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  • En solidarité avec Moben et les prisonniers en lutte à la prison de Condé-Sur-Sarthe

    En solidarité avec Moben et les prisonniers en lutte à la prison de Condé-Sur-Sarthe

    Cher·es ami·es, éditeurs, éditrices, libraires, journalistes, militants et militantes associatifs, cuisiniers, cuisinières, lecteurs, lectrices,

           En novembre dernier, nous faisions paraître Mange ta peine, recettes du prisonnier l’isolement, écrit par Moben un prisonnier qui a passé onze années en quartier d’isolement. Quelques jours plus tard, nous apprenions son transfert disciplinaire à la prison de haute sécurité d’Alençon-Condé-sur-Sarthe pour y être placé au nouveau QLCO (Quartier de lutte contre la criminalité organisée). Son livre n’avait pas plu au ministère de la Justice alors en pleine campagne de communication sécuritaire (voir notre communiqué ici).

          Vous avez été nombreuses et nombreux à témoigner de votre solidarité avec Moben en achetant son livre chez des libraires qui l’ont mis en avant, en passant des commandes groupées ou en cuisinant ses recettes lors de grands banquets. La censure et les hauts murs ne parviennent jamais tout à fait à étouffer la voix d’un enfermé.

        Cela fait plus de six mois que Moben subit le régime déshumanisant de ce nouveau quartier de haute sécurité (QHS) : surveillants cagoulés 24 h/24 dont les ordres se réduisent à de simples mots : « Ligne / Bras / Reculer… » ; au sol de la cellule, une ligne rouge sur laquelle se tenir, bras en l’air dès que les surveillants en donnent l’ordre ; fouille à nu quotidienne dans des conditions extrêmes ; appels téléphoniques restreints et rendus quasi impossibles ; horaires changeant en permanence ; aucun contact physique avec les proches à cause des parloirs hygiaphones… En plus d’intensifier la torture blanche, cet isolement d’un nouveau genre laisse les mains libres aux surveillants les plus radicalisés : des prisonniers se font réveiller aux cris de « Ici, c’est chez nous ! Ici, c’est le IIIe Reich ! Les nazis, c’est nous ! ». 

         En mai, la moitié des prisonniers du QLCO ont entamé un mouvement de protestation en cessant de louer postes de télévision et frigos, en refusant de se rendre en promenade, en déposant un recours collectif. Ils exigent que soit mis fin aux abus de pouvoir répétés de certains surveillants ainsi que des aménagements de la vie en détention pour le sport, la scolarité, la pratique religieuse, les cantines et les contacts téléphoniques avec les proches, dont certain·es commencent aussi à s’organiser dehors.

         Comment accepter qu’un bébé de deux ans (« enfant de moins de 1 mètre ») soit palpé par des hommes muets et cagoulés avant de retrouver son papa derrière une vitre ?

        La contrôleuse des lieux de privation de liberté vient d’y dépêcher une visite en urgence. Tandis que quelques articles sont sortis dans la presse (Médiapart ici ou Libération ).

        Dehors nous pouvons nous aussi dénoncer ce régime expérimental qui, n’en doutons pas, préfigure le futur de l’ensemble des prisons de France. Nous pouvons nous adresser à l’administration pénitentiaire pour condamner la déshumanisation et l’indignité de ces prisons qui enferment en notre nom. Vous pouvez aussi continuer à faire connaître les recettes de Moben et nous faire parvenir des courriers, des dessins, des photos que nous lui transmettons. 

    Les éditions du bout de la ville, le 28 mai 2026
    Contact@leseditionsduboutdelaville.com
    Bout de la ville
    3 place du Champ de Mars, 09290, le Mas d’Azil



    Pour contacter la prison et l’Administration pénitentiaire :


    Centre pénitentiaire d’Alençon-Condé-Sur-Sarthe
    À l’attention du directeur, 
    Monsieur Vincent Vernet

    Route du pont Percé – RD 112
    BP 850 61041 Alençon Cedex

    Tel : 02 50 51 10 00 / 02 50 51 10 11
    Mail : Sec.cp-alencon-conde-sur-sarthe@justice.fr

    ** **

    Direction interrégionale des services pénitentiaires Grand-Ouest-Rennes
    À l’attention du directeur interrégional, 
    Monsieur Pascal Vion

    18 bis rue de Châtillon
    CS 23131 35031 Rennes Cedex

     

    Tel : 02 99 26 89 00
    Mail : sve.disp-rennes@justice.fr

  • Contre l’enfermement psychiatrique et ses violences (2ème épisode)

    Contre l’enfermement psychiatrique et ses violences (2ème épisode)

    Émission de l’Envolée du vendredi 29 mai 2026

    PROGRAMME

    Cette émission fait suite aux réflexions amorcées dans l’émission du 20 mars 2026.

