ÉMISSION DE L’ENVOLÉE DU 21 AVRIL 2017

 

  • Lettre : Christine Ribailly, pour Fabrice Boromée
  • Appels : Christine, nous donne des nouvelles de Philippe Lalouel, Oier Gomez et Fabrice Boromée / Patricia, pour son fils malade en détention
  • Coup de gueule : La folle du CD H1 de Réau / Le directeur de Villefranche-sur-Saône, Eric Schots, tabasse un prisonnier
  • Retour : Sur la manif de dimanche dernier contre le FN
  • Annonce : Lundi 24 avril à l’EHESS, projection du film Sous surveillance

Zics : Seth Gueko – Dès Que / Héctor Lavoe – Calle luna calle sol / Enregistrement du Rassemblement devant Fleury-Mérogis


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ÉMISSION DE L’ENVOLÉE DU 14 AVRIL 2017

 

  • Lettres Antonin après sa sortie de Fleury-Mérogis / Georg de la MAH de Mulhouse / Yannick du CP Le Craquelin à Châteauroux
  • Appels : Lydia, sur ses problèmes au CP de Châteauroux et lecture d’une lettre de son fils / Nab, sur son passage au CP de Châteauroux
  • Retour : Sur le rassemblement devant Fleury-Mérogis le 8 avril

Zics : Aretha Franklin- Think / Kery James – Je ne suis pas un héros / Julio Iglesias – Vous les femmes


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« Ici nous vivons sous la contrainte permanente, torturées quotidiennement, oui, torturées, parce que cela n’a pas d’autre nom. » Marina, Fleury-Mérogis, mai 2016

Fleury-Mérogis, en bas à gauche la maison d’arrêt des femmes

Il y a un an, au début du mois d’avril 2016, des prisonnières de la maison d’arrêt des femmes (MAF) de Fleury-Mérogis entamaient une lutte contre le durcissement de leurs conditions de détention. Au prétexte d’uniformiser les régimes des hommes et des femmes, l’administration pénitentiaire mettait en place le logiciel Genesis (Gestion nationale des personnes écrouées pour le suivi individualisé et la sécurité). Sa mise en place a eu pour effet immédiat de supprimer une promenade par jour, de réduire l’accès aux parloirs, aux activités et de limiter les contacts que les prisonnières pouvaient avoir entre elles (lire ici).

En plein mouvement contre la « loi travail », la publication des lettres des prisonnières en lutte à Fleury avaient incité des personnes de l’extérieur à inonder de courriers le directeur de la MAF, à se rassembler devant la prison et à témoigner de leur solidarité. Dans la foulée, des prisonnières de Fresnes avaient collectivement dénoncé l’autoritarisme des surveillantes.

Dans un long dossier publié dans le numéro 44 du journal nous avions rendu compte de cette lutte de prisonnières ainsi que des allers-retours entre l’intérieur et l’extérieur qui ont donné du souffle et de l’écho à ces mobilisations (lire ici et ici). Le logiciel de gestion de la détention a finalement été mis en place, certaines prisonnières ont subi de longues semaines d’isolement en représailles (lire ici) et le mouvement s’est essouflé… mais il reste exceptionnel par sa durée et sa vitalité. Alors que le groupe anticarcéral « les Trois passants » vient d’organiser à Toulouse une très belle journée de rencontres sur le thème « des femmes face à la prison », nous avons décidé de republier une longue lettre de Marina, qui revenait sur la vie à Fleury avant le début du mouvement. Vous pouvez par ailleurs écouter la dernière émission de l’Envolée pour avoir des nouvelles de Marina actuellement enfermée à la prison de Rennes.

 

Maison d’arrêt des femmes de Fleury– Mérogis, le 10 mai 2016

Je suis arrivée a la MAF(maison d’arrêt des femmes) de Fleury-Mérogis en 2006, et en 2016, après un petit tour par d’autres prisons, je suis encore là. J’ai donc vu l’évolution (ou plutôt l’involution) de cette maison d’arrêt, qui tombe en lambeaux depuis des années déjà : douches pourries, murs pleins de moisissure, morceaux du mur extérieur qui tombent sur la cour de promenade… dégradation matérielle qui vient s’ajouter à la dégradation psychique d’une administration malade de sécurité et de contrôle. Pendant des années, l’AP a laissé pourrir cette prison parce que, soi– disant, de grands travaux de renouvellement étaient prévus pour… 2012. Après, ça a été reporté jusqu’en 2014. Nous sommes en 2016, et après avoir fait des travaux à la maison d’arrêt des hommes et au centre des jeunes détenus, il semblerait qu’il ne reste plus de budget pour rénover la MAF. Cela ne les a pas empêchés de dépenser de l’argent pour renforcer les mesures sécuritaires : barbelés, caméras, portiques, construction d’une nouvelle cage (impossible d’appeler ça une promenade) pour isoler les mineures… pour cela, oui, il y a de l’argent.

