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  • Tribune : « En censurant le journal L’Envolée, l’administration pénitentiaire étouffe un peu plus la parole des personnes enfermées »

    Tribune : « En censurant le journal L’Envolée, l’administration pénitentiaire étouffe un peu plus la parole des personnes enfermées »

    Tribune collective parue dans Le Monde le 19 mars en réaction à la nouvelle censure du journal L’Envolée, signé par Patrick Baudouin, président de la Ligue des droits de l’homme ; Juliette Chapelle, présidente de l’association Avocats pour la défense des droits des détenus (A3D) ; Benoît David, président de Ban public, association pour la communication sur les prisons et l’incarcération en Europe ; Claire Dujardin, présidente du Syndicat des avocats de France ; Camille Gourdeau, présidente de la Fédération des associations de solidarité avec tou.te.s les immigré.e.s ; Ingrid Leys, directrice de publication du journal L’Envolée ; Matthieu Quinquis, président de l’Observatoire international des prisons-section française ; Nathalie Seff, déléguée générale de la section française de l’ACAT.


    Fin janvier 2023, pour la troisième fois en deux ans, le ministère de la justice a interdit la diffusion en détention d’un numéro du journal L’Envolée (le n° 56), et a saisi des exemplaires dans les cellules des personnes abonnées. Dans une note au personnel, il s’inquiétait de la gratuité du journal et de sa « large diffusion », susceptible d’avoir « un retentissement important auprès des personnes détenues », et citait des passages dénonçant le caractère mortifère de la prison.

    L’Envolée publie depuis vingt ans des lettres de prisonniers et de prisonnières qui dénoncent le sort qui leur est fait dans la continuité du Comité d’action des prisonniers des années 1970, pour désinvisibiliser le monde carcéral et remettre en cause la pertinence de son existence. En janvier 2021, le ministère interdisait la diffusion du numéro 52 de L’Envolée dans toutes les prisons, en raison d’un dossier consacré aux décès suspects de plusieurs personnes détenues. Nos organisations soulignaient alors (« Violences pénitentiaires : l’omerta doit prendre fin ! », Mediapart le Club, 18 mars 2021) que « cette interdiction ne saurait occulter le problème de fond dénoncé par le journal : les violences commises par des agents de l’administration pénitentiaire sur des personnes détenues sont une réalité désormais largement documentée, tout comme les rouages institutionnels permettant qu’elles se perpétuent ».

    Au printemps 2022, à l’insu de la directrice de publication, une note interne de la direction de l’administration pénitentiaire (AP) interdisait la lecture du numéro 55 à tous les prisonniers en raison de « propos diffamatoires à l’égard de l’AP » – sans que ces propos n’aient été condamnés pénalement. L’article rendait compte du procès de sept surveillants au tribunal de La Rochelle en novembre 2021 à la suite du décès de Sambaly Diabaté. Ce prisonnier de la centrale de Saint-Martin-de-Ré (Charente-Maritime) est mort étouffé après avoir été bâillonné et longuement maintenu au sol par plusieurs surveillants. La note s’offusquait de « propos alléguant que l’administration pénitentiaire enseigne à ses personnels des gestes professionnels portant atteinte à la dignité de la personne humaine, qualifiés par l’auteur de l’article d’“arsenal habituel” et d’“horreur tellement banale et généralisée” ».

    Ce qui paraissait diffamatoire à l’AP, c’était d’affirmer que certains des gestes qui ont tué M. Diabaté (étranglement, placage ventral, pliage, usage de bâillon, transport menotté à l’horizontale) étaient pratiqués et transmis à des surveillants, même s’ils sont officiellement interdits. Pourtant, ce n’est pas L’Envolée qui le relevait, mais les surveillants eux-mêmes à la barre : « On a fait comme d’habitude. A Fleury-Mérogis, j’ai vu cette méthode pratiquée dix, quinze fois », déclarait un surveillant à propos du transport à l’horizontale. Un autre confirmait que cette pratique était usuelle dans l’établissement francilien. « C’est une intervention comme j’en ai vu d’autres », dira un troisième. « J’ai pratiqué facilement une douzaine de fois la position allongée dans le camion », confirmera un quatrième.

    A la question : « Avez-vous déjà vu ce genre de transfert ? », un gradé répondait : « Oui, on l’a fait à la [prison de la] Santé. » Et le bâillon ? « C’est interdit, mais avant c’était autorisé, et c’était il n’y a pas longtemps ». « Il y a des usages qui ne sont pas en cohérence avec les textes », résumait la directrice de la centrale de l’époque. Avant le procès, le Contrôleur général des lieux de privation de liberté avait par ailleurs rapporté, à l’occasion d’une visite en 2017 au centre pénitentiaire de Rennes-Vezin, « les dénonciations d’une pratique dénommée par des professionnels comme “la technique de Fleury-Mérogis”, qui consiste, quand un récalcitrant a été conduit dans une cellule disciplinaire, à le placer sous le lit après lui avoir retiré ses vêtements, sous prétexte de “sécuriser” le retrait des surveillants de cet espace étroit ».