    Lettre d’Aurélie au Centre pénitentiaire de Rennes, au sujet des expertises psychologiques, psychiatriques et des « examens de personnalité », qu’on doit subir lors des procès, des demandes d’abaissement de période de sûreté, pour les aménagements de peine et les perm’ : « De toutes façons face à un expert, nous serons pour eux dangereux. Si seulement ils essayaient de comprendre »…. Ou comment ces psy supposément indépendants sont un rouage de la machine à enfermer.

    • La violence des « soins » : obligations de soins, chantage à la prise de médocs, effets secondaires, contention, isolement, électrochocs…
    • Le fichage : « Mon espace santé » et France travail contribuent au fichage et la divulgation des données sur les personnes psychiatrisées. Et quand le fichage des personnes hospitalisées sous contraintes (HOPSYWEB depuis 2019), déjà bien flippant, est croisé au fichage des personnes soupçonnées de radicalisation… ça fait un cocktail bien raciste.
    • Violences policières (souvent racistes) subies par les personnes psychiatrisées.
    • Maltraitances et morts suspectes dans les établissements psy (Melun, Guadeloupe…), conjuguées au défaut de soins pour d’autres pathologies (« c’est dans leur tête », évidemment).


    BREVES

    • Déjà la canicule : courage dans les fournaises pénitentiaires !
    • Zouzou est sortie sous bracelet et Pascal a enfin obtenu son transfert !
    • Fête de l’Aïd au placard : pensées à ceux et celles qui vivent chaque « fête » loin de leurs proches.

    AGENDA

    L’abonnement au journal est gratuit pour les prisonniers
    et les prisonnières.

    En direct chaque vendredi de 19h à 20h30 sur FPP 106.3 en région parisienne.
    Rediffusions sur MNE 107.5 à Mulhouse, RKB 106.5 en centre-Bretagne lundi à 22h, Radio Galère 88.4 à Marseille le jeudi soir à 20h30, PFM à Arras et alentours 99.9 mardi à 21h30, Canal Sud 92.2 jeudi à 17h30 à Toulouse, L’Eko des Garrigues 88.5 à 12h le dimanche à Montpellier, Radio U 101.1 le dimanche à 16h30 à Brest, Radio d’Ici 106.6 à Annonay mardi à 21h30 et 105.7 FM & 97.0, à Saint-Julien-Molin-Molette dimanche à 20h, Radio FM 43 dimanche à 12h en Haute-Loire, 105.7 FM au Chambon-sur-Lignon, 102 FM à Yssingeaux et 100.3 FM au Puy-en-Velay, sur Radios libres en Périgord, en Dordogne,102.3 FM à Coulounieix-Chamiers jeudi à 20h, sur Radio Alto 94.8 FM sur le massif des Bauges jeudi à 21h, sur Jet FM 91.2FM à Nantes le lundi à 12h, et sur les webradios Pikez (dimanche à 11h) et Station Station (lundi à 13h).
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  • Double peine et guerre à la drogue au tribunal – la CEDH : mécanismes et fantasmes (Tapages)

    Double peine et guerre à la drogue au tribunal – la CEDH : mécanismes et fantasmes (Tapages)

    Émission de l’Envolée du vendredi 22 mai 2026

    PROGRAMME

    Émission préenregistrée à partir du travail des camarades de la Sellette, dont on peut retrouver les chroniques d’audience, les émissions, et les analyses sur leur blog ici. La Sellette est un collectif qui observe les violences judiciaires depuis les tribunaux.

    On lit trois chronique d’audience en comparution immédiate, là où sont prononcées plus de la moitié des peines d’incarcération chaque année. Ces passages au tribunal de Toulouse montrent crûment la justice de classe et le mécanisme de la double peine avec des personnes étrangères doublement punies. On y voit aussi les conséquences quotidiennes de la guerre à la drogue menée par Darmanin et l’État avec de nombreux contrôles et inculpations pour stups pour quelques grammes de shit ou la revente de paquets de cigarettes. On peut retrouver ces chroniques ici, ici, et .

    En parlant de guerre à la drogue, un mouvement de lutte est en cours parmi les prisonniers du quartiers de lutte contre la criminalité organisée (QLCO) de Condé-sur-Sarthe et des proches de personnes enfermées dans ces nouveaux quartiers. On en reparle dans une prochaine émission.

    On passe ensuite la première partie de l’émission de la Sellette, Tapages, qui analyse la cour européenne des droits de l’homme (CEDH), son histoire et son fonctionnement, en discutant de situations dont celle de Kamel Daoudi, assigné à résidence par l’État français depuis 18 ans.

