien est condamné à plusieurs années de prison, il n’en fait que quelques mois. Quand une mère de famille a volé à manger pour faire manger ses enfants, elle fait sa peine au maximum et doit fermer sa bouche. Aujourd’hui, un flic peut assassiner un ado et devenir millionnaire grâce à des politiciens qui, soi-dit en passant, sont des fachos revendiqués. Oui, l’État et la police tuent, oui, l’État et la police sont racistes. L’État français place l’argent avant l’être humain. En France, on peut tenir des propos choquants, humiliants, envers des personnes racisées. Mais on n’a pas le droit de dire ce qu’on pense du gouvernement. Le président peut dire qu’il emmerde ses électeurs, mais le simple citoyen n’a pas le droit de dire ce qu’il pense sous peine d’être assassiné ou enfermé. Je termine en disant, ou plutôt en criant : Free Palestine ! Sauvons Gaza ! Ne laissons aucun politicien corrompu choisir pour nous, dicter notre vie et retirons-leur le permis de tuer. »

  • « Repose en paix Papy, tu as enfin quitté ces quatre murs… »

    « Repose en paix Papy, tu as enfin quitté ces quatre murs… »

    Kémi rend hommage à Léon, 72 ans, mort d’une crise cardiaque à cause de la chaleur à la Centrale de Moulins-Yzeure. Il dénonce l’indifférence généralisée pour les mort-es de la canicule en prison. L’occasion de rappeler que les personnes enfermées souffrent particulièrement des vagues de chaleur qui s’enchaînent. Mais comme dehors les pauvres subissent aussi ces canicules de plein fouet, le sort des prisonniers et des prisonnières n’émeut pas grand monde.

    Été 2026
    QMC de Moulins-Yzeure


    25 juin 2026, 5h56 du matin,

    J’entends les mecs parler par la fenêtre, et ce qu’ils me disent me glace le dos : Léon, 72 ans, est parti ce matin aux alentours de 6h d’une crise cardiaque à cause de la chaleur. Léon, que tout le monde appelait « le Vieux », cet homme nous a quitté.
    Je suis très triste, mais aussi en colère ! Comment un homme son âge peut encore être enfermé ?
    Comment se fait-il qu’il n’y avait pas surveillance le concernant en sachant la canicule que l’on traverse ? 45°C dans les cellules ! Aucune aération !
    Dans les hôpitaux, c’est pareil. Sérieux ?! On laisse des êtres humains mourir et tout ce que l’on entend c’est « politiquement, la clim, c’est bien ou c’est pas bien ? » En gros, si t’es hospitalisé, ou si t’es vieux, ou en prison, ou en psy, ou en foyer, ben tout le monde s’en bat les couilles ! C’est la dure réalité.
    Moi je raconte la prison, c’est mon quotidien. C’est à la centrale de Moulins-Yzeure que Léon nous a quittés, j’en reviens toujours pas. C’est une honte, laisser un papy s’éteindre seul dans une cellule de 9 m². Ce qui me choque le plus, c’est le silence mortel qui règne depuis ce matin… mais pas par
    rapport à Léon, non, à cause de la chaleur. Tout le monde s’en fout de Léon.
    Rendons hommage à Léon. Paix à ton âme, repose en paix Papy, tu as enfin quitté ces quatre murs…


    Kémi

  • Ça bouge au QLCO de Vendin – L’arnaque de la déradicalisation en taule – Les prisons de l’Europe forteresse

    Ça bouge au QLCO de Vendin – L’arnaque de la déradicalisation en taule – Les prisons de l’Europe forteresse

    Émission de l’Envolée du vendredi 17 juillet 2026

    Des nouvelles des quartiers de lutte contre la criminalité organisée (QLCO) : à Vendin, les prisonniers du QLCO 3 multiplient les actions collectives, malgré le renfort des équipes cagoulées d’ERIS et des placements au mitard, le mouvement s’étend / à Condé, les matons menacent de faire grève suite au rapport de la contrôleuse des lieux de privation de liberté (CGLPL) qui dénonce des « violences systémiques ».