    Si l’on ne peut parler d’« horreur tellement banale », quels mots employer ? Pourquoi les prisonniers ne pourraient-ils pas lire cette vérité dans L’Envolée ? Le ministère craint-il que la violence structurelle de la prison – officiellement établie et assumée lors de ce procès – finisse par être vraiment reconnue ? La principale conséquence de ces interdictions à répétition, c’est de faire pression sur les personnes abonnées au journal : certaines ont vu leur cellule fouillée et ont été menacées d’une sanction disciplinaire, ce qui les dissuade de le recevoir, et plus encore de lui écrire.

    En censurant L’Envolée, l’administration pénitentiaire étouffe un peu plus la parole des personnes enfermées. Au-delà des phrases visées, ce qui lui semble inadmissible, c’est l’existence même d’un outil au service de celles et de ceux qui sont déjà privés du droit de s’organiser, de contester et de parler publiquement. Or, nous considérons qu’il est plus important que jamais de s’opposer à la déshumanisation des personnes prisonnières et de leurs proches, de leur manifester de la sympathie et d’empêcher les oubliettes modernes de se refermer sur eux.

    A l’heure où l’hostilité d’une bonne partie de la presse et du champ politique ne cesse de grandir contre les prisonniers et les prisonnières, il s’agit d’empêcher notre société de se refermer complètement. Plus que jamais, les dénonciations, analyses et luttes sociales en prison nous concernent entièrement. La prison reste un angle mort de notre société ; il est essentiel de permettre au plus grand nombre d’entendre la voix des personnes concernées ! Notre liberté en dépend.


  • Interdiction de L’Envolée 56 en prison : le ministère persiste et signe ? Nous aussi !

    Interdiction de L’Envolée 56 en prison : le ministère persiste et signe ? Nous aussi !

    Communiqué du journal L’Envolée, trois fois censuré en deux ans.

    L’Envolée, c’est une émission de radio et un journal qui portent depuis 2001 la parole de ceux et celles qui subissent et affrontent l’enfermement. Pour la troisième fois en deux ans, le dernier numéro de notre journal a été officiellement interdit en prison par l’administration pénitentiaire et son ministère. Ce qui leur déplaît ? Que les prisonniers et prisonnières s’expriment, communiquent, et puissent recevoir un journal dans lequel la violence – trop souvent mortifère – du système carcéral est démontrée… Ce qui gêne l’administration, c’est qu’ils et elles racontent leurs bagarres et solidarités (voir les citations ci-dessous).

    Pourtant, les prisonnier·e·s ont théoriquement le droit de lire des journaux.
    Dans certaines prisons, le journal L’Envolée est régulièrement censuré au bon vouloir des matons ou leurs hiérarchies. Déjà en 2005 et 2006, l’administration pénitentiaire (AP) avait mené des procès contre L’Envolée, puis menacé de le refaire en 2013, 2018, 2020… Depuis 2021, c’est répétitif : le journal est distribué aux abonné·e·s, puis peu de temps après, il est officiellement interdit dans les prisons françaises et retiré aux concerné·e·s. Avec en bonus des coups de pression envers nos lecteurs et lectrices enfermé·e·s. Ainsi, les journaux numéros 52, 55 et maintenant 56 ont été interdits.

    Ce dernier numéro se voulait avant tout un hommage à notre correspondant et lecteur Romain Leroy, prisonnier longue peine, dont nous avons salué les combats et la solidarité. Il est mort en août 2022, des suites de problèmes de santé causés par la répression carcérale après des refus de soins. Cet hommage, il faut croire que l’AP refuse que ses compagnons de détention puissent le lire ? Cette décision nous motive d’autant plus : notre journal est un porte-voix pour les prisonnier·e·s, il est lu et discuté en prison, c’est pour ça qu’on le fait et qu’on continuera à le faire. Ils ne condamneront pas les prisonnier·e·s au silence !

    En somme, on reproche à L’Envolée d’écrire que la prison torture et tue, que les uniformes bénéficient d’un permis de tuer, que la censure existe en France, que c’est un pays de flics, qu’une guerre sociale est menée contre les pauvres, que le fascisme gagne du terrain et que l’institution judiciaire est complice. Mais surtout, on nous censure pour que les prisonniers, prisonnières et leurs proches ne puissent pas dire, écrire et lire ces réalités… qu’ils et elles connaissent trop bien.

    Nous ne pouvons laisser passer cette énième attaque contre une parole déjà si rarement publiée au-delà des murs. Des recours juridiques sont en cours contre cette censure infondée. Vous pouvez soutenir ces paroles en les faisant circuler, en rappelant leur existence, par tous les moyens, dedans et dehors. Depuis vingt ans, les abonnements payés par les gens qui ne sont pas en prison contribuent à financer les abonnements gratuits pour les enfermé·e·s. Donc pour soutenir L’Envolée, abonnez-vous !

    Aux prisonniers et prisonnières concerné-e-s, à leurs proches : contactez-nous pour nous dire si vous avez reçu le journal ou pas, donnez-nous des détails sur les circonstances (anonymement ou pas), afin d’alimenter notre recours. Vous pouvez aussi mener des recours individuels contre l’AP pour cette censure, contactez-nous, nous vous soutiendrons.

