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  • La Police devant la justice (Tapages)

    La Police devant la justice (Tapages)

    Émission de l’Envolée du vendredi 13 mars 2026

    AU PROGRAMME :

    On commence l’émission en écoutant deux chroniques d’audience également prises sur le site de La Sellette et qui montre la violence quotidienne de la justice ordinaire dans une salle de comparution immédiate à Toulouse.

    Puis on rediffuse une émission Tapage de novembre 2025, diffusée sur radio Canal sud à Toulouse et sur la Sellette, blog de chroniques de la violence judiciaire (récits et analyses), intitulée

    La Police devant la justice

    du 22 février 2026.

    « Ce mois-ci, Tapage diffuse un entretien avec Ana Pich. Autrice de bandes-dessinées et journaliste dessinatrice d’audience, Ana est venue à la librairie Terra Nova présenter son troisième ouvrage Sans foi ni loi. La police face à la justice (Massot éditions). Pour cette BD, elle a assisté durant plusieurs années et dans différentes villes de France à des procès de policiers accusés de violence, pendant ou hors de leur service. Dans les comptes-rendus dessinés de ces audiences, Ana décortique les mécanismes de défense des policiers et montre comment les juges, à rebours de leur pratique habituelle, accordent un crédit surprenant à la parole de ces accusés particuliers. En fin d’émission, Tapage revient sur deux procès récents de matons de la maison d’arrêt de Seysses, accusés de violences sur des détenus. »

    L’abonnement au journal est gratuit pour les prisonniers
    et les prisonnières.

    En direct chaque vendredi de 19h à 20h30 sur FPP 106.3 en région parisienne.
    Rediffusions sur MNE 107.5 à Mulhouse, RKB 106.5 en centre-Bretagne lundi à 22h, Radio Galère 88.4 à Marseille le jeudi soir à 20h30, PFM à Arras et alentours 99.9 mardi à 21h30, Canal Sud 92.2 jeudi à 17h30 à Toulouse, L’Eko des Garrigues 88.5 à 12h le dimanche à Montpellier, Radio U 101.1 le dimanche à 16h30 à Brest, Radio d’Ici 106.6 à Annonay mardi à 21h30 et 105.7 FM & 97.0, à Saint-Julien-Molin-Molette dimanche à 20h, Radio FM 43 dimanche à 12h en Haute-Loire, 105.7 FM au Chambon-sur-Lignon, 102 FM à Yssingeaux et 100.3 FM au Puy-en-Velay, sur Radios libres en Périgord, en Dordogne,102.3 FM à Coulounieix-Chamiers jeudi à 20h, sur Radio Alto 94.8 FM sur le massif des Bauges jeudi à 21h, sur Jet FM 91.2FM à Nantes le lundi à 12h, et sur les webradios Pikez (dimanche à 11h) et Station Station (lundi à 13h).
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  • Des nouvelles de Kémi – Le médical et les SPIP, ça craint à Rennes – Mort de Frédéric Grochain, prisonnier kanak déporté

    Des nouvelles de Kémi – Le médical et les SPIP, ça craint à Rennes – Mort de Frédéric Grochain, prisonnier kanak déporté

    Émission de l’Envolée du vendredi 27 février 2026

    Une lettre de Kémi écrite depuis la centrale de Moulins-Yzeure du 10 février 2026. Il parle de la censure de ces derniers courriers et revient sur les suites de son bras de fer avec la direction pour obtenir la levée de son statut de DPS (détenu particulièrement surveillé) et son transfert en centre de détention (CD). Il a enfin obtenu la levée de sa gestion isolée et attend la prochaine commission DPS. On avait parlé de sa lutte dans cette émission il y a quelques semaines et on avait relayé un communiqué de soutien.

    Deux lettres d’Aurélie du centre de détention de Rennes. Elle parle dans un premier courrier de soucis avec le médical et l’UCSA car elle a eu une infection à l’œil après un traitement prescrit. Elle a enfin obtenu l’expertise qu’elle attend depuis des années pour voir avancer son dossier. Dans sa seconde lettre, elle raconte comment un SPIP (conseiller de probation et d’insertion) s’est permis de lui balancer le dossier pénal d’un autre prisonnier, se torchant tranquillement avec le respect des personnes enfermées.