    On rediffuse un extrait de l’émission Bruit de Tôle (on peut retrouver l’intégralité de cette émission ici) pour écouter une discussion avec Nasser qui revient sur les dispositifs de déradicalisation qui lui ont été imposé pendant sa détention. On en avait parlé au sujet de Salim, droit commun enfermé au quartier de prévention de la radicalité (QPR) de la Santé dans cette émission.

    On diffuse ensuite un épisode de Chroniques àMer, l’émission d’Alarm Phone, un collectif qui vient en aide aux personnes rejoignant l’Europe par voie maritime en tenant une permanence téléphonique. Dans cette émission, il est question de la criminalisation des personnes en exil a lieu tout au long des parcours de migrations et de leur enfermement dans des prisons ordinaires (et pas des centres de rétention administrative). On peut retrouver plus d’infos sur Alarm Phone sur leur site ici, et toutes leurs émission ici.

    L’abonnement au journal est gratuit pour les prisonniers
    et les prisonnières.

    En direct chaque vendredi de 19h à 20h30 sur FPP 106.3 en région parisienne.
    Rediffusions sur MNE 107.5 à Mulhouse, RKB 106.5 en centre-Bretagne lundi à 22h, Radio Galère 88.4 à Marseille le jeudi soir à 20h30, PFM à Arras et alentours 99.9 mardi à 21h30, Canal Sud 92.2 jeudi à 17h30 à Toulouse, L’Eko des Garrigues 88.5 à 12h le dimanche à Montpellier, Radio U 101.1 le dimanche à 16h30 à Brest, Radio d’Ici 106.6 à Annonay mardi à 21h30 et 105.7 FM & 97.0, à Saint-Julien-Molin-Molette dimanche à 20h, Radio FM 43 dimanche à 12h en Haute-Loire, 105.7 FM au Chambon-sur-Lignon, 102 FM à Yssingeaux et 100.3 FM au Puy-en-Velay, sur Radios libres en Périgord, en Dordogne,102.3 FM à Coulounieix-Chamiers jeudi à 20h, sur Radio Alto 94.8 FM sur le massif des Bauges jeudi à 21h, sur Jet FM 91.2FM à Nantes le lundi à 12h, et sur les webradios Pikez (dimanche à 11h) et Station Station (lundi à 13h).
    Et sur toutes les plateformes de podcast.

  • Les surveillants et la sécurité… contre le soin – News des QLCO – Procès de Ritchie Thibault : peut-on critiquer la justice et l’Etat ? – Psychiatrie : des projets de loi pour enfermer toujours +

    Les surveillants et la sécurité… contre le soin – News des QLCO – Procès de Ritchie Thibault : peut-on critiquer la justice et l’Etat ? – Psychiatrie : des projets de loi pour enfermer toujours +

    Émission de l’Envolée du vendredi 24 juillet 2026

    AU PROGRAMME :

    LETTRES DE PRISON :

    • Des nouvelles de Fabrice au quartier d’isolement de Condé-sur-Sarthe, qui attend des soins et que sa plainte contre des surveillants avance.
    • Aurélie au Centre pénitentiaire pour femmes de Rennes, qui raconte comment la logique sécuritaire et l’idéologie anti-prisonniers conduit à annuler une sortie activité thérapeutique organisée par le SMPR.

    RETOUR DU PROCES DE RITCHIE THIBAULT

    Il devait se tenir le 8 juillet mais a été reporté en dernière minute, au mépris des nombreux témoins qui s’étaient déplacés, dans le but de faire eux-mêmes le procès de la justice raciste et des violences d’état. On raconte un peu ce report, on repasse des extraits de notre émission du 6 juin avec Ritchie et on lit une lettre écrite pas Kémi à cette occasion.

    DES NOUVELLES DU QLCO DE CONDÉ-SUR-SARTHE

    Les surveillants sont mécontents d’avoir été épinglés dans le rapport de la contrôleuse de prisons (voir notre article, notre émission et la page de la CGLPL). Et ils le font sentir ! On donne des news des prisonniers et proches, de comment ça se passe en détention…

    (Cette émission a été enregistrée le 18 juillet, juste avant le mouvement de surveillants qui ont protesté contre ce rapport, choqués que la brutalité systémique des QLCO soit critiquée publiquement).