    Retrouvons-nous chaque semaine sur les ondes ou sur les plateformes de podcast en attendant le prochain journal !

    L’Envolée, début février 2023


    Contacter L’Envolée :
    Pour nous joindre : 07.53.10.31.95 (appels et textos).
    Pour écrire : Radio FPP – L’Envolée, 1 rue de la solidarité, 75019 Paris,
    contact@lenvolee.net  et sur instagram, twitter, facebook.

    Écouter L’Envolée :
    En direct tous les vendredis de 19 heures à 20h30 sur radio FPP, fréquence 106.3FM à paris et sur https://rfpp.net/
    Rediffusions sur une dizaine de radios locales. A réécouter sur lenvolee.net et sur toutes les plateformes de podcast.

    Lire L’Envolée :
    Pour lire en pdf le No56 censuré en prison, c’est ici.
    Les autres numéros sont consultables en ligne, en cliquant là.

    Voici les extraits de L’Envolée 56 qui ont particulièrement agacé l’AP :
    Dans la note qui circule en prison, le ministère de la justice et l’administration pénitentiaire proclament l’interdiction du journal en prison et se justifient en citant des extraits. Ils confondent « violences systématiques » et « violences systémiques » des surveillants, ils censurent un texte déjà publié sur notre site internet, et surtout le ministre, ancien avocat « grand défenseur des prisonniers » déteste que l’on dise qu’il ne défend plus grand-chose, et finit par carrément censurer… un poème ! En gras, voici les passages attaqués. Nous les restituons dans leur contexte. Faites tourner !


    « Cette censure [du no55] s’est accompagnée d’une répression des prisonnier·e·s abonné·e·s : fouilles de cellule, coups de pression et, à l’occasion, menaces. Le motif, cette fois-ci, c’est qu’il est inacceptable de faire aux prisonnier·e·s le récit véridique du procès des matons qui ont tué Sambaly Diabaté en 2016 à Saint-Martin-de-Ré. Pourquoi ? Parce que ce drame met une fois de plus en évidence le caractère systémique de la violence exercée par des surveillants. » (édito, page 3)

    « Les policiers ont tué vingt personnes depuis le début de l’année. Dernier motif à la mode : le refus d’obtempérer. Les matons continuent à se transmettre des techniques qui tuent. En cas de problème, même plus besoin de mentir, ils invoquent maintenant « l’effet tunnel ». » (édito, page 4)


    « Avec cette lettre motivée, je viens à vous qui êtes à l’extérieur afin de faire entendre nos voix. Je suis un des détenus longues peines de France actuellement incarcérés dans une des maisons centrales ou quartier maison centrale (QMC) telles que Valence, Réau, Condé-sur-Sarthe et Vendin-le-Vieil. Ces nouvelles structures sont en fait des QHS (quartiers de haute sécurité) ou des QSR (quartier de sécurité renforcée). Les nouvelles prisons françaises sont copiées sur le format canadien et se dirigent vers l’américanisation. Ces systèmes pénitentiaires ultra durs sont basés sur des fonctionnements répressifs et pervers. Nous sommes passés de personnes détenues à bétail. Certains diront aussi « cobayes ». Nous ne sommes pas considérés comme des humains ni des citoyens. Torture psychologique, psychique, voire même physique lors des fouilles à nu qui sont pourtant interdites et abusives. Je souhaite, et nous souhaitons, attirer votre attention, à vous qui êtes dehors, car nous, à l’intérieur, nous sommes muselés, bâillonnés : la liberté d’expression en prison n’existe plus, alors que dehors des gens se battent et meurent pour cette dernière. » (p.10, Lettre de Romain Leroy, Maison centrale de Condé-sur-Sarthe, Juin 2017)

    « Si on leur met toute la journée la pression psychologique, au bout d’un moment, on peut pas garder tout pour soi ! C’est des êtres humains, ils éclatent… De toute façon, la prison tue. La prison, elle tue. Soit ils les tuent de leurs propres mains, soit ils leur font de la pression. Ils les tuent à petit feu jusqu’à les conduire à la mort parce que, voilà, c’est de l’acharnement ». (p.15, entretien avec Adeline, la compagne de Romain, après son décès, au sujet de son parcours carcéral et de leurs bagarres)


    « Je dis bonjour à L’Envolée
    Je voudrais qu’vous m’épauliez
    Je vais tout vous raconter
    Ça m’fait pas rigoler
    Oui, ça nous sert la gamelle
    Oui, ça nous prend pour des chiens
    Et t’as pas vu les matons
    Ils font les fachos toute l’année

    Moi, j’ai bien analysé
    Eux, ils n’aiment pas les Arabes
    J’me rappelle j’ai cantiné
    Et ils ont enlevé tout mon rabe »
    (p. 25, poème de Cocktail, maison d’arrêt de Caen, 11 juillet 2022)