    « Basée à Strasbourg et instituée en 1959, la Cour veille à ce que les États signataires de la Convention européenne des droits de l’homme respectent leurs engagements. Justice internationale, la CEDH est depuis des années la cible récurrente de la droite et de l’extrême-droite, en France comme dans d’autres pays européens. Pour essayer de mesurer la portée effective des décisions rendues par la Cour, Tapage examine plusieurs affaires dans lesquelles la France a été condamnée. Ce mois-ci, la liberté d’expression avec l’affaire Jean-Marc Rouillan. »

    on peut retrouver l’émission sur leur site ici.

    AGENDA

    Week-end national des luttes contre les violences carcérales à Lyon le 29, 30 et 31 mai à l’Île égalité le vendredi et le samedi et manifestation le dimanche à 15h place Bellecour.

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  • « Mon chagrin doit se transformer en action et en lutte » – Contre-enquête des proches d’Idir Mederres sur sa mort au mitard de Lyon Corbas

    « Mon chagrin doit se transformer en action et en lutte » – Contre-enquête des proches d’Idir Mederres sur sa mort au mitard de Lyon Corbas

    A l’occasion des journées nationales contre les violences pénitentiaires qui auront lieu du 29 au 31 mai (+ d’infos à venir) nous republions cet article paru dans le journal l’Envolée n°64, qui résume la contre-enquête réalisée par les proches d’Idir.

    Idir est mort à la maison d’arrêt de Lyon-Corbas le 9 septembre 2020. Ses proches n’ont jamais cru à la version de l’administration pénitentiaire (AP) qui leur a dit que c’était un suicide : il devait sortir deux semaines plus tard, et il avait expliqué qu’au quartier disciplinaire (QD), il était maltraité par certains agents. Najet, sa mère, a immédiatement porté plainte pour meurtre et créé l’association Idir espoir et solidarité, qui mène un combat pour la vérité, contre les violences pénitentiaires et pour la fermeture des mitards. Après avoir bien laissé traîner l’enquête, la juge d’instruction a fini par rendre un non-lieu en juin 2025, abandonnant toute poursuite au prétexte du manque d’éléments. Les proches ne se sont pas laissé abattre : ils ont fait appel, mais surtout, en septembre 2025, lors d’un week-end de commémoration (lien), ils ont publié une contre-enquête démontrant le manque de sérieux de l’enquête qui n’a visé qu’à valider la version officielle.

    Contre-enquête sur la fabrique du non-lieu

    Dans un mémoire présenté en conférence de presse, les proches d’Idir et leur avocat, Olivier Foray, ont rendu publics les éléments qui permettent d’affirmer que ce non-lieu est typique des façons dont la justice étouffe la vérité dans les affaires de violences d’État. On voit que les trois juges qui se sont succédé à l’instruction ont tous et toutes ignoré l’obligation d’enquêter en cas de mort suspecte en détention, et soigneusement mis de côté tout ce qui aurait pu incriminer l’administration ou ses agents. Avant de prononcer le non-lieu, la troisième juge d’instruction a refusé de nombreuses demandes de l’avocat des parties civiles : à quoi bon enquêter puisqu’on a déjà décidé de l’issue ? Le travail de décryptage de l’association permet de dénoncer la machine à blanchir les uniformes en cas de violences policières et pénitentiaires. Cette machine s’est mise en marche dès la mort d’Idir : les gendarmes appelés pour les premières constatations travaillent avec les surveillants de Corbas au quotidien, ils risquaient pas de les dénoncer…

    Témoins inutiles ou ignorés, voire bâillonnés

    Le 6 octobre 2020, un prisonnier a publié sur les réseaux une vidéo dénonçant les violences subies au mitard par Idir et un compagnon de galère ; ce dernier les lui avait racontées lors d’une brève sortie du QD. La juge n’a pas daigné entendre ces témoins clés ni même essayé de les identifier. Elle a auditionné une surveillante absente le jour des faits, mais ceux qui étaient là le 9 septembre n’ont pas tous été identifiés ni entendus. Ainsi, le surveillant du matin n’a pas été auditionné alors qu’« on le voit paniqué sur la vidéo, multipliant les allers-retours ».