    On revient sur la situation des prisonniers kanaks déportés en métropole avec Julie du collectif Solidarité Kanaky, qu’on a déjà reçu plusieurs fois à cette antenne pour discuter de la répression coloniale des luttes en Kanaky depuis deux ans avec le transfert de dizaines de prisonniers en métropole (notamment dans cette émission). On en profite pour revenir sur la lutte kanak pour l’indépendance et sa répression par l’Etat français et des milices de colons couverts par le pouvoir. On décrit l’usage colonial de la justice et de la prison dans l’archipel. On revient sur une mutinerie dans la prison du Camp-Est, la prison du territoire installée dans l’ancien bagne au cours de laquelle un prisonnier, Julien, avait été tué et qui a également été brutalement réprimée.

    On écoute également le témoignage d’un autre prisonnier kanak, sorti depuis, qui raconte les conditions horribles de ces déportations massives en métropole.

    On parle ensuite de la mort de Frédéric Grochain, mort dans sa cellule le 6 février 2026 à Varennes-le-Grand. Et on lit le communiqué publié en réaction à son décès et qu’on republie ici.

    On peut retrouver plus d’infos sur le site de solidarité Kanaky ici.

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  • Comment les États répriment (Tapages)

    Comment les États répriment (Tapages)

    Émission de l’Envolée du vendredi 20 février 2026

    AU PROGRAMME :

    On rediffuse une émission Tapage de novembre 2025, diffusée sur radio Canal sud à Toulouse et sur la Sellette, blog de chroniques de la violence judiciaire (récits et analyses).

    Intitulée « Comment les États répriment, entretien avec Vanessa Codaccioni »

    Vanessa Codaccioni, maîtresse de conférence à l’université Paris 8, travaille depuis 20 ans sur la justice pénale, la criminalité et la répression. Elle est venue à la librairie Terra Nova (Toulouse) présenter son dernier livre Comment les États répriment. Une courte histoire du pouvoir de punir (Divergences, 2025). Cet ouvrage retrace l’histoire des répressions d’État – de la protection de la « chose publique » à la lutte antiterroriste, en passant par la gestion carcérale de la délinquance ordinaire – en montrant comment les cibles de la répression se multiplient, tout comme les manières de réprimer.

    Dans le cadre d’une série d’émissions sur la justice antiterroriste, Tapage a notamment abordé avec elle l’action de l’État dans ce domaine, qui se caractérise par sa dimension préventive : l’objectif de l’Administration, du Renseignement et des services de police est de neutraliser les personnes avant qu’elles passent à l’acte. Cette logique contamine la justice : plutôt que de punir des actes effectivement commis, la justice peut condamner des intentions. Ce qui pose la question de l’administration de la preuve et des droits de la défense : comment prouver une intention et comment s’en défendre ?


    Sur la violence judiciaire ordinaire : le livre Sur la sellette, chroniques de comparutions immédiates… est gratuit pour les prisonnier.e.s !

  • Communiqué du QLCO de Condé-sur-Sarthe

    Communiqué du QLCO de Condé-sur-Sarthe

    On peut écouter la lecture du communiqué à l’émission du 6 février 2026 :

    Au quartier de lutte contre la criminalité organisée (QLCO) de Condé-sur-Sarthe, moins de trois mois après son ouverture en novembre 2025, les prisonniers ont commencé des mouvements de protestation. En janvier 2026, ils ont tapé dans les portes et inondé les coursives, et la direction a décidé de couper l’eau aussi sec. Certains rendent d’eux-mêmes tout ce que l’administration pénitentiaire (AP) pourrait leur enlever – télé, frigo… –, ou même arrêtent de cantiner pour réduire le pouvoir de l’administration en lui retirant tout moyen de pression. Comme en septembre au QLCO de Vendin, les prisonniers du Condé ont fait sortir un communiqué dénonçant l’arbitraire de ce régime de détention et son impact sur leurs proches.


    A Gerald Darmanin (alias Moussa de son vrai prénom)

    Je fais ce courrier de la part de tous les détenus du QLCO de Condé-sur-Sarthe. A partir de cet instant, c’est-à-dire le 5 janvier au soir, nous entamons des mouvements de protestation contre le QLCO qui instaure ses propres règles à l’instar du QLCO de Vendin-le-Veil qui parait beaucoup plus souple : 2 heures de promenade, lecteur DVD en cellule, pas de marquage au sol à suivre (une ligne par terre). Ici à Condé, les requêtes ne sont pas prises en compte, les détenus sont 23 h sur 24 en cellule et pour la plupart (pour ne pas dire tous) n’ont rien à faire dans un QLCO.