La MAF de Fleury a été construite en 1968, c’est donc une prison ancienne. Elle fait partie d’un programme pilote qui prétendait tenir compte des caractéristiques spécifiques des femmes, – dans l’optique hétéropatriarcale, en nous considérant comme des êtres faibles à protéger. Juste pour donner quelques exemples : dans les quartiers des hommes il y a des matons et des matonnes, mais chez les femmes il y a seulement des matonnes ; les vêtements trop courts, un peu transparents, les décolletés, ou même le fait de ne pas porter de soutien– gorge font l’objet de remarques et de prohibition ; les activités proposées sont orientées vers des occupations dites « féminines » : patchwork, tricot, couture, soins corporels, etc. ; enfin les parloirs avec des proches masculins sont doublement surveillés. Autre particularité ; les fenêtres des cellules n’ont pas de barreaux – peut-être nous croit-on incapables de tenter une évasion. Elles sont grandes, dégagées, ce qui permet de voir un grand morceau de ciel, mais en revanche, ce système ne permet pas d’aérer la cellule parce que la fenêtre ne s’ouvre que de dix centimètres en bas et en haut – à peine la place pour sortir l’étendoir.

Cette maison d’arrêt est donc construite à l’ancienne : une promenade avec de l’herbe, deux ou trois arbres… il y a des grilles pour séparer la promenade des fenêtres des cellules, mais elles ne sont pas assez hautes pour empêcher de s’envoyer un peu de tabac ou du café ; il y a encore des douches collectives et aussi des espaces où objets et histoires se sont accumulés au fil des années. Je dis cela parce que j’ai connu des prisons récentes et qu’elles sont toutes en béton, grises, sans vie ni histoire, aseptisées, cloisonnées, froides, compactes, grillagées… et ça fait une grande différence.

Le fait est que la structure de la prison ne permet pas encore de nous isoler autant que l’AP le voudrait – alors comment empêcher le contact et la communication ? Comment mettre en place de nouvelles mesures sécuritaires ? En limitant nos mouvements au maximum, en nous isolant de plus en plus en cellule.

A mon avis, c’est dans cette logique que le système de promenade unique et les changements qui vont avec ont été conçus.

A l’intérieur, nous sommes à peu près 260 femmes. Il y a une aile arrivantes, 3 ailes pour les prévenues, 3 ailes pour les condamnées, une pour les mineures – elles sont entre 15 et 20 à galérer dans un espace exigu, persécutées et fouillées sans cesse par les matonnes à la recherche de tabac, avec un seul jour de sport par semaine et des conditions vraiment pénibles… Ça mériterait tout un texte a part ! Et il y a la nursery dans un espace complètement différencié. Dans chaque aile il y a 20 ou 30 cellules de 9m2, avec un lit superposé pour 2 personnes, mais aussi des cellules collectives de 6 lits. Être seule en cellule, pour celles qui le veulent, c’est considéré comme un cadeau que l’AP te fait. Les cellules sont en très mauvais état : la peinture tombe, il y a de la moisissure sur les murs, il manque des carreaux au sol. Il y a quelques cellules dans lesquelles le soleil ne rentre jamais, ce qui les rend très froides et humides en hiver. ll y a un chauffage au sol, mais il ne marche pas dans toutes les cellules. D’autres, au contraire, sont orientées est – ouest, et en été elles sont en plein soleil pendant des heures et des heures.

Dans les cellules, le mobilier est composé de deux ou trois armoires, une ou deux tables, des WC séparés par un rideau, un bidet et un lavabo. II y a une seule prise de courant tout en haut, au plafond, ce qui nous oblige à mettre des rallonges bout à bout pour brancher la bouilloire, la plaque électrique, le poste de radio, la télé, etc. L’installation étant ancienne, ça pète souvent, à la moindre surcharge. C’est l’excuse de l’AP pour ne pas installer de frigos et limiter l’accès aux appareils électriques (sèche-cheveux, lecteur DVD, etc.). Dans la cellule, il n’y a pas de système d’alarme ni d’interphone, ce qui veut dire que si quelqu’une a une urgence ou fait un malaise, nous sommes obligées d’alerter nos voisines et de taper sur les portes toutes ensemble jusqu’à être entendues par les matonnes, qui peuvent prendre tout leur temps pour venir. Les repas sont distribués en cellule ; ici, ça marche encore à la louche. Composés de produits en boîte ou surgelés, ils sont répétitifs, ni variés ni équilibrés et toujours en quantité insuffisante ; parfois il y a de la salade ou un fruit, Ici chacune mange seule en cellule, impossible de partager un repas, ni même un café. Pour faire passer de la nourriture d’une cellule à l’autre, ça dépend toujours de la matonne, et il n’y en a pas beaucoup qui acceptent de le faire. Nous pouvons faire la cuisine en cellule avec des produits que nous achetons à la cantine – pour celles qui ont de l’argent, bien sûr. Il n’y a pas beaucoup de variété, mais il y a pas mal de fruits et légumes, et de ce côté-là, ça passe ; j’ai vu pire, surtout dans les prisons semi– privées, où les prix explosent. Comme nous n’avons pas de frigo, en été nous devons consommer tous les produits périssables en vitesse ou de bien regarder s’ils ne sont pas pourris. Pas de boisons fraiches non plus.