     » … au prétexte d’une malheureuse animation à la prison de Fresnes achève de prouver que, maintenant qu’il est ministre des prisons, l’ex-avocat Superdupont-Moretti n’assure plus la défense de grand-chose – si ce n’est celle de positions fascistes. Au-delà de cette drague éhontée, il est important de rappeler que les animations telles que « Kohlantess » – et les polémiques qu’elles suscitent – masquent avant tout la violence pénitentiaire et la nature mortifère de la prison.« 
    (p.23, texte en réaction à la « polémique Kohlantess »)

  • Le n°56 de L’Envolée interdit en prison – Contre la construction de nouvelles taules – Un an depuis la mort suspecte de Théo Sahna

    Le n°56 de L’Envolée interdit en prison – Contre la construction de nouvelles taules – Un an depuis la mort suspecte de Théo Sahna

    Émission de L’Envolée du vendredi 27 janvier 2023
    • Lettre anonyme qui témoigne de la saisie du numéro 56 : « C’est abusé, dès que L’Envolée retransmet un procès de matons, ils censurent le numéro… Vous les touchez là où ça leur fait mal ! »
    • Lettre d’En deçà du réel : « Vous voulez interdire, censurer [L’Envolée] car vous connaissez la puissance des mots qui reflètent la vérité. »
    • Lecture amusée de la note du ministère qui nous censure. On rappelle que le meilleur des soutiens à apporter de dehors est de s’abonner ! Les abonnements dehors permettent l’envoi gratuit du journal à toutes les personnes enfermées.
    • On lit l’hommage aux combats du regretté Romain Leroy. Force à ses proches !
    • Christine raconte les initiatives dans toute la France pour empêcher les constructions de nouvelles prisons. Le dernier « plan prison » prévoit la construction de 15 000 nouvelles places. Depuis plusieurs années, des collectifs s’organisent pour les contrer, comme les rencontres pour partager la niak et les idées : rendez-vous à Toulouse ce weekend, et ce printemps à Entraigues mi-avril ! On peut aussi retrouver le collectif Crève la taule 84 dans leurs émissions de V’la la gamelle sur radio Aïoli, sans oublier l’émission anticarcérale des potes de Marseille, sur radio Galère, La Courte Échelle
    • Un an depuis la mort de Théo Sahna à Fresnes : un message de sa veuve et un retour sur sa mort suspecte qui reste sans réponse, comme tant d’autres. La prison tue, encore et toujours. De plus en plus de familles se battent contre la violence d’état et imposent le sujet.
    • C’est le retour de la chronique santé et prison de Coco autour de la Journée de solidarité avec les personnes trans, non-binaires et intersexes incarcéré.e.s, le 22 janvier.
    • Lecture du dernier communiqué des amis de JC Merlet, enfermé à Roanne, qui continue de payer le fait d’avoir dénoncé la mise à mort de Sambaly Diabaté par les surveillants de Saint Martin de Ré.

    Musique : Smells Like Teen Spirit – Blue Mode, Kwaku the Traveller – Black Sherif, Méthode Rouge – Vïrus x Al’Tarba, Soledad – El Combo de los Galleros, Prison Song – Carlton Williams, Arrête Mal Parlé – Fair Nick Star.

    L’Envolée est une émission radio pour en finir avec toutes les prisons. Elle donne la parole aux prisonniers, prisonnières et leurs proches & entretient un dialogue entre l’intérieur et l’extérieur des prisons. C’est aussi un journal d’opinion de prisonniers, de prisonnières et de proches.

    On manque de forces pour faire tourner l'émission radio comme on le souhaiterait en ce moment : que vous soyez prisonnier·e·s, proches, ou révolté·e·s contre l'enfermement et l'AP n'hésitez pas à nous contacter et à passer le mot !

    Direct chaque vendredi de 19h à 20h30 sur FPP 106.3 en région parisienne et MNE 107.5 à Mulhouse, RKB 106.5 en centre-Bretagne lundi à 22h, Radio Galère 88.4 à Marseille le jeudi soir à 20h30, PFM à Arras et alentours 99.9 mardi à 21h30, Canal Sud 92.2 jeudi à 17h30 à Toulouse, L’Eko des Garrigues 88.5 à 12h le dimanche à Montpellier, Radio U 101.1 le dimanche à 16h30 à Brest, Radio d’Ici 106.6 à Annonay mardi à 21h30 et 105.7 FM & 97.0, à Saint-Julien-Molin-Molette dimanche à 20h et sur les webradios Pikez (dimanche à 11h) et Station Station (lundi à 13h). Podcasts disponibles sur toutes les plateformes !

    Pour nous joindre : 07.53.10.31.95 (appels et textos).
    Pour écrire : Radio FPP – L’Envolée, 1 rue de la solidarité, 75019 Paris,
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    L’abonnement au journal est gratuit pour les prisonniers et les prisonnières. Le n° 56 vient de sortir, abonnez vous et vos proches enfermés !

  • L’Envolée 56 est enfin dehors !

    L’Envolée 56 est enfin dehors !