    L’ENFERMEMENT PSYCHIATRIQUE

    Suite à deux précédents épisodes sur l’enfermement psychiatrique et ses violences (voir ici et ) on revient sur des projets de lois, imprégnés de racisme, qui vont empirer tout ça…

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  • L’ AP s’en fout de la vie des taulards : Léon, mort de la canicule à Moulins / Un prisonnier dans le coma à Lutterbach – Même la CGLPL dénonce des « violences systémiques » au QLCO de Condé

    L’ AP s’en fout de la vie des taulards : Léon, mort de la canicule à Moulins / Un prisonnier dans le coma à Lutterbach – Même la CGLPL dénonce des « violences systémiques » au QLCO de Condé

    Émission de l’Envolée du vendredi 10 juillet 2026

    LETTRES

    • Des nouvelles de Pascal qui revient sur son transfert à St Martin de Ré, l’histoire particulière de cette centrale, les changements survenus ces dernières années en quartier maison centrale, et son parcours de prisonnier longue peine.
    • Kemi rend hommage à Léon, 72 ans, mort d’une crise cardiaque à cause de la chaleur à la Centrale de Moulins-Yzeure. Il dénonce l’indifférence généralisée pour les mort-es de la canicule en prison. L’occasion de rappeler que les personnes enfermées souffrent particulièrement des vagues de chaleur qui s’enchaînent. Mais comme dehors les pauvres subissent aussi ces canicules de plein fouet, le sort des prisonniers et des prisonnières n’émeut pas grand monde.


    Appel de la conjointe d’un prisonnier de Lutterbach qui est dans le coma depuis fin juin après qu’il a été retrouvé inconscient dans sa cellule en pleine canicule. Après avoir été baladée par l’administration pénitentiaire (AP) et l’hôpital qui refusent de communiquer le dossier médical, on lui a dit que la prise en charge a été trop tardive et que les dommages au cerveau sont irrémédiables. Comme d’hab l’AP ment pour se couvrir : elle affirme qu’il était en bonne forme lors de la ronde du matin, 4h avant qu’ils ne le retrouvent inconscient, et elle prétend qu’il s’est drogué, même si les analyses ne révèlent rien. Humiliation supplémentaire : alors que sa mise sous écrou avait été levée, permettant aux proches sans permis de visite de le voir à l’hosto, celle-ci a été réinstaurée par le juge alors que les médecins l’ont déclaré en fin de vie.


    On discute du rapport de la contrôleuse générale des lieux de privation de liberté (CGLPL) sur le quartier de lutte contre la criminalité organisée (QLCO) de Condé-sur-Sarthe, qui dénonce des « violences systémiques » et des traitements inhumains et dégradants qu’on racontait déjà dans le numéro 64 du journal l’Envolée (qu’on peut retrouver sur notre site ici) et dans différentes émissions (notamment ici et ). Des proches de personnes enfermées au QLCO de Condé dénonçaient également les conditions de parloirs effroyables qu’elles subissaient dans un texte consultable ici. La CGLPL se montre bien plus directe dans ses observations et ses recommandations qu’à son habitude. C’est que les pratiques qu’elle décrit sont particulièrement horribles : notamment des fouilles à nu humiliantes pouvant mener à des agressions sexuelles et des « pliages » ; ou encore des repas servis dans des paniers suspendus, le prisonnier risquant d’être privé de nourriture ou tabasser s’il touche le panier en prenant sa gamelle. On peut retrouver le rapport en ligne ici.


    On revient brièvement sur le procès de Ritchy Thibault qui devait se tenir le 8 juillet mais qui a été renvoyé. L’occasion de reparler du racisme d’État contre les voyageurs et censure de la parole des personnes racisées dont celle de Kemi, prisonnier longue peine et voyageur, qui devait témoigner à cette audience.


    AGENDA

    Marche pour un 14 juillet internationaliste marche à 15h à Bastille à Paris

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    Et sur toutes les plateformes de podcast.

  • Violences systémiques contre les prisonniers au QLCO de Condé : si même la CGLPL le dit… !

    Violences systémiques contre les prisonniers au QLCO de Condé : si même la CGLPL le dit… !