En ce qui concerne l’hygiène, nous avons droit à trois douches par semaine, mais celles qui vont à la salle de sport peuvent se doucher là-bas aussi. Dans mon bâtiment, les deux ailes – à peu près 60 femmes – doivent se partager 6 douches. Les murs sont sales et le nettoyage inexistant, le seul changement des dernières années a été de passer une couche de peinture sur les murs pourris, mais maintenant la peinture tombe, et cela augmente encore la sensation de saleté ; il n’y a pas assez d’aération ; les dalles en plastique disposées au sol ont disparu : nous les avons sorties dans le couloir il y a quelques mois pour protester parce qu’elles étaient noires de moisissure et pleines de petites bêtes qui couraient en dessous ; nous ne pouvons pas régler la température de l’eau, et comme il n’y a pas assez de pression, il n’y a qu’un petit filet d’eau qui sort.

Avant, il y avait un salon de coiffure géré par une surveillante et deux auxiliaires, mais il y a deux ans, le salon a été fermé, et depuis lors il n’y a plus de service ; alors chacune se débrouille comme elle peut pour se faire couper ou tresser les cheveux… Suite à nos protestations des derniers jours pour dénoncer la dégradation de nos conditions de vie en général, il semblerait que la direction envisage de rouvrir le salon, mais pour l’instant il n’y a rien de fait.

Tous les produits d’hygiène corporelle doivent être achetés, car ce qu’on appelle partout la « trousse mensuelle »(deux rouleaux de papier toilette, un gel de douche, un paquet de mouchoirs, un peigne, une savonnette, des serviettes hygiéniques, une brosse à dents et un tube de dentifrice) n’est maintenant distribuée que deux ou trois fois par an. Pour le nettoyage des cellules, nous recevons chaque mois (sauf quand il y a la trousse) un flacon de liquide vaisselle, un autre pour faire la lessive, une éponge à récurer et une dosette d’eau de javel. Avant, il y avait un service payant de lingerie, mais il a été supprimé il y a des années déjà, donc nous lavons tout notre linge dans de petites cuvettes.

Le plus gros de la journée, nous le passons enfermées en cellule. Quand il n’y a ni sport ni activités pour cause de vacances, week-end, annulations, etc., le seul moment que nous avons pour nous rencontrer, c’est la promenade.

Les condamnées et les prévenues sortent dans des promenades différentes. Avant la séparation prévenues – condamnées en 2009, nous sortions ensemble, une heure le matin, et deux heures l’après-midi en horaire d’hiver – trois heures en horaire d’été. Après, l’horaire d’été a été supprimé et elles ont mis deux tours de chaque côté. Le temps de promenade est compté dès que les matonnes démarrent les mouvements, alors la dernière à sortir peut perdre 15 à 20 minutes de promenade. Et pour rentrer, c’est pareil : si la promenade doit finir par exemple, à 11 heures, la surveillante va appeler à 10 h 50, afin qu’à 11 heures tout soit fini. Avec le système de promenade unique, il y a des jours où nous passons vingt-deux heures consécutives enfermées en cellule, et cela a des conséquences à tous les niveaux.

La promenade est l’espace des échanges, où on peut se dépanner les unes les autres d’un peu de tabac, discuter avec les copines, passer un appel, marcher ou faire un peu de sport, s’allonger dans l’herbe, partager de bonnes ou mauvaises nouvelles, évacuer l’angoisse, respirer de l’air frais… Et les heures sont longues en cellule, surtout quand il fait beau a l’extérieur.

La chaleur est insupportable et te laisse dans un état de fatigue physique permanente aggravée par le manque de mouvement. En cellule, tu passes de la chaise au lit, du lit à la chaise, et le corps en subit les conséquences. Il faut être très motivée pour faire du sport sur même pas 2 mètres carrés (le seul espace qui reste dégagé). Psychologiquement, c’est très dur, car tu ne peux jamais « déconnecter » : toute l’activité se passe dans la tête, et même si tu es une personne qui aime lire, écrire ou étudier, il arrive toujours un moment où il faut que tu bouges, que tu communiques, que tu changes d’activité. Et en cellule, il n’y a pas beaucoup d’options pour cela. En plus, dans le couloir, il y a constamment des mouvements et des bruits qui t’empêchent de te concentrer. Dès le premier contrôle à 7 heures du matin, la prison te tombe dessus, le bruit des serrures, le claquement des portes, les matonnes qui se parlent entre elles en criant d’un bout à l’autre du couloir, la sortie de la poubelle, la distribution des bons de cantine, du pain, du courrier. En une matinée, on peut t’ouvrir la porte au moins dix fois. En plus, il y a des matonnes qui t’obligent à te déplacer jusqu’à la porte pour récupérer ce qu’elles ont à distribuer. Si tu ne te lèves pas pour prendre le pain, tu restes sans pain toute la journée ; c’est comme ça, à Fleury.