    Ça traficote la vidéosurveillance OKLM

    Les proches d’Idir ont constaté de nombreuses incohérences entre les déclarations des surveillants, les relevés d’interphonie et les images de vidéosurveillance – d’ailleurs saisies seulement dix jours après les faits. La vidéo censée montrer le mitard et l’intervention des surveillants le 9 septembre 2020 comporte des anomalies flagrantes ; la juge l’a pourtant retenue comme authentique. Aucun des nombreux points soulevés par la partie civile n’a été pris en compte par l’instruction. Un surveillant a soutenu qu’il était passé à 15 h 20 et qu’il avait vu Idir debout derrière la grille de sa cellule, mais ce n’est pas sur les images. Une porte opportunément ouverte juste devant la caméra masque largement les allées et venues, mais on voit tout de même passer cinq ou six surveillants, ce qui est inhabituel. Un chariot qui surgit comme par magie, une porte qui bouge toute seule… tout ça suggère qu’il y a eu montage. Le mémoire souligne qu’« une cheffe de quartier est visible en train de rire devant le corps d’Idir avec un autre surveillant, ce qui pose des questions graves d’éthique, de respect du défunt, et confirme un climat d’impunité ».

    Une autopsie qui pose question

    À la morgue, Najet a vu de ses propres yeux des hématomes sur le corps de son fils, et elle les a photographiés. Le rapport du médecin légiste n’en fait pourtant aucune mention alors qu’un médecin indépendant a confirmé que les traces visibles sur les photos suggèrent des coups. Il a aussi relevé des incohérences majeures dans le rapport d’autopsie : les traces de strangulation ne sont pas caractéristiques d’un suicide par pendaison, et la description du corps suggère qu’il était allongé depuis longtemps quand il a été découvert. Le décès a été constaté vers 17 h 20 lors d’une ronde. Comme le geste élémentaire de prendre la température du corps n’a pas été effectué lors de la constatation médico-légale, l’heure du décès est estimée entre 5 heures du matin et 17 heures ! Cette imprécision interdit tout recoupement avec les autres éléments et empêche d’établir qui était présent lors de la mort d’Idir.

    C’est pas fini

    La contre-enquête apporte plus de questions que de réponses, mais elle démontre au moins que c’est une instruction outrageusement bâclée qui a conduit en juin 2025 à l’ordonnance de non-lieu contre laquelle les proches d’Idir ont fait appel. Ils savent que comme de nombreux collectifs mobilisés suite à des violences d’État, ils devront attendre des années un appel – à huis clos, pour que la maltraitance judiciaire reste invisible au public – qui confirmera le non-lieu, avant de saisir la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) qui finira peut-être par condamner la France. Comme l’a déclaré leur avocat : « si l’enquête sur la mort d’Idir risque de ne jamais aboutir, les mobilisations collectives permettent que le combat de Najet ne soit pas vain ».

    Article complet dans l’Envolée n°64 – écoute audio du journal ici

    Écoutez une émission spéciale de l’Envolée sur les mobilisations de l’association Idir espoir et solidarité ici.

  • Gamelle empoisonnée à Moulins – Prisonniers surexploités et sans droit du travail – Encore un mouvement de m… qui bloquent les prisons

    Gamelle empoisonnée à Moulins – Prisonniers surexploités et sans droit du travail – Encore un mouvement de m… qui bloquent les prisons

    Émission de l’Envolée du vendredi 1er mai 2026

    PROGRAMME

    On lit un communiqué de proches de prisonniers du quartier maison centrale (QMC) de Moulins-Yzeure qui dénonce des gamelles moisies et donc empoisonnées, mettant en danger la santé des personnes enfermées. On en profite pour rappeler l’importance de la bouffe pour tenir en détention comme le montrent bien les bouquins Mange ta peine et Un peu de bon sens que diable !, tous les deux gratuits pour les prisonniers et les prisonnières, n’hésitez pas à nous les demander. On peut retrouver le communiqué sur notre site ici.

    A l’occasion du 1er mai, on revient sur la surexploitation des prisonniers et des prisonnières qui triment derrière les barreaux pour des salaires de misère, sans protection sociale ni aucun droit du travail. A l’intérieur, le taff sert de carotte pour obliger celles et ceux qui en dépendent – pour améliorer la gamelle ou faire bonne figure pour une demande d’aménagement – à se tenir à carreau vu qu’on peut te le retirer au moindre compte rendu d’incident (CRI). Mais en plus dehors, des entreprises affichent leur fibre sociale en revendiquant d’employer des détenu.es (pour 30% du SMIC).

    Lundi 27 avril, à l’appel de plusieurs syndicats de surveillants pénitentiaires, les matons ont bloqué plusieurs dizaines de prisons. Si on a pu faire croire dans les médias qu’ils protestaient contre la surpopulation, il ne faut surtout pas croire à un quelconque humanisme chez ces portes-clefs : ils veulent juste des meilleures conditions, ce qui veut dire plus de moyens et moins de taf. Et comme d’hab ils ne bloquent ni la DAP ni le ministère mais bien des milliers de prisonniers et de prisonnières et leurs proches qui passent une journée sans cantine, parfois sans promenade ni mouvement.