    Le numéro 56 de L’Envolée journal est finalement dispo un peu partout ! Les points de distrib’ sont alimentés au fur et à mesure donc n’hésitez pas à nous contacter ou à contacter les lieux (dispos ici) avant de vous déplacer !

    édito : C’est bon comme ça ?

    Le mois d’août a été marqué par une triste nouvelle : nous avons appris la mort de Romain Leroy, un correspondant de longue date de L’Envolée. Pendant toute la durée de son enfermement, Romain n’a cessé de se battre contre l’administration pénitentiaire (AP). Il a surtout participé à des luttes collectives, dépassant chaque fois que c’était possible l’individualisation imposée par la prison. Chapeau à Adeline, sa compagne, qui l’a soutenu pendant toutes ces années, et a aussi trouvé la détermination d’étendre son soutien à d’autres prisonniers et à leurs proches.
    Bravo l’ami, on oubliera pas tes combats et ta solidarité : bien des prisonniers qui t’ont croisé se souviennent de la force que tu leur as donnée. On se souviendra longtemps de ta prise de parole au procès d’une des révoltes du quartier maison centrale (QMC) de Valence en 2016… Tchao l’ami !
    C’est que dans tous les lieux d’enfermement, la parole est contrôlée à tous les niveaux et, les prisonnièr·e·s le savent bien, la répression s’abat sur celles et ceux qui dénoncent – à des proches, à une association, à une institution… ou à un canard comme L’Envolée – la condition qui leur est imposée. La seule parole autorisée passe par le filtre de questionnaires ou de réunions sur le modèle « consultatif » des états généraux de la justice, où seuls les points de vue acceptables par l’administration sont tolérés.
    Il est évidemment interdit de porter une expression collective dans une pétition ou de créer une association de prisonnier·e·s !
    Alors, quand un journal se fait le porte-voix d’une autre parole, l’AP peut décider de le censurer. C’est arrivé au no 55 de L’Envolée – interdit dans toutes les détentions par une note de l’AP du 14 juin dernier –, comme au no 52 quelques mois auparavant. Cette censure s’est accompagnée d’une répression des prisonnier·e·s abonné·e·s : fouilles de cellule, coups de pression et, à l’occasion, menaces. Le motif, cette fois-ci, c’est qu’il est inacceptable de faire aux prisonnier·e·s le récit véridique du procès des matons qui ont tué Sambaly Diabaté en 2016 à Saint-Martin-de-Ré. Pourquoi ? Parce que ce drame met une fois de plus en évidence le caractère systémique de la violence exercée par des surveillants. Avec une nouveauté effarante : la proc a admis le caractère déshumanisant de la taule – mais à décharge, pour blanchir les geôliers.


    Comment s’étonner de cette censure ? La répression de la parole se durcit dans les lieux d’enfermement, les accusations de « radicalisation » sont devenues monnaie courante, les marges de manœuvre des prisonnier·e·s se sont réduites au fil des années, et les confinements successifs sont encore venus accélérer cette tendance. La prison est un miroir grossissant de ce qui se passe dehors : dissolutions d’associations, banalisation de l’interdiction de manifester et quatorze lois sécuritaires en quatre ans ont mis à mal le peu de libertés collectives qui restent.
    Aujourd’hui, publier le nom d’un fonctionnaire – même pour dénoncer les pires exactions – est passible de poursuites. La « liberté de la presse », c’est la liberté d’invisibiliser certain·e·s pour donner la parole aux dominants et à leurs milices armées. Facile ! La grande majorité des médias est aux mains de milliardaires. Le tournant sécuritaire pris dans les années 1980 permet d’accentuer la précarisation et l’exploitation des travailleurs et des travailleuses afin de préserver les bénéfices des actionnaires et autres patrons.
    Le fascisme est une option de plus en plus prisée chez les possédants, c’est le vieux projet de fomenter une alliance entre les classes populaires blanches et la bourgeoisie contre un ennemi commun : « l’étranger », « l’assisté », « le délinquant »… et toutes celles et ceux qui ne rentrent pas dans leurs cases. Il s’agit de pousser les pauvres à s’entre-déchirer pendant que les riches se partagent le gâteau !
    Bon, la fameuse rentrée sociale aurait pu nous rassurer un peu : raffineries bloquées, multiplication des grèves locales… elle se solde en fait par le passage d’une nouvelle loi pour détruire les droits des chômeurs, le recul annoncé de l’âge de la retraite, la réquisition de travailleuses et de travailleurs. Bref, tout à la sauce libérale-autoritaire du chef Macron. Mais ça n’a rien à voir avec une guerre sociale menée contre les pauvres !
    Dans ce contexte, la énième interdiction de notre petit canard – après celles des numéros 2, puis 6, puis 7, puis
    10, 11, 12, 13, 14, 15, puis 52 – traduit la volonté de liquider un des rares espaces de libre expression collective des prisonniers et des prisonnières… Mais ça n’a rien à voir avec de la censure !