Sur les matonnes et le personnel pénitentiaire en général… que dire ? Qu’elles ont une apparence humaine et que cela nous confond parfois. On croirait qu’en tant que personnes, elles peuvent raisonner, argumenter, être sensibles, comprendre des situations graves et agir en conséquence, avoir de l’empathie… Mais non, il semblerait qu’en signant le contrat avec l’Etat, elles échangent leur cerveau contre un règlement et lui jurent obéissance absolue. Les effets sont dévastateurs. Nous avons vu mille fois le processus de dégradation d’une jeune stagiaire parfois arrivée toute fraîche et souriante, croyant venir faire du « social », ou l’autre extrême, la version apeurée et raide, venue protéger la société de toute cette racaille. Toutes découvrent très vite la parcelle de pouvoir qu’elles acquièrent avec l’uniforme, c’est-à-dire le pouvoir de décider si tu sors ou pas, si tu appelles, si ton attitude est suspecte et si tu dois être fouillée, si ton attitude est indécente et doit faire l’objet d’un rapport, si tu passes trop de temps sous la douche, en bref le pouvoir d’imposer quelque chose à quelqu’un, et elles y prennent goût rapidement. Maintenant, elles sont l’AUTORITé ! Et qu’importe si la matonne sort de sa poche une nouvelle règle sortie de son interprétation personnelle du règlement, ou même de sa vision du monde personnelle : tous les bleus se couvrent systématiquement entre eux et c’est sa décision qui va finir par s’imposer.

Pour nous, les DPS (détenues particulièrement signalées), le contrôle est total jour et nuit : tous nos mouvements sont notés dans des cahiers aux ronds-points intérieurs, où nos photos sont affichées. Il y est noté aussi avec qui nous parlons en promenade, avec qui nous nous promenons, ce que nous faisons… La nuit, nous subissons des contrôles toutes les deux heures, les surveillantes allument la lumière, certaines d’entre elles font claquer l’œilleton, frappent parfois à la porte pour nous faire bouger – cela pendant des années et des années. Nous sommes fouillées par palpation et nous devons passer sous les portiques détecteurs de métaux pour sortir en promenade, pour nous rendre aux parloirs famille et avocats, et même pour faire des photos. Nous subissons encore la fouille à nu à la sortie des parloirs, ainsi qu’à chaque extraction au palais ou à l’hôpital, et à chaque fouille de cellule.

Nous avons imposé des limites, et nous n’acceptons pas certaines choses, comme les demandes de montrer l’intérieur de la bouche, retirer le tampon ou montrer ses fesses, mais ceci suppose toujours un moment de tension qui peut bien te gâcher ton parloir ou ta journée. Les matonnes contrôlent aussi le sac que nous emportons au sport, et parfois même la bassine pour aller à la douche. A tout cela il faut ajouter le contrôle de toutes nos communications écrites ou téléphoniques.

Ici nous vivons sous la contrainte permanente, torturées quotidiennement, oui, torturées, parce que cela n’a pas d’autre nom.

Il y aurait plein d’autres choses à dire, mais j’espère qu’avec ça vous pourrez vous faire une idée de comment nous survivons ici. Je ne vous ai pas parlé du mitard parce qu’ils ont fermé l’ancien et que nous ne connaissons pas encore le nouveau, mais ne vous inquiétez pas, peut-être que nous pourrons bientôt vous en dire quelque chose…

Demain, les 4 d’entre nous qui avons été choisies comme bouc-émissaires, allons passer en commission disciplinaire à cause des blocages, et nous ferons sûrement l’objet d’une lourde punition. Rien de nouveau, cela nous le savions déjà. L’AP ne tolère pas l’insoumission, et encore moins quand elle est collective. Elle nous impose des mesures de sécurité toujours plus strictes et veut que nous avalions tout sans protester ; quand nous ne le faisons pas, toute la machinerie répressive se met en route pour nous écraser. C’est le modèle régnant : obéir et se taire.

Contre cela, il nous reste toujours l’immense plaisir de désobéir et de crier bien haut que « non ! », on ne va pas tout avaler, et qu’il n’y a pas de grillage ni de mur assez hauts pour enfermer notre détermination !