    Le QLCO n’a aucune vocation si ce n’est une vengeance personnelle sur les détenus, nous regrettons l’opacité des procédures pour affecter les détenus : si l’ensemble des dossiers était traité avec discernement, aucune des personnes détenues à l’instant n’aurait suffisamment de motivations pour y être affectées.

    Les QLCO ont été créés juste pour assouvir les ambitions politiques du ministre de la justice, à part cela, cela ne sert à rien : les agents sont des cagoulés alors que j’étais incarcéré dans cette prison il y a 40 mois en arrière, je les connais tous, c’est une mascarade.

    Pour finir l’ensemble des détenus de Condé-sur-Sarthe QLCO est déterminé à protester, on attend des changements ainsi que de pouvoir s’entretenir avec le chef d’établissement pour améliorer nos conditions de détention.

    Signé : L’association de bien-fêteur de Condé-sur-Sarthe

  • Lettres de Saint-Martin-de-Ré – Lutte contre les conditions d’enfermement au QLCO de Condé

    Lettres de Saint-Martin-de-Ré – Lutte contre les conditions d’enfermement au QLCO de Condé

    Émission de l’Envolée du vendredi 30 janvier 2026

    Une lettre de Joseph depuis la centrale de Saint-Martin-de-Ré. Il raconte comment il se fait balader de quartiers d’isolement en quartiers disciplinaires et l’administration pénitentiaire (AP) s’acharne contre lui. Il rend hommage à des personnes décédées entre les mains des surveillants et revient sur les multiples agressions qu’il a subi de leur part. Il cite également d’autres prisonniers longues peines qui sont comme lui incarcérées en métropole alors qu’ils viennent de colonies française. On lit également une lettre d’un prisonnier proche de Joseph qui le soutient.

    On revient ensuite sur le quartier de lutte contre la criminalité organisée (QLCO) de Condé-sur-Sarthe d’où est sorti un communiqué annonçant le début d’une lutte collective des prisonniers le 5 janvier 2026. A partir de récits de l’intérieur, et malgré les efforts de l’AP pour empêcher toute information de sortir de ces quartiers, on essaie de décrire les conditions d’enfermement horrible instaurées par les matons : matons cagoulés, ligne au sol où se mettre pour l’ouverture de la porte, réveil nocturne toutes les deux heures avec des lumières fortes, fouilles à nu prolongées et systématiques, passage à tabac ritualisé dès que les règles sont questionnées, cantines très limitées, palpations des enfants aux parloirs, etc.

    On revient sur l’histoire des différents quartiers de haute sécurité – QHS, QI, QMC – et des luttes de prisonniers et prisonnières qui ont permis d’y obtenir des aménagements. Il faut comprendre les QLCO comme un retour en arrière par rapport à tous ces acquis et un condensé de toutes les pratiques de tortures blanches développées par l’administration et ses agents depuis deux décennies. D’ailleurs, on voit déjà que les syndicats de matons se tirent la bourre pour obtenir le maximum de moyens dans les taules où les futurs QLCO vont ouvrir : Réau, Valence, Luynes.

  • « La moitié de la prison est malade » – Conditions de merde à la MA de Lille-Séquedin – Kémi en grève de la faim – Encore des dingueries de Darmanin

    « La moitié de la prison est malade » – Conditions de merde à la MA de Lille-Séquedin – Kémi en grève de la faim – Encore des dingueries de Darmanin

    Émission de l’Envolée du vendredi 30 janvier 2026

    Une lettre d’Aurélie du CD de Rennes pour souhaiter la bonne année : « la moitié de la prison est malade », et elle attend toujours le rapport d’un expert pour espérer une permission.

    On lit un message qui dénonce les conditions de détention à la maison d’arrêt de Lille-Séquedin : pression psychologique, surpopulation, insalubrité, nourriture insuffisante et dégueu, dégradation des sens. On peut lire l’intégralité du texte sur le site le collectif lillois À l’Arrache ici. On peut aussi écouter leur émission de radio contre les prisons une fois par mois sur Radio Campus Lille.