    En attendant le surenfermement de la population est bien réelle : 5000 personnes de plus en taule en un an. Pas très surprenant quand on voit le rythme actuel des lois sécuritaires.

    On en profite pour relire des textes de l’intérieur écrits lors de précédents blocages de matons :

    AGENDA

    Procès du 8/12 : Du 4 au 7 mai se tient la première vague du procès en appel de sept personnes condamnées dans le cadre de  procédures antiterroristes en  décembre 2023, notamment à des peines de prison ferme, à du fichage au niveau européen et à des interdictions de communication. Un appel à soutien a été lancé : rendez-vous tous les matins, du 4 au 7 mai, à la cour d’appel sur l’Île de la Cité, dès 9 h, pour assister au procès. Vous retrouverez la cagnotte de solidarité crée pour occasion sur le site de l’envo ! https://www.helloasso.com/associations/l-asso-lulle-de-feu/collectes/cagnotte-de-soutien-aux-inculpe-es-du-8-decembre Pour suivre l’actu : https://soutienauxinculpeesdu8decembre.noblogs.org/

    8-9 mai : Vous avez sûrement déjà vu les images de la parade néofasciste réunissant des militants venus de toute l’Europe dans les rues de Paris. Elle se déroule chaque 9 mai en hommage à un militant néofasciste. Pour riposter, un village antifasciste se tiendra le 8 mai de 14 h à 19 h sur la place du Panthéon dans le 5e. Le 9 mai, jour de la parade néofasciste, une manifestation est prévue à 14 h au métro Saint-Michel.

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  • Muhammad « séquestré à l’isolement depuis 2017 » – Des nouvelles de Fabrice et de Kémi : « il n’y a pas de petits combats ni de petites victoires » – Darmanin veut désengorger les tribunaux et remplir les prisons

    Muhammad « séquestré à l’isolement depuis 2017 » – Des nouvelles de Fabrice et de Kémi : « il n’y a pas de petits combats ni de petites victoires » – Darmanin veut désengorger les tribunaux et remplir les prisons

    Émission de l’Envolée du vendredi 24 avril 2026

    LETTRES

    Une lettre depuis la taule du Havre de Muhammad, enfermé depuis 2013 et « séquestré à l’isolement » depuis 2017 après une tournée des pires prisons de France. Il revient sur l’impact des longues peines : « c’est un peu comme pour les morts, plus le temps passe, moins y ‘a de visite ». Et il partage quelques unes des réflexions qu’il a couchées par écrit pendant toutes ces années.


    Une lettre de Fabrice Boromée, enfermé à Condé-sur-Sarthe, qui appréhende la reconstitution prochaine dans le cadre de sa plainte suite aux deux grenades assourdissantes que les ERIS lui ont jeté dans les douches de la centrale de Saint Maur en 2017 qui l’ont traumatisé et qui lui ont fait perdre l’audition d’une oreille.





    Une lettre de Kémi depuis la centrale de Moulins qui a gagné au tribunal administratif un recours contre l’administration pénitentiaire qui avait justifié un maintien du statut de détenu particulièrement signalé et un refus de permis de visite pour un hélicoptère dessiné sur un courrier. « il n’y a pas de petits combats ni de petites victoires ». Il revient aussi sur le dernier numéro du journal et notamment la ligne tracée au sol au QLCO de Condé-sur-Sarthe : « c’est pas la mexicanisation de la population civile, c’est la mexicanisation des prisons ».

    LA LOI SURE DE DARMANIN

    On discute du nouveau projet nauséabond du ministre de juges et des prisons qui vise officiellement à désengorger les tribunaux. Il contient notamment une extension inédite des procédures de plaider-coupable sur le modèle américain. Les comparutions sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) vont être étendues aux crimes, ce qui va entraîner des condamnations encore plus lourdes et toujours pour les mêmes : les pauvres, les racisés, les marginaux. Le texte prévoit aussi d’étendre encore l’usage du fichage ADN en élargissant les possibilités de le prendre sans le consentement des personnes concernées.

    AGENDA

    25 avril : Dimanche 19 avril, un homme a poursuivi des enfants, armé d’une carabine à plomb, et a tiré sur l’un d’eux en proférant des insultes racistes. Cela s’est passé en Haute-Loire, près du Puy-en-Velay. Les habitant·es du quartier, l’Arbousset, à Espaly-Saint-Marcel, appellent à un rassemblement « face aux faits de violence et de racisme ». Soutenons-les ce samedi 25 avril à 14 h 30, place René-Cassin à Espaly-Saint-Marcel.