Salutations à toutes les rebelles.

A bas les murs des prisons !

Marina

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ÉMISSION DE L’ENVOLÉE DU 7 AVRIL 2017

 

  • Courriers : Georg Huß (MA de Mulhouse) / Gaëtan (CP de Lannemezan), Marina et Maïté (CP de Rennes) / message de la femme d’Anis (CP de Metz)
  • Appel : Marion, pour son conjoint incarcéré à Châteauroux
  • Invité : Christian, pour son fils, Geoffrey, mutilé par la police (retour sur le procès en appel de janvier, voir L ‘Assemblée des blessés)
  • Annonces : Le 8 avril : Rassemblement devant Fleury / et le soir : Concerts de rap à la CNT (33 rue des Vignoles, Paris) « Justice pour Tous », organisé par le Collectif Angles Morts, pour les victimes de la violence de la policière
  • Info : Damien (CP de Fleury) passe en conseil de discipline pour collage d’affiche et sabotage d’une chaîne de production du prestataire ICCUB

Zics : S.pri Noir – Paramètres / Marwa Loud – Temps Perdu  / Ken Boothe – Freedom Street


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ÉMISSION DE L’ENVOLÉE DU 31 MARS 2017

 

  • Courrier : Georg Huß (MA de Mulhouse)
  • Brève : Assassinat de Shaoyo Liu par la police, s’ensuit une manif virulente dans le 19ème (résultat : 35 arrestations, un comico amoché et fermé pour un temps indéterminé + une voiture de flic cramée)
  • Appel : Lydia, pour son fils incarcéré à Châteauroux
  • News : Bonnes et mauvaises nouvelles : Redouane, Antonin, Geoffrey
  • TelGenepi (Poitiers)
  • Info : adresse de Mehdi Ferrari (inculpé à la suite de la mutinerie à la prison de Vivonne), pour lui écrire : Mehdi Ferrari, n° d’écrou 85882 603, Maison D’arrêt Bordeaux Gradignan, 36 rue Bourdillat, 33170 Gradignan

Zics : Snowgoons – Heads or tails / Sophiane – Tout le monde s’en fout  / Freko – On se fait du mal / Cocky feat. Kane – BWA


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Inonder l’AP de courrier, pour aider Fabrice Boromée, transféré à la centrale de Saint-Maur

Fabrice Boromée a quitté l’isolement à la centrale de Lannemezan, pour être transféré à la centrale de Saint-Maur (à côté de Châteauroux), toujours à l’isolement. Il y est déjà passé il y a quelques temps et redoutait ce transfert. Comme à son habitude, l’AP n’a pas même feint de prendre en compte les demandes de Fabrice : il se bat toujours pour son rapprochement familial en Guadeloupe, et sachant que l’attente peut être encore longue, il aimerait au moins être transféré en région parisienne de manière à être visité. Il a besoin de notre aide depuis dehors. Ecrire à l’AP est une des formes très concrètes que peut prendre notre solidarité à toutes et tous. Pour soutenir Fabrice, les animateurs et animatrices du collectif Prison par terre ont écrit un courrier type que nous publions ici. Vous pouvez vous en inspirer ou l’imprimer tel quel afin de l’envoyer aux différents échelons hiérarchiques de l’AP dont vous trouverez les adresse en fin de courrier. A vos imprimantes ou à vos stylos. Gageons que la direction de Saint-Maur sera au moins surprise par un afflux de courrier en soutien à un prisonnier à peine arrivé et qu’elle pense isolé.

A L’ATTENTION DE LA DIRECTION DE L’ADMINISTRATION PÉNITENTIAIRE,

Madame, Monsieur,

Nous, collectif Prisons par terre, sommes particulièrement inquiets quant à la situation de Monsieur Fabrice Boromée, c’est pourquoi nous vous écrivons. Condamné à une peine de 34 ans, en ayant purgé 7 ans dont 6 en métropole, nous estimons que le parcours de Fabrice vous est parfaitement connu, depuis sa première incarcération à l’âge de 16 ans, jusqu’aux peines qui lui sont infligées encore aujourd’hui. Il nous semble ici inutile de vous résumer les faits, la justice et la direction de l’administration pénitentiaire se plaisent à les rappeler et à les communiquer lors de tous ses passages au tribunal.

Depuis ses 16 ans, il a passé moins de sept mois en liberté ; aujourd’hui, à 36 ans, il lui reste au minimum quinze années à purger.  Il dénonce depuis toujours les conditions de détention que vous lui imposez ; son combat a suffit pour enclencher et justifier un harcèlement permanent. Privations, isolement, gamelle jetée au sol « comme pour des chiens »… autant de violences qui laissent transparaître la volonté de l’isoler et le briser. Sa résistance a été réprimée par de nouvelles années d’enfermement. Ce que vous imposez à Fabrice n’est rien d’autre qu’une mise à mort sociale.