    Suite à un fait divers, on a vu des défilés aux cris d’« immigrés assassins », des appels à la prison à vie par le pantin vedette d’une des chaînes du milliardaire Bolloré. Sur fond de rafles de sans-papiers envoyé·e·s dans les CRA, les associations doivent désormais signer des « contrats d’engagement républicain » pour toucher la moindre subvention et les jeunes sont invité·e·s à s’inscrire au Service national universel pour chanter la Marseillaise en défilant au pas de l’oie en uniforme… Mais ça n’a rien à voir avec du fascisme !
    Les policiers ont tué vingt personnes depuis le début de l’année. Dernier motif à la mode : le refus d’obtempérer.
    Les matons continuent à se transmettre des techniques qui tuent. En cas de problème, même plus besoin de mentir, ils invoquent maintenant « l’effet tunnel ». Le recrutement de 30 000 « réservistes de la police » a déjà commencé, et ils reçoivent en ce moment leur formation de dix jours, initiation au maniement des armes à feu incluse. Le budget du ministère des tribunaux et des prisons décolle à la verticale : plein de thunes pour plus de taules et de matériel répressif…
    Mais ça n’a rien à voir avec une militarisation de l’État sécuritaire ni avec un permis de tuer pour les uniformes !
    D’ailleurs, la France n’est pas un pays de condés, les matons ne torturent pas, les prisonnier·e·s ne se révoltent pas, ils et elles n’écrivent pas non plus… Bref, les miradors, c’est la liberté ! C’est bon comme ça, on n’est plus censuré ?

    Sommaire :


    LETTRES DE LONGUES PEINES
    « Je n’ai désormais plus aucune perspective d’avenir en liberté »
    « Dire à son empoisonneur “je connais t
    a recette” est inutile »


    HOMMAGE A ROMAIN
    « Je veux bien mettre un genou à terre mais pas les deux ! »
    « C’était le seul moyen de faire entendre la parole des longues peines »

    Procès de la mutinerie de Valence
    « À l’intérieur, ils ont pas de liberté, ils ont rien » Entretien avec Adeline


    TUNNEL LILLE-SÉQUEDIN – Procès de matons violents à Lille

    BREVES – Les Baumettes toujours plus invisibilisées – Belles belles !

    DOSSIER KEMI – Lettres sur le mitard et le QI, Communiqué des proches de Mickaël

    KOH-LANTESS POUR CACHER LA HESS

    MAISON D’ARRÊT DE CAEN – « Les bâtiments aux normes de 1945, la mentalité des matons visiblement aussi »
    DESTRUCTION DE LA SANTE DANS LES CRA – Le juge, le flic et le médecin

    CRI D’ALARME D’UNE FAMILLE – Le combat contre la leucémie en prison

    LETTRE D’ITZIAR – « Ici, là ou ailleurs, la taule est une taule »

    Le 56 est dispo en téléchargement ici (cliquez !)

    Le journal coûte 2 euros dehors et il est gratuit pour les prisonniers et prisonnières.
    Abonnez-vous en soutien pour recevoir les futurs numéros, ou pour commander les 55 autres numéros : L’Envolée journal – FPP, 1 rue de la Solidarité – 75019 Paris ou contact@lenvolee.net

  • Discussion avec Philippe : « fêtes » au placard, peines infinies… – Procès de Bure : « l’association de malfaiteurs » pour bâillonner un mouvement antinucléaire

    Discussion avec Philippe : « fêtes » au placard, peines infinies… – Procès de Bure : « l’association de malfaiteurs » pour bâillonner un mouvement antinucléaire

    Émission l’Envolée du vendredi 30 décembre 2022.

    Dernière émission de l’année avec un invité surprise bien connu des lecteurs-trices et auditeurs-trices de l’Envolée : un certain… Philippe.

    • On se parle avec Philippe des « fêtes » de fin d’année au placard, on se demande comment souhaiter une bonne année entre 4 murs, et puis on parle du CNE, de la sortie après une longue peine…

    Pour mémoire, Philippe a été incarcéré pendant 35 ans et est enfin sorti – en condi – en été 2021. Depuis 2012 nous avions raconté ses procès, sa condamnation à une peine d’ »élimination sociale » (dixit le proc’), et relayé ses prises de parole (voir par exemple ici et ), et enfin salué sa sortie…
    Voici quelques vœux qu’il adresse aux personnes enfermées :

    « Bon courage, tenez bon, soyez solides, écoutez pas les psychiatres qui vous donnent des médicaments, allez au sport et battez vous, comme j’ai fait moi, pour vous en sortir. Ma compagne se joint à moi.
    J’embrasse tout ceux qui me connaissent, un gros courage à mes potos qui sont encore dedans, j’espère qu’ils vont s’en sortir comme moi, y a pas de raison… Tout le monde, que ça soit les femmes ou les mecs en prison, je vous dis bonne année quand même, je vous dis un bon noël, j’espère que ça vous fait plaisir, malgré que c’est en taule, je vous embrasse tous très fort, bisous aux potos, force à tous et toutes, et la liberté ! »

    On discute avec lui de « l’association de malfaiteurs », cet outil policier et judiciaire que l’état a mobilisé pendant cinq ans pour tenter d’écraser toute contestation de la poubelle nucléaire dans l’est de la france.