    Procès du 8/12 : Du 4 au 7 mai se tient la première vague du procès en appel de sept personnes condamnées dans le cadre de  procédures antiterroristes en  décembre 2023, notamment à des peines de prison ferme, à du fichage au niveau européen et à des interdictions de communication. Un appel à soutien a été lancé : rendez-vous tous les matins, du 4 au 7 mai, à la cour d’appel sur l’Île de la Cité, dès 9 h, pour assister au procès. Vous retrouverez la cagnotte de solidarité crée pour occasion sur le site de l’envo ! https://www.helloasso.com/associations/l-asso-lulle-de-feu/collectes/cagnotte-de-soutien-aux-inculpe-es-du-8-decembre Pour suivre l’actu : https://soutienauxinculpeesdu8decembre.noblogs.org/


    8-9 mai : Vous avez sûrement déjà vu les images de la parade néofasciste réunissant des militants venus de toute l’Europe dans les rues de Paris. Elle se déroule chaque 9 mai en hommage à un militant néofasciste. Pour riposter, un village antifasciste se tiendra le 8 mai de 14 h à 19 h sur la place du Panthéon dans le 5e. Le 9 mai, jour de la parade néofasciste, une manifestation est prévue à 14 h au métro Saint-Michel.

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  • « On mange du poison à la centrale de Moulins-Yzeure »

    « On mange du poison à la centrale de Moulins-Yzeure »

    Communiqué de proches de prisonniers à la prison de Moulins

    Depuis des mois, au sein du quartier maison centrale (QMC) de Moulins-Yzeure, les conditions d’hygiène relatives à la nourriture sont tout simplement inhumaines et dégradantes.

    Les gamelles, sorties de frigos régulièrement en panne, sont servies pourries, « avec une odeur du fumier » comme en témoigne l’un des prisonniers du QMC. L’odeur des plats est plus pestilentielle encore que l’usine de croquettes pour chiens attenante à la prison.

    Les légumes en boîte qui y sont servis sont périmés depuis 2 ans, mais continuent à être servis. Même chose pour les desserts, systématiquement périmés depuis plusieurs jours.

    Bien entendu, il ne vient pas à l’esprit du personnel de l’administration pénitentiaire d’avoir la décence de resservir une autre gamelle – saine ! – dès qu’un prisonnier se retrouve confronté à l’une de ces gamelles au fumier. De nombreux prisonniers se retrouvent donc à ne plus être en mesure de se nourrir.

    Le risque est d’autant plus grand que dès que l’on tombe malade à cause de la gamelle, il n’y a aucun docteur disponible pour apporter le moindre soin. Et bizarrement, lorsque des prisonniers, pour alerter sur leur situation, écrivent à leur avocat·e – en principe sous pli confidentiel – les courriers « disparaissent » dans la nature… Même chose pour les appels aux avocat·es, qui semblent étrangement fuiter.

    La cheffe de la cuisine est clairement responsable de tels dysfonctionnements. Le fait qu’elle bombarde ses gamelles à l’arôme de purin d’épices cheloues ne change rien à la teneur du plat. Et comme plusieurs prisonniers l’ont constaté eux-mêmes : « En plus, Madame se permet de toucher la bouffe sans gants. Elle se gratte les fesses puis trempe ses doigts dans les plats. »

    Livrer de tels repas aux prisonniers est absolument indigne, en plus d’être particulièrement dangereux. Instaurer un climat de pression à l’encontre des prisonniers souhaitant alerter avocat·es et juridictions compétentes est intolérable.

    Il devient urgent que cela cesse immédiatement. Nous appelons toute personne choquée par la situation actuelle à appeler la prison :

    • Tél. : 04.70.35.15.00.
    • Adresse postale : Direction du Centre pénitentiaire de Moulins-Yzeure, 21 rue de Millepertuis, BP 24, 03401 Yzeure Cedex
  • Mobilisations contre les violences et les crimes d’État – Procès en appel du 8/12 : qui terrorise qui ?

    Mobilisations contre les violences et les crimes d’État – Procès en appel du 8/12 : qui terrorise qui ?

    Émission de l’Envolée du vendredi 10 avril 2026

    On passe des prises de sons réalisées lors des rassemblements annuels contre les violences et le racisme d’état à Paris et à Lyon, dans la suite de l’émission de la semaine dernière, où on revenait avec Moussa du collectif Justice pour El Hacen Diarra, tabassé et tué par des policiers et Fatou du Réseau d’Entraide Vérité et Justice, sur le harcèlement et les violences policières à l’encontre des réfugiés et des personnes racisées, sur les mobilisations en cours contre les violences et le racisme d’état, et sur la nécessité du soutien financier aux familles de victimes.

    Alors que le procès en appel de l’affaire dite du 8/12 commence le mois prochain à Paris, on passe une émission de Minuit Décousu qui accueille l’un des inculpés et des soutiens pour parler du rôle de la justice antiterroriste dans la répression des militant.es.