Aujourd’hui, et à la suite d’une grève de la faim, Fabrice appelle à ce que des solidarités s’expriment et soutiennent son combat. Il n’a qu’une seule demande : être transféré en Guadeloupe. En ne cessant de lui refuser ce droit, l’Etat crée les conditions de ce qu’elle qualifie d' »incidents », mais qui ne sont pourtant que de légitimes revendications. Ses décisions attisent les tensions et cherchent à casser les liens de solidarités créés avec Fabrice, en même temps qu’elles impactent sa famille et ses proches en Guadeloupe. Nous avons une pensée pour eux.

Face a cette situation, nous demandons:
– que Fabrice Boromée soit transféré en Guadeloupe près de sa famille et ses proches ;
– qu’il soit, d’ici là, immédiatement transféré en région parisienne, de manière à ce qu’il puisse avoir un parloir régulier avec son ami en métropole.

Notre solidairté avec Fabrice est sans faille ; vos barreaux n’y changeront rien.

Le collectif Prison Par Terre

Les trois adresses auxquelles vous pouvez adresser ce courrier :

Direction Interrégional des services pénitentiaire de Dijon Centre

72 a rue d’Auxonne

BP 13331

21033 Dijon Cedex

Tel : 0380725000 / Fax : 0380672055

Direction de la maison centrale de Saint-Maur

Bel Air

36255 Saint-Maur Cedex

Tel : 0254082900

Direction de l’Administration Pénitentiaire, Philippe GALLI , directeur de l’Administration Pénitentiaire

13 place Vendôme 75042 Paris Cedex 01

 

 

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ÉMISSION DE L’ENVOLÉE DU 24 MARS 2017

 

  • Coup de gueule : Le maton nous guette
  • Courrier : Georg Huß (MA de Mulhouse)
  • News de Fabrice et d’Aurore
  • Brève : Les articles pro-matonerie dans la presse
  • Appel : L’avocat Harir Saïd pour Anis Bouazza
  • Publication du Rapport d’activité 2016 de la Contrôleure générale des lieux de privation de liberté, conclusion : walou

Zics : Etta James – Something’s got a hold on me / Blue Sky Black Death – Threats  / Nasme – Demain j’arrete / Héctor Lavoe – Que bien te ves


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Lourdes peines et répression des soutiens au procès de la deuxième mutinerie au QMC de Valence

Vendredi 10 mars 2017 se tenait le procès de deux prisonniers, Romain Leroy et José Torres, accusés d’être les auteurs de la mutinerie du 27 novembre 2016, au sein du Quartier Maison Centrale du nouveau centre pénitencier de Valence. En l’espace de deux mois, fin 2016,  deux mutineries éclataient et révélaient les conditions de détention drastiques et inacceptables, que subissent les prisonniers longues peines stockés par l’AP dans ces nouveaux QMC. Comme au premier procès, le tribunal est bouclé et les soutiens empêchés de rentrer. Pire qu’au premier procès, les deux accusés mangent de lourdes peines. Eléments de non compte-rendu… encore un.

Appel à solidarité avec les mutins et rendez-vous devant le tribunal

Adeline, la compagne de R. Leroy avait appelé à un large soutien notamment lors d’entretiens téléphoniques avec les radios de l’Envolée et Papillon (vous pouvez écouter l’émission de l’Envolée du 20 janvier et celle de Papillon du 2 février ). On y entendait sa détermination, son envie de lutter  : elle refusait que son compagnon et son co-accusé ne se fassent massacrer. Le jour du procès, elle a les yeux qui brillent, elle a même la pêche car c’est « son jour à elle aussi », son jour de lutte partagée contre la pénitentiaire. Elle s’est bougée pour réunir ce monde en soutien. Devant le tribunal, nous rencontrons la famille de José . Dès l’arrivée du fourgon où se trouvent les prisonniers, toute une équipe de cousins, sœur, père montent au portail qui sépare la rue de la cour du tribunal pour se faire entendre de José. Ils arrivent même a prendre une photo.

Un procès public transformé officieusement en huis-clos

Comme au procès de la première mutinerie, c’est une armada de flics sur-armés qui bloquent l’entrée du tribunal. Il nous est impossible de passer la porte, encore moins d’accéder à la salle d’audience.  A moins d’avoir la carte de presse des médias à la botte de l’Etat, un écusson de l’administration pénitentiaire, ou un bête uniforme bleu. Seuls quelques proches des prisonniers pourront rentrer en prouvant leur lien familial avec une carte d’identité. Les flics laissent planer le doute sur le fait de laisser entrer à l’audience Adeline, la compagne de Romain Leroy pour affirmer leur autorité et faire monter la pression sur elle, sur lui et enfin sur nous … Le procès commence, elle ne peut toujours pas entrer dans la salle d’audience. Les flics ont bien vu qu’elle était accompagnée d’un soutien anticarcéral ! On imagine très bien Romain Leroy cherchant inquiet, stressé, énervé de ne pas trouver sa femme à l’audience. Pour J.Torrés, les flics de l’escorte appliquent un autre stratagème pour le faire monter en pression. Ils prétextent que la sœur filme le procès avec son téléphone et vont le rapporter au juge, qui la fait sortir définitivement de la salle. Une manière bien sale de punir les mots de soutien clamés par la famille lors de l’arrivée au tribunal des deux inculpés .