    Un rapport accablant publié par la contrôleuse des prisons, juillet 2026.

    Nous dénonçons les QLCO depuis l’annonce de leur création : « quartiers de lutte contre la criminalité organisée » ou « narco-prisons » selon leurs promoteurs, ces « QHS modernes » sont avant tout des lieux de torture. Depuis qu’ils ont ouvert, nous essayons de porter les voix de prisonniers et de leurs proches, malgré la chape de plomb qui les couvre, au sujet des conditions qui leur sont imposées dans ces QLCO et de la nécessité de se mobiliser.

    La CGLPL (contrôleuse générale des lieux de privation de liberté) vient de publier le rapport du 9 juin 2026 concernant sa visite à la prison d’Alençon Condé-sur-Sarthe, au QLCO et dans les autres quartiers. Ce rapport est accablant : c’est la première fois qu’elle émet des observations et recommandations aussi radicales, parce que la situation est extrême. Elle y parle explicitement de « violences systémiques » de la part de gardiens, permises par l’institution. Elle détaille des actes et un fonctionnement glaçants et réclame des mesures d’urgence, qui remettent en cause l’existence même de ces régimes de détention.

    Voici quelques extraits :

    « Il ressort des constats effectués et des témoignages reçus – tant de personnes détenues que de professionnels et intervenants – que des violences systémiques sont commises sur des détenus par des membres du personnel pénitentiaire de détention »

    « Lors des fouilles à nu, particulièrement nombreuses, un mécanisme récurrent d’escalade s’exerce : le moindre retard ou la moindre incompréhension pour répondre aux injonctions multiples ou difficilement exécutables sont qualifiés de refus d’obtempérer. Il conduit alors à des interventions physiques, dites « pliage ». (…) Des modalités de réalisation de ces fouilles sont humiliantes ou brutales : maintien en équilibre sur un pied, bras tendus sans possibilité de prendre appui, gestes brusques de certains agents avec leurs mains ou le magnétomètre. Selon les propos rapportés, ces fouilles donnent parfois lieu à des attouchements au niveau des fesses et des parties génitales des détenus.

    Lorsqu’il est fait usage de la force et notamment de pratiques de « pliage », les détenus, le cas échéant déjà nus, sont projetés ou immobilisés au sol. Ces techniques d’immobilisation peuvent s’accompagner de doigts dans la bouche et dans les yeux, de pratiques asphyxiantes, de prise des parties génitales. Dans un bureau occupé par des officiers, un tableau blanc porte l’inscription : « Si tu peux parler, c’est que tu respires ☺ ». Plusieurs détenus ont rapporté avoir entendu cette même phrase après avoir été « pliés » lorsqu’ils se plaignaient de difficultés respiratoires. Dans plusieurs situations documentées, ces violences ont entraîné des lésions médicalement constatées. »

    « Des propos enfreignant la loi et les règles du code de déontologie auquel le personnel pénitentiaire est astreint sont rapportés à de nombreuses reprises : « Espèce de merde », « Ta gueule », « Sale bougnoule », « Ici on va te briser ». Certains prennent la forme de chants :

    Au quartier disciplinaire : « Plusieurs témoignages concordants ont rapporté une pratique consistant à placer les éléments des repas dans une corbeille tenue en hauteur en défiant le détenu de s’en saisir sans toucher ladite corbeille, sous peine de ne pas recevoir de nourriture et de subir des violences. Les propos racistes et nationalistes décrits précédemment y sont également entendus. »

    Les prisonniers du QLCO sont obligés de se placer sur une ligne tracée sur le sol de leur cellule lorsqu’on ouvre la porte, et de marcher sur une autre ligne lors des déplacements. Le prétexte est la prévention des agressions, alors qu’en grande majorité, ces prisonniers ne présentent aucun passé agressif en détention. Selon la CGLPL : « L’ensemble s’inscrit dans une démarche d’humiliation et de déshumanisation. »

    « Certaines pratiques de surveillants relèvent d’une logique d’intimidation et d’abus de pouvoir » : « cris dans les coursives », « coups portés dans les portes », « interpellations agressives ou insultes ». Ordres lancés sous formes de mots-clé : « Parloir », « Fenêtre », « Promenade », etc. « Réveils volontaires » la nuit : « allumage de la lumière, coups de pied dans la porte ou injonctions adressées aux occupants des cellules ».