    On revient sur la lutte que mène Kémi à la centrale de Moulins-yseure pour obtenir la fin de sa gestion isolée et son transfert en centre de détention (CD). Le jeudi 22 janvier, il s’est mis en grève de la faim et des proches ont fait tourner ses revendications à l’extérieur (on peut retrouver le texte de soutien sur notre site ici). Sa gestion isolée a finalement été levée et il a été reçu par la direction qui lui a promis que son statut de DPS serait levé et qu’ils soutiendraient une demande de transfert. À suivre …

    On finit en discutant des dernières dingueries de Darmanin pour son projet de loi pour des « sanctions sûres et efficaces ». Cette fois il ressort et déforme la vieille idée du numerus clausus et veut encore raboter et conditionner les aménagements de peine.

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  • Solidarité avec Mickaël Gilgenmann en grève de la faim pour son transfert et contre son maintien à l’isolement

    Solidarité avec Mickaël Gilgenmann en grève de la faim pour son transfert et contre son maintien à l’isolement

    Actuellement prisonnier à la centrale de Moulins-Yzeure, Mickaël Gilgenmann est incarcéré depuis quatorze ans, dont il a passé la plus grande partie en centrale (prison sécuritaire). Cela fait quatre ans qu’il aurait pu bénéficier d’un aménagement de peine, et il est libérable dans six ans. À son arrivée à Moulins, Mickaël avait été sorti de l’isolement qu’il subissait depuis de longues années, mais depuis six mois, il a de nouveau été soumis à ce régime.

    La direction lui a promis son transfert vers un centre de détention, un type de prison où il est – en principe – moins difficile d’obtenir une libération conditionnelle, contrairement aux maisons centrales, bien plus sécuritaires. L’administration disait que sa sortie de l’isolement serait envisageable après ce transfert, mais en dépit de ces promesses répétées, il a appris ce 22 janvier que le transfert n’aurait pas lieu, et qu’il n’avait même jamais été envisagé.

    Mickaël a immédiatement commencé une grève de la faim et de la soif dès le jeudi 22 janvier à midi. Il ne reçoit pas le suivi médical nécessaire, et son état de santé se dégrade très rapidement. Vendredi, une infirmière a constaté son état ; en 24 heures, il avait déjà perdu deux kilos. Sa santé s’est encore détériorée samedi 24 janvier, et il commençait à avoir des douleurs dans les reins.

    Mickael a décidé d’arrêter sa grève de la soif, mais de continuer sa grève de la faim jusqu’au bout malgré son état de santé déjà préoccupant pour maintenir un rapport de force avec l’administration pénitentiaire. Il est déterminé dans cette lutte qu’il considère comme un dernier recours.

    Nous sommes préoccupés par l’état de santé de Mickaël. Précisons ici clairement qu’il n’est pas du tout suicidaire. Si la direction du centre pénitentiaire de Moulins-Yzeure n’agit pas au plus vite auprès de son administration pour accéder à ses demandes (transfert et levée de l’isolement) et s’il ne fait pas l’objet d’une prise en charge médicale adaptée, elle portera l’entière responsabilité des séquelles sur son état de santé.


    Nous appelons a soutenir Mickaël Gilgenmann dans sa lutte pour obtenir la fin de son isolement et son transfert en centre de détention. Il est en grève de la faim depuis le jeudi 22 janvier et jusqu a ce que ses revendications soient entendues. On invite les personnes solidaires a envoyer au plus vite le courrier ci-dessous à la direction de l’administration pénitentiaire, la direction interrégionale pénitentiaire Lyon Centre Est et au centre pénitentiaire de Moulins Yzeure pour qu’ils sachent que Mickaël n’est pas seul dans son combat et exiger la fin de l acharnement de l administration pénitentiaire a son égard. Nous demandons également aux soutiens d appeler massivement le prison de Moulins dès lundi 26 janvier au 04 70 35 15 00 pour faire passer le même message à la direction et aux autres services de la détention.


    Direction de l’administration pénitentiaire
    13, place Vendôme
    75042 Paris Cedex 1

    Copie à :
    Direction interrégionale des services pénitentiaires Lyon Grand-Est
    19 Rue Crépet, 69007 Lyon

    Direction du centre pénitentiaire de Moulins-Yzeure
    Rue Millepertuis, 03400 Yzeure

    Objet : GRÈVE DE LA FAIM A LA PRISON DE MOULINS-YZEURE

    Madame, Monsieur,

    J’ai été informé que M. Mickaël Gilgenmann a entamé une grève de la faim le jeudi 22 janvier 2026 à midi pour exiger son transfert en centre de détention et la fin de son isolement.