Les autres personnes qui sont là pour apporter leur soutien, entendre et relayer la parole des prisonniers, ne peuvent pas rentrer. Sans explication, ou plutôt avec des prétextes différents : un coup le tribunal est plein, un autre coup c’est un simple « non, vous vous ne rentrerez pas », une autre fois c’est ordre du procureur général… bref l’accès au tribunal est interdit. Ce procès comme le précédent est censé être public, mais une fois de plus, la justice fait ce qu’elle veut, la police travaille pour elle et pour que la parole des prisonniers en lutte ne sorte pas…

Mise en scène caricaturale de la « dangerosité » des prisonniers et du soutien extérieur.

Contrairement au procès de la première mutinerie, ni R. Leroy, ni J. Torres ne sont considérés comme des prisonniers particulièrement dangereux pourtant le dispositif de sécurité est une nouvelle fois impressionnant et démesuré. Il manque juste les tireurs d’élite ! L’accès au tribunal est sous surveillance. D’ailleurs deux caméras globes filment la place en continu… A l’entrée, les flics caparaçonnés sont armés de tasers, de gazeuses, de matraques télescopiques. Ce serait risible s’ils ne s’en étaient pas servis. Une fois la compagne de R. Leroy entrée, les personnes interdites d’accès à l’audience se rassemblent devant l’entrée du tribunal pour montrer leur mécontentement. Une personne se met à chanter une chanson anti-flic dans une autre langue. Et puis, un dialogue s’installe entre le chanteur et une personne passante bien énervée de pas arriver à déposer plainte contre les flics. C’est ça qui les décide à une violente attaque à coups de matraques, de gazeuses, d’étranglements. Ils embarquent deux personnes au comissariat pour une garde à vue d’environ 24 heures. On pouvait lire dans le torchon local (le dauphiné libéré), que suite à une manifestation anticarcérale et des contrôles d’identités se passant mal, les flics ont arrêté deux personnes. Elles sont accusées, comme toujours dans ces cas là, de violences et outrages sur personnes dépositaires de l’ordre public. L’attaque des flics à coups de matraques et gaz au poivre était donc un simple contrôle d’identité ! C’est vrai que par les temps qui courent, les gens devraient savoir que ce sont les pratiques courantes de la police.

 Une mutinerie, le seul moyen de se faire entendre pour dénoncer les conditions impossibles de détention dans ce QMC

Les prisonniers protestaient contre le régime de détention trop strict de la nouvelle prison de Valence.

« Ça fait 10 ans que je suis en prison, et je n’ai jamais vu ça » raconte Romain.

Il parle d’un régime carcéral trop strict, inadapté aux détenus lourdement condamnés, et d’une administration sourde à toute revendication. 

« On demandait simplement à ce que ça fonctionne comme une vraie maison centrale » enchaîne José, l’autre « meneur » de la mutinerie.

Les prisonniers avaient fait part de leurs revendications de manière pacifique à plusieurs reprises auprès de la direction de l’établissement (courriers, refus de réintégration des cellules ou blocages de cour de promenade). Ils avaient alerté l’OIP et le Contrôleur général des lieux de privation de liberté :

« Y a un peu tout qui ne va pas dans cette prison. Le problème est le mauvais fonctionnement de cette maison centrale gérée comme une maison d’arrêt disciplinaire (un seul mouvement à la fois, pas de cuisine), les parloirs se passent mal car ils (les surveillants, NDLR) sont tout le temps sur notre dos. Ils ne sont pas capables de livrer les cantines. On veut fonctionner comme une vraie centrale, avec d’avantage de liberté […] On vous parle de longues peines, de plus de convivialité, du mode de vie […] On a demandé à parler au directeur, on les a saoulés avec ça […] Des surveillants sont même venus nous dire de faire quelque chose », a déclaré José Torres. Et Romain Leroy d’ajouter : « Voilà dix ans que je suis incarcéré. Le système pénitentiaire français se préoccupe plus de la modernité des nouvelles prisons que de la vie à l’intérieur. Je n’ai pas fait cette mutinerie que pour parler de Valence. Ce n’est pas la seule prison de niveau 4 en France. Il y a un gros problème de communication dans ces prisons ».