    Elle relate de nombreux « Ordres abusifs et humiliants », interdictions et privations d’effets personnels (savon, vêtements propres, tabac). Elle précise que les techniques de pliage et le placement au quartier disciplinaire (QD) sont employés lorsque des surveillants estiment que des actes, pourtant autorisés par la direction (comme transporter un livre !) sont des infractions.

    Elle note aussi que les cagoules portées par les gardiens augmentent leur sentiment d’impunité, pour conclure : « L’ensemble de ces agissements relève de traitements inhumains et dégradants et constitue des fautes professionnelles, voire des infractions pénales. Ils vont au-delà de l’absence de dialogue entre surveillants et détenus revendiquée depuis la mise en service de l’établissement ». Elle rappelle aussi que la prison de Condé-sur-Sarthe a déjà été épinglée pour des pratiques violentes, non résolues, avant l’ouverture du QLCO..

    Elle conclut : « Par leur nature et leur accumulation, ces faits portent gravement atteinte à la dignité des personnes détenues et sont susceptibles de relever de l’article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme. Ils doivent cesser immédiatement. Le CGLPL rappelle que l’administration est responsable de la sécurité et de l’intégrité des personnes confiées à sa garde, qu’elle doit protéger de toute forme de violence. A ce titre, elle doit prendre toute mesure propre à la prévenir et à y mettre fin. Aucun acte de violence ne doit rester sans réponse. En l’état, le fonctionnement de l’établissement ne permet pas d’y prendre en charge des personnes privées de leur liberté par décision de justice dans le respect de leur dignité. »

    Fidèle à lui-même, le garde des sceaux a répondu à ce rapport qu’il ne voyait pas de problème, étant donné qu’aucun des centaines de recours au tribunal engagés par les prisonniers et leurs avocat.e.s, n’ont abouti… Évidemment : la justice valide les agissements de ses agents. Pour eux : « les QLCO sont nécessaires ».

    Nous ne pouvons pas attendre qu’un rapport de la CGLPL change les choses tout seul. Les prisonniers eux-mêmes prennent des risques et se mobilisent depuis des mois pour dénoncer ce qu’ils vivent. Nous devons au moins les entendre et leur donner de l’écho.

    Nous vous invitons à lire et faire circuler ce rapport dans son intégralité, et à manifester votre désaccord… Pourquoi pas appeler la détention pour les questionner et affirmer votre solidarité avec les prisonniers et leurs proches ? (Numéros disponibles sur les pages officielles du ministère).

    Le rapport complet se trouve ici.
    Cliquez ici pour lire la publication complète du CGLPL : rapport, référence à des rapports précédents pointant des violences, réponse de Darmanin.

    Précisons que ce rapport n’aborde pas les gros soucis liés aux parloirs et liens avec les proches, que nous avons largement documentés.

    Et pour écouter ou lire d’autres prises de paroles sur les QLCO :

    Article du journal l’envolée n°64, janvier 2026.

    Des proches du QLCO de Condé dénoncent les conditions de parloir (émission)

    Lettre collective des proches de prisonniers de Condé

    Emission sur le mouvement de prisonniers au QLCO.

  • Histoires de luttes de prisonniers contre l’isolement carcéral : bagarres et cuisines dans les QI des années 2000 – contre les QHS et les centrales dans les années 1980

    Histoires de luttes de prisonniers contre l’isolement carcéral : bagarres et cuisines dans les QI des années 2000 – contre les QHS et les centrales dans les années 1980

    Émission de l’Envolée du vendredi 3 juillet 2026

    On lit à plusieurs voix l’introduction du livre Mange ta peine : recettes du prisonnier à l’isolement de Moben, publié au printemps 2026 aux éditions du bout de la ville. Pour rappel, suite à sa publication, son auteur a subi un transfert punitif au quartier de lutte contre la criminalité organisée de Condé-sur-Sarthe. On peut commander le livre sur le site des éditions ici et il est gratuit pour les personnes enfermées.