    … Avec cette émission se termine la 22ème année de l’Envolée, toujours là pour discuter à travers et contre les murs !!

    L’Envolée est une émission radio pour en finir avec toutes les prisons. Elle donne la parole aux prisonniers, prisonnières et leurs proches & entretient un dialogue entre l’intérieur et l’extérieur des prisons. C’est aussi un journal d’opinion de prisonniers, de prisonnières et de proches.

    On manque de forces pour faire tourner l'émission radio comme on le souhaiterait en ce moment : que vous soyez prisonnier·e·s, proches, ou révolté·e·s contre l'enfermement et l'AP n'hésitez pas à nous contacter et à passer le mot !

    Direct chaque vendredi de 19h à 20h30 sur FPP 106.3 en région parisienne et MNE 107.5 à Mulhouse, RKB 106.5 en centre-Bretagne lundi à 22h, Radio Galère 88.4 à Marseille le jeudi soir à 20h30, PFM à Arras et alentours 99.9 mardi à 21h30, Canal Sud 92.2 jeudi à 17h30 à Toulouse, L’Eko des Garrigues 88.5 à 12h le dimanche à Montpellier, Radio U 101.1 le dimanche à 16h30 à Brest, Radio d’Ici 106.6 à Annonay mardi à 21h30 et 105.7 FM & 97.0, à Saint-Julien-Molin-Molette dimanche à 20h et sur les webradios Pikez (dimanche à 11h) et Station Station (lundi à 13h). Podcasts disponibles sur toutes les plateformes !

    Pour nous joindre : 07.53.10.31.95 (appels et textos).
    Pour écrire : Radio FPP – L’Envolée, 1 rue de la solidarité, 75019 Paris,
    contact@lenvolee.net 
    et sur instagram, twitter, facebook.

    L’abonnement au journal est gratuit pour les prisonniers et les prisonnières. Le n°55 a été officiellement censuré en prison, un recours est en cours…

  • Alassane Sangare mort à Fleury – Des autoreduc’ face à la précarité – Des prisonniers contre le régime d’isolement 41 bis en Italie

    Alassane Sangare mort à Fleury – Des autoreduc’ face à la précarité – Des prisonniers contre le régime d’isolement 41 bis en Italie

    Émission de l’Envolée du vendredi 23 décembre 2022
    • Retour sur la mort d’Alassane Sangare à Fleury le 24 novembre 2022, 5 jours après son incarcération. Ses proches ne l’apprendront que le lendemain. La famille demande aux personnes qui souhaitent la soutenir d’écrire tous les jours à l’unité médico-judiciaire de Corbeil Essone pour demander à ce que le rapport d’autopsie leur soit enfin transmis. Retrouver la lettre type et les infos sur leur page insta. Encore une fois, la prison tue, crève la taule. Force et soutien aux proches d’Alassane.

    • Discussion autour du mouvement des autoreduc pendant le premier confinement : lutte contre la précarité et répression. Deux ans plus tard, des procès pour certain.es participant.es et des appels à de nouvelles mobilisations.

    • Dénonciation du régime d’isolement particulièrement affreux du 41 bis en Italie. Initialement créé contre les membres de la mafia dans les années 1990, ce régime extrêmement dur est aujourd’hui élargi et concerne 750 prisonniers. Retour sur la situation d’Alfredo Cospito, actuellement en grève de la faim depuis plus d’un mois contre son placement en 41 bis. Juan et Anna, deux prisonnier·e·s en Italie, et Ivan, prisonnier à Villepinte (en France), sont également en grève de la faim en soutien à Alfredo. Alfredo Cospito a été condamné à la peine de perpétuité incompressible pour « massacre politique ». Plus d’infos disponibles ici.

    L’Envolée est une émission pour en finir avec toutes les prisons. Elle donne la parole aux prisonniers, prisonnières et leurs proches & entretient un dialogue entre l’intérieur et l’extérieur des prisons. C’est aussi un journal d’opinion de prisonniers, de prisonnières et de proches.

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    Pour nous joindre : 07.53.10.31.95 (appels et textos). Pour écrire : Radio FPP – L’Envolée, 1 rue de la solidarité, 75019 Paris, ou encore à contact@lenvolee.net et sur instagram, twitter, facebook.

    L’abonnement au journal est gratuit pour les prisonniers et les prisonnières. Le numéro 55 est dispo et déjà censuré par l’Administration pénitentiaire ! Raison de plus pour le faire tourner !

    Notre bouquin pour troubler la fête du quarantième anniversaire de la prétendue abolition de la peine de mort est sorti ! Une manière parmi d’autres, que nous espérons nombreuses, de faire entendre quelques voix dissonantes dans l’écœurante auto-célébration du pouvoir.

    Ce livre réunit des paroles de prisonniers, de prisonnières et de proches publiées dans le journal depuis sa création en 2001 qui nous rappellent avec force qu’en réalité c’est seulement la guillotine qui a été supprimée en octobre 1981.

    Il est disponible dans toutes les bonnes librairies et sur la boutique de nos ami·e·s des éditions du bout de la ville.