    « Après leur interpellation le 8 décembre 2020 et leur incarcération, 7 personnes dont Svink sont inculpé·es pour « association de malfaiteurs terroristes » et passent en correctionnelle à l’automne 2023. A l’issue du procès, toustes seront condamné·es lourdement, à partir d’un dossier monté de toute pièce par la DGSI sur base de notes blanches. Dans cette 2ème et dernière partie d’émission, on prend du recul avec Svink, Klo et Maé pour comprendre comment l’État utilise l’antiterrorisme pour étouffer les luttes sociales.
    On appelle à être nombreux’ses avec les inculpé’es du 4 au 22 mai à Paris et devant tous les tribunaux au moment de l’appel de l’affaire. D’ici là, il faut continuer à construire la lutte contre la normalisation des lois d’exception qui tentent de s’en prendre aux luttes sociales. Et ça commence en allant éplucher le super blog des comités de soutien des inculpé’es du 8/12 !! https://soutienauxinculpeesdu8decembre.noblogs.org/ !! »

    AGENDA

     »Ras le Bol » organise une cantine en soutien à Moben et contre l’isolement carcéral, à la Relâche de la Chapelle le lundi 13 avril 2026, avec les Éditions du bout de la ville et L’Envolée, à Toulouse.

    L’abonnement au journal est gratuit pour les prisonniers
    et les prisonnières.

    En direct chaque vendredi de 19h à 20h30 sur FPP 106.3 en région parisienne.
    Rediffusions sur MNE 107.5 à Mulhouse, RKB 106.5 en centre-Bretagne lundi à 22h, Radio Galère 88.4 à Marseille le jeudi soir à 20h30, PFM à Arras et alentours 99.9 mardi à 21h30, Canal Sud 92.2 jeudi à 17h30 à Toulouse, L’Eko des Garrigues 88.5 à 12h le dimanche à Montpellier, Radio U 101.1 le dimanche à 16h30 à Brest, Radio d’Ici 106.6 à Annonay mardi à 21h30 et 105.7 FM & 97.0, à Saint-Julien-Molin-Molette dimanche à 20h, Radio FM 43 dimanche à 12h en Haute-Loire, 105.7 FM au Chambon-sur-Lignon, 102 FM à Yssingeaux et 100.3 FM au Puy-en-Velay, sur Radios libres en Périgord, en Dordogne,102.3 FM à Coulounieix-Chamiers jeudi à 20h, sur Radio Alto 94.8 FM sur le massif des Bauges jeudi à 21h, sur Jet FM 91.2FM à Nantes le lundi à 12h, et sur les webradios Pikez (dimanche à 11h) et Station Station (lundi à 13h).
    Et sur toutes les plateformes de podcast.

  • Cantine en soutien à Moben et contre l’isolement carcéral

    Cantine en soutien à Moben et contre l’isolement carcéral

     »Ras le Bol » organise une cantine en soutien à Moben et contre l’isolement carcéral, à la Relâche de la Chapelle le lundi 13 avril 2026, avec les Éditions du bout de la ville et L’Envolée.


    Moben est un prisonnier et l’auteur d’un livre de recettes, « Mange ta peine ». Peu après sa publication, il a été transféré au nouveau  »quartier de lutte contre la criminalité organisée » de la prison de Condé-sur-Sarthe.

    On reviendra sur la fabrication de ce livre et l’importance de la cuisine en détention et à l’isolement, et sur la répression que subit son auteur. On en profitera ensuite pour parler plus largement de ces nouveaux quartiers ultra sécuritaires que sont les QLCO (« Quartiers de Lutte contre la Criminalité Organisée »), les luttes des personnes qui y sont enfermées et celles de leurs proches.

    Le repas (prix libre !) sera préparé à partir de recettes (vegan) adaptées du livre de Moben.

    « J’aimerais que ce livre contribue à combattre les idées préconçues sur la prison et à briser les stéréotypes souvent associés à ceux et celles qui s’y trouvent. » Moben

    Cantine, bar, infokiosques, table d’écriture de lettres à des personnes enfermées…

    Présence de l’AG anticarcérale, L’Envolée, Toulouse Anticra, Secours Rouge Toulouse, Comité de soutien à la Palestine (campagne Libérez Ali et Dismantle Damon), Les éditions du Bout de la Ville.