    Pour rappel, Mickaël Gilgenmann est incarcéré depuis quatorze ans, dont il a passé la plus grande partie en centrale. Cela fait quatre ans qu’il aurait pu bénéficier d’un aménagement de peine, et il est libérable dans six ans. À son arrivée à Moulins, Mickaël avait été sorti de l’isolement qu’il subissait depuis de longues années, mais depuis six mois, il est de nouveau soumis à ce régime.

    Je suis préoccupé par l’état de santé de Mickaël. Précisons ici clairement qu’il n’est pas du tout suicidaire. Si la direction du centre pénitentiaire de Moulins-Yzeure n’agit pas au plus vite auprès de son administration pour accéder à ses demandes et s’il ne fait pas l’objet d’une prise en charge médicale adaptée, elle portera l’entière responsabilité des séquelles sur son état de santé.

    Je soutiens les demandes de Monsieur Gilgenmann :
    – j’exige la fin de son isolement qui a dépassé toutes les limites légales et humaines ;
    – son transfert immédiat en centre de détention pour pouvoir enfin entamer une procédure d’aménagement ;

    En vous priant de bien vouloir prendre en compte sa demande, cordialement,

  • Histoires de luttes contre l’allongement des peines et les QHS modernes

    Histoires de luttes contre l’allongement des peines et les QHS modernes

    Émission de l’Envolée du vendredi 23 janvier 2026

    Depuis des décennies, des prisonniers, prisonnières et leurs proches dénoncent l’allongement des peines et les régimes d’isolement. Actuellement, comment fédérer les résistances face à la brutalité de la justice et des QHS ? (Quartiers haute sécurité, devenus QI, QMC, QLCO, « narco-prisons »…). Pour poser quelques bases pour réfléchir ensemble, nous partageons dans cette émission des archives sonores de mobilisations auxquelles l’Envolée a participé de 2008 à 2014.

    AU PROGRAMME :

    • Archives de l’ARPPI (Association pour le respect des proches de personnes incarcérées), fondée notamment par Catherine en 2008. Malheureusement décédée depuis, elle présentait à l’époque les motivations et l’origine de ces combats : le sort réservé à ses deux fils, Cyril et Christophe Khider, qui ont subi de très lourdes peines et des années d’isolement suite à des évasions (ou tentatives). On écoute des membres de l’ARPPI et leurs alliés proposer des moyens de s’organiser face à la violence pénitentiaire.

    Entre autres, l’ARPPI s’est fédérée avec des proches de personnes mortes de façon suspecte en détention et a initié la campagne contre les longues peines et les quartiers d’isolement de 2009, clôturée par une grande manifestation à Paris le 8 novembre.

    Vous pouvez retrouver des archives de ces mobilisations sur la page vidéos de l’ARPPI et dans le journal l’Envolée n°27.

    • Mobilisation contre les QHS modernes de Condé-sur-Sarthe puis Vendin-le-Vieil.

    Devenues tristement célèbres avec les nouveaux QLCO (quartiers de lutte contre la criminalité organisée) vantés par Darmanin, ces prisons ouvertes en 2013-2014 étaient déjà des « QHS tombeaux secrets », qui visaient à briser les prisonniers. A l’époque, des collectifs et associations ont essayé de donner la parole à ces isolés en commençant par leur adresser un questionnaire dont nous écoutons les réponses.

    • Lettre écrite par Christopher en 2014 depuis la prison de Condé-sur-Sarthe.
    • Réunion publique « Contre les peines infinies et pour la fermeture immédiate des QHS modernes », le 2 avril 2014

    Organisée par des groupes et personnes mobilisées contre l’allongement des peines et la politique d’absence d’aménagement de peines, la construction des nouvelles prisons (Réau, Annoeullin, etc.) et l’ouverture d’établissements hypersécuritaires à Condé-sur-Sarthe puis Vendin-le-Vieil.