    Il est gratuit pour toutes les personnes enfermées : écrivez-nous à contact@lenvolee.net pour que nous puissions le faire parvenir à vos proches emprisonné·e·s !

  • Lettre de Caen : « le carcéral piétine le médical » – La Courte-échelle : nouvelle émission anticarcérale à Marseille – Le CRS éborgneur acquitté

    Lettre de Caen : « le carcéral piétine le médical » – La Courte-échelle : nouvelle émission anticarcérale à Marseille – Le CRS éborgneur acquitté

    Émission de l’Envolée du vendredi 16 décembre 2022
    • Une lettre de deux prisonniers de Caen pour parler accès aux soins en taule : « Quand le carcéral piétine le médical ».

    • Appel de Joël pour présenter une nouvelle émission anticarcérale à Marseille : La Courte-échelle. Retour sur les raisons de lancer des radios locales contre la taule et les façons dont se créent des liens avec les prisonnier.ères et les proches. On peut retrouver les podcasts de l’émission sur le site de radio Galère ici.

    • On discute des colis de Noël toujours soumis à l’arbitraire de l’administration pénitentiaire et de ses agents.

    • Retour sur le procès du CRS qui a éborgné Laurent pendant une manif en 2016 avec une grenade. On peut quand même se réjouir de la mobilisation en soutien à Laurent pendant le procès. Sans surprise, le flic a été acquitté et on a vu resurgir pendant l’audience le fameux « effet tunnel » qui justifie de plus en plus les violences de ceux qui portent l’uniforme. Laurent était venu nous raconter son histoire dans l’émission d’il y a deux semaine, c’est ici.

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  • Coupure d’eau au QSL de Rennes – Appel de prisonnières du CRA de Mesnil

    Coupure d’eau au QSL de Rennes – Appel de prisonnières du CRA de Mesnil

    Émission de l’Envolée du vendredi 9 décembre 2022
    • Un appel pour discuter de la situation au quartier semi-liberté (QSL) où il y a des coupures d’eau depuis plusieurs semaines. Cela veut dire pas d’eau à boire en dehors de la bouteille d’eau distribuée quotidiennement, pas de douche et pas d’hygiène, mais aussi pas de chasse d’eau! Deux communiqués sont sortis du QSL pour dénoncer ces conditions d’enfermement et peuvent être retrouvés sur le site de l’Envolée. La situation est aussi déplorable au quartier des femmes situé juste à côté. Elles ont récemment retrouvé l’accès à des douches mais toujours pas à de l’eau potable.

    • Des prisonnières de la prison pour sans papier du Mesnil Amelot pour dénoncer les conditions d’enfermement et parler de leurs luttes. Pour rappel, des prisonnières de ce CRA appellent régulièrement l’Envolée depuis quelques mois et vous pouvez retrouver d’autres discussions avec elles dans les émissions précédentes.

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  • Hommage à Serge Livrozet – Communiqués des prisonniers du quartier semi-liberté de Rennes – Un flic éborgneur en procès

    Hommage à Serge Livrozet – Communiqués des prisonniers du quartier semi-liberté de Rennes – Un flic éborgneur en procès

    Émission de l’Envolée du vendredi 2 décembre 2022
    • Hommage à Serge Livrozet, ancien prisonnier et un des fondateurs du Comité d’Action des Prisonniers (CAP) en 1972, décédé la semaine dernière.

    • Lettre de Kemi sur la disparition de ses affaires après son transfert à Arles. Encore un paquetage qui disparaît : l’AP et la boîte privée se renvoient la responsabilité.

    • Deux communiqués des prisonniers du quartier de semi liberté de Rennes au sujet des coupures d’eau. L’eau de la taule est contaminée et les prisonniers reçoivent seulement deux bouteilles par jour pour tous leurs besoins. Vous pouvez retrouver les communiqués sur notre site, ici et ici.

    • Discussion avec Laurent et Christian de l’assemblée des blessés avant le procès aux assises du keuf qui a éborgné Laurent en 2016 la semaine prochaine à Paris.

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  • Émission spéciale avec Aurélie Garand, pour son livre « Depuis qu’ils nous ont fait ça… »

    Émission spéciale avec Aurélie Garand, pour son livre « Depuis qu’ils nous ont fait ça… »

    Émission de l’Envolée du vendredi 25 novembre 2022
    • Rencontre avec Aurélie Garand, autrice de « Depuis qu’ils nous ont fait ça » qui est sorti en librairie le jour de l’émission ! Son frère Angelo a été abattu par le GIGN pour ne pas avoir réintégré la prison après une permission de sortie d’une journée au titre du « maintien des liens familiaux », le combat judiciaire a été vite balayé, mais Aurélie continue à se battre « pour les vivants » ! Dans son livre, elle décrit l’engrenage carcéral dans lequel était piégé son frère, tombé dès l’enfance dans les mains de la justice, qui a multiplié les petites peines de prison et n’était plus, aux yeux de l’État, qu’un délinquant, un problème à régler.
    https://www.comite-soutien-vincenzo.org/

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