  • « L’AP se croit au-dessus des lois » – ELSP et chiens aux parloirs aux Baumettes – Mobilisations pour El Hacen Diarra, tué par des policiers

    « L’AP se croit au-dessus des lois » – ELSP et chiens aux parloirs aux Baumettes – Mobilisations pour El Hacen Diarra, tué par des policiers

    Émission de l’Envolée du vendredi 3 avril 2026

    AU PROGRAMME :

    Lettre de Lucas au QD (quartier disciplinaire) : des blocages du mitard aux recours contre la CEDH, se bouger contre l’arbitraire de l’AP qui piétine les droits au quotidien, et les espoirs de sortir de prison…

    Lettre d’Aurélie au CP (centre pénitentiaire) de Rennes : parvenue au bout de sa période de sûreté, elle attend encore et toujours le compte-rendu d’expertise psychiatrique, ce qui lui empêche d’accéder au droit d’avoir des permissions de sortie. « Et à part ça il paraît qu’il faut respecter les lois, mais l’AP se croit au dessus des lois »

    Durcissement des conditions au parloir aux Baumettes (MA de Marseille) : une chronique publiée le 27 mars par le PNP Les Baumettes dénonce la présence quotidienne au parloir des ELSP accompagnés de chiens, et des difficultés nouvelles pour faire rentrer du linge. Pendant le procès actuel de membres supposés de la « DZ mafia » à Marseille, le prétexte de lutte contre le grand-méchant-narco sert encore de prétexte pour déployer ici ou là les pratiques employées dans les QLCO (quartiers de lutte contre la criminalité organisée) pour terroriser prisonniers et proches.

    Récit de Moussa du collectif Justice pour El Hacen Diarra, tabassé et tué par des policiers. Suivi d’une discussion avec Moussa et Fatou du Réseau d’Entraide Vérité et Justice, sur le harcèlement et les violences policières à l’encontre des réfugiés et des personnes racisées, sur les mobilisations en cours contre les violences et le racisme d’état, et sur la nécessité du soutien financier aux familles de victimes.
    Retour sur la mobilisation du 14 mars : marche des solidarités « Contre le racisme, les fascistes et les violences d’État ».

    + d’infos sur les collectifs et cagnottes de soutien évoqués pendant l’émission :

    • Le collectif PNP les Baumettes tient une permanence pour les proches des détenu.e.s… contre toutes les prisons !
      Visitez leur insta PNP les baumettes
      Donnez leur des nouvelles : +33 7 73 07 35 65
    • Justice et vérité pour El Hacen Diarra
      Instagram : @justice_pour_elhacen
      Assemblée ouverte un mardi sur deux (prochaine réunion les 14 et 28
      avril) au Foyer des Mûriers 16 Rue Fernand Léger dans le 20e
      arrondissement de Paris.
      Cagnotte de soutien aux obsèques et rapatriement d’El Hacen Diarra :
      Possibilité de récupérer des t-shirts de soutien au foyer !
    • Réseau d’Entraide Vérité et Justice
      Instagram : @reseau_entraide_et_verite_
      Facebook : reseauveriteetjustice
      Campagne de soutien 1 euro contre les violences policières :
      Explication de la campagne ici
      Lien pour donner

    AGENDA

    Samedi 4 avril à 14h, devant la mairie de Saint-Denis, rassemblement
    contre le racisme et les discriminations
    , suite aux attaques racistes à
    la télévision contre les habitant·es et leur maire après les élections
    municipales.

    Samedi 18 avril à partir de 13h30 à la Chapelle à Toulouse, aprèm et
    soirée concert contre l’antitsiganisme et les violences d’État.

    L’abonnement au journal est gratuit pour les prisonniers
    et les prisonnières.

    En direct chaque vendredi de 19h à 20h30 sur FPP 106.3 en région parisienne.
    Rediffusions sur MNE 107.5 à Mulhouse, RKB 106.5 en centre-Bretagne lundi à 22h, Radio Galère 88.4 à Marseille le jeudi soir à 20h30, PFM à Arras et alentours 99.9 mardi à 21h30, Canal Sud 92.2 jeudi à 17h30 à Toulouse, L’Eko des Garrigues 88.5 à 12h le dimanche à Montpellier, Radio U 101.1 le dimanche à 16h30 à Brest, Radio d’Ici 106.6 à Annonay mardi à 21h30 et 105.7 FM & 97.0, à Saint-Julien-Molin-Molette dimanche à 20h, Radio FM 43 dimanche à 12h en Haute-Loire, 105.7 FM au Chambon-sur-Lignon, 102 FM à Yssingeaux et 100.3 FM au Puy-en-Velay, sur Radios libres en Périgord, en Dordogne,102.3 FM à Coulounieix-Chamiers jeudi à 20h, sur Radio Alto 94.8 FM sur le massif des Bauges jeudi à 21h, sur Jet FM 91.2FM à Nantes le lundi à 12h, et sur les webradios Pikez (dimanche à 11h) et Station Station (lundi à 13h).
    Et sur toutes les plateformes de podcast.