    Nous en rediffusons des extraits sonores, avec la participation de :
    – Philippe El Shennawy, prisonnier longue-peine, sorti en libération conditionnelle après 38 ans d’incarcération,
    – Cyril Canetti, psychiatre ayant refusé de porter plainte contre le prisonnier qui l’avait pris en otage,
    – Pierrette Poncéla, professeur de droit pénal à l’université de Nanterre,
    – Delphine Boesel avocate au barreau de Paris, spécialisée en droit pénitentiaire, membre de l’Observatoire international des prisons,
    – D’autres juristes, et même un conseiller juridique du gouvernement… qui dénonce l’indignité subie par les prisonniers !
    – L’Envolée, journal et radio contre les prisons.

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  • Commémoractions 6 février pour les disparu.e.s en mer – Permis de tuer (Minuit décousu)

    Commémoractions 6 février pour les disparu.e.s en mer – Permis de tuer (Minuit décousu)

    Émission de l’Envolée du vendredi 16 janvier 2026

    AU PROGRAMME :

    Présentation d’Alarmphone, un numéro d’alarme pour les personnes en détresse lors d’une traversée des frontières par la mer, ou dans des cas de refoulement.

    Appel pour les Commémoractions du 6 février 2026. C’est une Journée mondiale de luttes contre les morts aux frontières, en souvenir du massacre de Tarajal et à la mémoire de toutes les personnes disparues aux frontières, souvent en traversant la mer, victimes de politiques racistes des Etats et des politiques migratoires Européennes.

    On rediffuse une émission de Minuit décousu (Radio Canut, Lyon) : « Permis de tuer », sur les collectifs et réseaux de lutte contre les violences d’état (policières, pénitentiaires…) et sur les mobilisations abolitionnistes.

    https://migreurop.org/article3526.html?lang_article=fr

    Pour en savoir plus : Chronique Amer, podcasts radio mensuels pour raconter et analyser ce qui se passe aux frontières maritimes de l’Europe. Réalisée par des membres du réseau AlarmPhone.

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  • « Il vont encore me coller une nouvelle étiquette » – Des nouvelles d’Aurélie – Guide à l’usage des proches de personnes incarcérées (réédition)

    « Il vont encore me coller une nouvelle étiquette » – Des nouvelles d’Aurélie – Guide à l’usage des proches de personnes incarcérées (réédition)

    Émission de l’Envolée du vendredi 9 janvier 2026

    Une carte de vœux et une lettre de Kémi qui donne des nouvelles : enfermé depuis 14 ans, en centrale depuis 11 ans, aménageable depuis 4 ans et libérable dans 4 ans ; statut DPS (détenu particulièrement signalé) prolongé, fouille impromptu par les ELSP (équipe locale de sécurité pénitentiaire) casqués, et un tour au cachot annulé par le médical. Pourtant, comme il le dit, « ce n’est pas avec de la torture blanche ou physique qu’ils feront de nous des personnes meilleures ». Il se moque d’un ancien dirigeant qui se lamente sur son passage express en prison alors qu’il a profité de conditions inédites : permis de visite obtenus immédiatement, parloirs à répétition, pas de limites sur les colis etc. « Bref je vais me calmer un peu sinon il vont encore me coller une nouvelle étiquette ».

    Une lettre d’Aurélie depuis le centre de détention pour femmes de Rennes où un incendie a intoxiqué des personnes en décembre 2025. Elle attend depuis deux ans un rapport d’un expert judiciaire sans lequel elle ne peut faire aucune démarche d’aménagement. Elle raconte aussi comment les agents de l’administration pénitentiaire utilise des photos de ses proches comme moyens de pression.

    Présentation de la nouvelle édition du guide à l’usage des proches de personnes incarcérées (dont la première version a été publiée en 2016) et qui vient d’être mis à jour et réimprimé. On en discute avec deux personnes qui ont participé à cette réédition. Ce travail part du constat que tous les proches se posent les mêmes questions et qu’il est souvent très difficile de trouver des réponses claires et de connaître les spécificités de chaque taule. C’est donc une compilation d’informations pratiques et pragmatiques : colis, parloirs, vêtements autorisés, petites astuces, etc. Il a fallu aussi intégrer les nouveautés de l’administration pénitentiaire: les structures d’accompagnement vers la sortie (SAS qui ont remplacé les QPA), les quartiers contre la radicalisation (QPR), les quartiers de lutte contre la criminalité organisée (QLCO), le doublement du nombre de personnes sous bracelet électronique… vu que l’extension de la prison et l’individualisation des peines continuent toujours plus vite.

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