    Dans ce texte, Moben revient sur les luttes collectives des prisonniers dans les quartiers d’isolement (QI) au début des années 2000 qui ont obtenu un certain nombre d’amélioration de leurs conditions de détention. L’ouverture des QLCO de Vendin et de Condé vise justement à revenir sur les acquis de plus de 20 ans de luttes à l’intérieur. Cette introduction raconte aussi l’importance de la cuisine pour tenir à l’intérieur alors que la nourriture infecte de la gamelle fait partie de la punition.

    On écoute ensuite un enregistrement de Gabriel Muesca, militant basque incarcéré pendant 17 ans dont 2 années à l’isolement, sur la publication du livre La Fureur du lâche, chronique de l’isolement, de Fernando Garcia Jodra, un autre militant de la cause basque qui a passé 19 années dans les quartiers d’isolement des prisons espagnoles (et qui est encore incarcéré dans un prison du pays basque). Muesca raconte les effets de l’isolement sur le corps et l’esprit des individus et rappelle l’importance d’écouter les personnes qui subissent cette torture.

    On passe enfin un passage d’une discussion avec un ancien prisonnier longue peine qui raconte les luttes contre les quartiers de haute sécurité (QHS) et les maisons centrales dans les années 1980 et 1990. Cet enregistrement a été réalisé et diffusé par les camarades de la Courte Échelle dans le cadre d’un week-end anticarcéral à Marseille au printemps 2025.

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  • QPR : répression à la Santé – La prison ne nous protège pas des violeurs.

    QPR : répression à la Santé – La prison ne nous protège pas des violeurs.

    Émission de l’Envolée du vendredi 26 juin 2026

    PROGRAMME

    • Force, courage et détermination à tous les prisonniers et prisonnières qui subissent une canicule aux effets démultipliés derrière les murs, sans aucune mesure de protection et dans l’indifférence généralisée !
    • LA PRISON NE NOUS PROTÉGERA PAS DES VIOLEURS, des hommes violents et des pédophiles :

    Le meurtre et le viol d’une petite fille a été suivi de larges mobilisations contre les violences faites aux enfants. Si nous pensons aussi qu’il faut lutter de toute urgence contre les violences faites aux enfants et les violences patriarcales en générales, nous pensons qu’il faut aussi critiquer les appels à toujours plus d’enfermement pour les violeurs et les hommes violents, et pour qui que ce soit. Plus d’enfermement, c’est plus d’enfermement pour tout le monde, surtout pour ceux et celles qui subissent déjà le racisme, la pauvreté (pas pour Roger le médecin qui maltraite tranquille ses gosses). Pour discuter de ces épineuses questions, on lit une lettre, des textes, et on passe quelques sons :

    • Lecture d’une lettre de prisonniers du QLCO de Condé-sur-Sarthe qui dénoncent le déséquilibre entre la torture qu’ils subissent et le traitement désinvolte des violences faites aux enfants.
    • « Faut-il emprisonner les violeurs ? » : extraits du livre Libertés sur paroles, de Christophe Soulié, sur le CAP (Comité d’action des prisonniers), des prisonniers et prisonnières en lutte contre la prison dans les années 1970-80. Des prisonnières critiquent la revendication du mouvement féministe qui à l’époque réclamait la pénalisation du viol.
    • « Deux ou trois choses sur l’inceste », texte lu le 8 mars 2021 dans une manif : des féministes anti-carcérales, concernées par l’inceste, critiquent l’enfermement et revendiquent l’urgence de lutter contre ces violences autrement.
    • On passe un son piqué sur l’instagram d’Aurélien Bélliard : « Ça m’aurait apporté quoi, à moi, victime d’agression sexuelle, que mon agresseur meurt ?! (…) J’ai jamais entendu une victime d’acte pédocriminel plaider la peine de mort. (…) Vous avez juste envie de vous venger, de nous venger, parce que vous n’avez pas su nous protéger. »
    • Violence judiciaire… même contre les personnes agressées ! « Elle attend quoi, de faire un orphelin ? », une chronique de comparution immédiate par la Sellette
    • Extrait d’une lettre de Maite et Marina, en mai 2017 à la prison de Rennes :

    (publiée dans le journal L’Envolée n°46)

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