Quand des prisonniers se révoltent et se mutinent … ils prennent des risques énormes. L’un des inculpés, José Torres terminait sa peine de 7 ans et demi de prison ( + 18 mois pris à l’intérieur pour un chargeur de téléphone rentré illégalement, ça fait cher payé le chargeur !). Il devait bénéficier d’un aménagement de peine courant 2017. Romain Leroy remarque :

« Si je casse juste une caméra dans le couloir, on m’enferme au mitard et personne dehors ne saura ce qui se passe ici, alors j’ai tout cassé et voilà, il y a des gens devant le tribunal, voilà la presse qui est venue au procès…» et il conclut que « quand les écrits ne font rien que reste-il à part les actes ? »

Lui, a été transféré à Moulins.

Une proche dira, hors de l’audience :

« c’est pas vrai que les QHS sont fermés depuis les années 80, ou alors ils ont juste changé de nom et s’appelle maintenant les QMC. »

 Un verdict sévère et des magistrats obnubilés par les dégâts

Le tribunal n’entend que l’avocat du centre pénitentiaire qui chiffre les dégâts à 1 696 000 euros. Une somme pareille pour 4 cellules cramées ! Une des proches ajoutera :

«  Vous vous rendez compte a ce prix là, tout ce qu’on pourrait construire ! »

Les dégâts proviennent très majoritairement de l’intervention des pompiers, alors ça aurait été moins coûteux de tout laisser disparaître ! Le procureur N. Julia, après avoir rappeler que les prisonniers encourent une peine de 20 ans, réclame  8 ans de prison ferme… A l’audience, les deux prisonniers ont reconnu s’être emparés des clefs du surveillant mais ont nié les violences. Ils ont reconnu avoir « cassé quelques caméras et ouvert les portes des cellules de 40 détenus », mais ils ont nié avoir incendié les quatre cellules et dégradé du matériel mobilier.

Néanmoins, après 6 heures d’audience, malgré une défense et des prisonniers relatant les conditions de détentions insupportables le verdict est salé : 5 ans de prison ferme pour les deux mutins. Immédiatement, R. Leroy et J. Torres ont fait appel de cette décision.

Le procureur est satisfait, lui qui voulait faire un exemple.

Suite à ce procès et cet appel que demandent les deux mutins, soyons au rendez-vous et restons en contact avec eux. Ne laissons pas l’administration pénitentiaire les isoler, les faire oublier ou tenter de les faire taire.

Solidarité avec les mutins de Valence et leurs proches !

Pour un compte rendu plus détaillé de ce qu’il s’est joué dans la salle, on peut écouter l’émission de l’Envolée du vendredi 17 mars avec Adeline et Michèle.

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Solidarité avec Georg Huss en danger à la MA de Mulhouse, l’AP fait le mort…

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Voici les dernières informations concernant la situation de Georg HUSS. Ce prisonnier allemand a fondé un syndicat de prisonniers en Allemagne. Il est incarcéré à la Maison d’Arrêt de Mulhouse, où il a entamé une grève de la faim le 1er janvier pour appuyer ses demandes, notamment la fermeture sous 3 mois de la taule dans laquelle il est actuellement détenu. Vous pouvez lire ici en détail ce qu’il a déclaré au début de son mouvement.

A ce jour, il pèse 56 kg, se sent extrêmement faible, mais poursuit sa grève de la faim. Il y a un mois précisément, il avait déjà perdu 10 kg. Le médecin de la M.A. de Mulhouse considère pourtant qu’il n’y a pas d’urgence pour l’hospitaliser.

Ses amis du Syndicat des prisonniers en Allemagne et en Autriche s’inquiètent de la dégradation de son état de santé face au silence et à l’inertie que lui oppose l’Administration pénitentiaire.

Comme l’écrit Georg dans un précédent courrier : « Faire le mort, c’est la tactique du système répressif dans ces cas-là ! »

Pour celles et ceux qui souhaiteraient lui adresser un mot de soutien (en allemand, de préférence, mais également en anglais ou en français) voici son adresse :

Georg HUSS N° d’écrou 42048, Maison d’Arrêt de Mulhouse, 59 Avenue Robert Schuman B.P 3129 68063 Mulhouse Cedex

Il est loisible également d’exiger des nouvelles de son état de santé en appelant directement le Service pénitentiaire d’insertion et de probation de la prison de Mulhouse au numéro suivant : 03 89 36 34 00 [du lundi au vendredi, de 9h30 à 11h45 et de 14h à 16h]. Pour joindre directement ce service, choisir la touche 3 puis la touche 1 dans le menu vocal.

Il est fort probable que les CPIP ne veuillent pas donner suite à vos demandes (dans la mesure où vous ne seriez pas de sa famille), mais la démarche reste très importante et ne manquera pas de remonter, notamment si les appels se multiplient.

Pour en finir avec toutes les prisons